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Où peut-on négocier un bien immobilier jusqu’à -14 % ?

Il n'y a pas qu'en Auvergne où l'on peut négocier un bien immobilier.

Si les vendeurs ont revu leurs ambitions à la baisse, les acheteurs continuent de régner sur le marché du logement. D’après la dernière édition du baromètre LPI-SeLoger, on peut négocier un bien immobilier à -4,9 % en dessous du prix demandé. Mais il s’agit d’une moyenne, en pratique les marges vont de -2,5 % à -14 %.

Négocier un bien immobilier après les inondations

Il faut faut tenir compte du fait que le dernier baromètre LPI SeLoger date d’avril, donc d’avant les inondations. À ce moment le prix du m² signé à Orléans (Loiret), gagnait +1,3 %. La prochaine édition du mois de juillet à paraître début septembre, pourrait marquer un retournement de situation.

Déjà en avril les vendeurs devaient accepter une forte négociation dans la région du Centre, pour descendre aux 2139 €/m² d’Orléans, et aux 2368 €/m² de Tours. Globalement il était déjà possible d’abaisser le prix des maisons de -10,7 % dans tout le Centre, contre -6,3 % sur les appartements.

Il sera également intéressant de suivre l’évolution des prix de l’immobilier sur les communes sinistrées de l’Île-de-France. Pas sûr que la prime d’État et le crédit à taux zéro de la Caisse d’Épargne suffiront à consoler les vendeurs s’ils subissent un manque à gagner.

Négocier une maison pour rogner les droits de mutation

Si l’immobilier ancien est généralement moins cher que le neuf, il s’accompagne d’une taxe sur les droits de mutation élevée, à 4,5 % du montant de la transaction. Les frais pèsent lourd dans la capacité d’achat d’un ménage, surtout si l’on considère le budget nécessaire pour acheter une maison.

Ce n’est sans doute pas anodin si l’on constate que les acquéreurs potentiels vont négocier une maison à -4,6 % en Rhône-Alpes, ou encore de -4,4 % en PACA. En Île-de-France, ils vont même jusqu’à tirer les prix vers le bas de -5,1 %, alors qu’ils se contentent de -3,6 % en Basse-Normandie.

Ça tombe bien, le marché immobilier de Caen reprend des couleurs, avec des prix signés en hausse de +2 %, établis à 2235 €/m².

Dans des régions plus reculées, le baromètre LPI SeLoger constate une marge de négociation plus importante, à l’exemple de la Bourgogne et de ses -7,1 %. Dijon reste l’une des grandes villes les moins chères de France, avec 2375 €/m².

À l’inverse, les vendeurs d’Alsace ne lâchent rien et n’acceptent de descendre que de -2,5 % par rapport aux prix affichés. Par ailleurs on constate le grand écart entre Strasbourg et Mulhouse, où il faudra tabler sur 3049 €/m² tous biens confondus dans la première, contre 1558 €/m² dans la seconde.

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Négocier le prix d’un appartement jusqu’à -14 %

Pour trouver à se loger encore moins cher, il faut aller respirer l’air frais des hauteurs de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. Avec une moyenne à 2053 €/m² tous biens confondus, les prix signés ont gagné +3,6 %. Pour autant les propriétaires auvergnats ne sont pas tous sortis de l’auberge.

Si l’on s’installe dans cette magnifique région, c’est particulièrement pour vivre dans une maison. Il est ainsi courant de négocier le prix d’un appartement à -14 %, faute d’acheteurs sans doute, encore que la rénovation énergétique pourrait aider le propriétaire à mieux vendre.

Dans d’autres régions, les vendeurs subissent la terrible loi du marché. Ainsi ils ont dû lâcher -7,7 % en Bretagne, et -6,3 % en Picardie. Par ailleurs on constate que les prix des appartements anciens diminuent légèrement de -0,7 % à Rennes, finissant tout de même à 2869 €/m². À Amiens c’est encore moins cher, un budget de 2074 €/m² suffira, après une chute de -3,8 % des prix signés.

Nulle part en France les acquéreurs ont accepté de négocier le prix d’un appartement en dessous de 3 %. Ce sont encore les vendeurs de Champagne Ardennes qui s’en sortent le mieux, avec -3,3 %.

Si dans les Pays de la Loire un appartement se négocie en moyenne à -6,2 %, localement les prix vont du simple au double. Ainsi dans la très dynamique Nantes, ils augmentent de +3,1 %, à 3010 €/m². Les familles choisissant de s’installer au Mans, pourront goûter à des prix moyens de 1593 €/m², en plus des fameuses rillettes.

L’Île-de-France n’a pas non plus été épargnée par la combativité des acquéreurs. Ces derniers ont tiré les prix vers le bas de -3,8 %, dans un contexte où les prix de vente des appartements à Paris sont quasi stables à +0,4 %.

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