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Les non-résidents fiscaux veulent investir dans la pierre

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L'immobilier français a la cote auprès des expatriés © Xiongmao - Fotolia.com

En ce moment même y aurait 2 millions de non-résidents fiscaux, particulièrement en Europe et aux États-Unis. Mais d’après un récent sondage, ces français expatriés se verraient bien investir dans la pierre française. Leur obstacle : l’éloignement et le financement.

Les non-résidents fiscaux ont du budget

Les talents français sont appréciés de par le monde, particulièrement dans le domaine informatique. Si les jeunes prennent d’abord l’avion pour rechercher l’aventure avant la fortune, nombre d’entre eux finisse par se faire une situation sur place.

C’est ainsi qu’un sondage du site Myexpat.fr montre que plus d’un tiers d’entre eux estime avoir un budget entre 150 000 et 250 000 €. Une plage très large, suffisante pour acheter une chambre de bonne à Paris ou une maison de 5 pièces dans le Limousin.

28 % estiment disposer d’une fourchette comprise entre 250 000 et 500 000 €, tandis que 10 % seraient capables d’injecter plus de 500 000 € dans un projet immobilier.

Car sur les 1400 personnes interrogées, 44 % avouent préférer investir dans la pierre plutôt que de déposer leurs deniers sur un livret d’épargne. Il reste que de nombreux facteurs freinent leurs projets, tant et si bien que plus d’1 sondé sur 2 (53 %) choisirait effectivement le livret bancaire.

Les non-résidents fiscaux veulent investir en France

Le sondage montre que 52 % des expatriés interrogés, souhaiteraient investir dans la pierre française, contre 38 % dans la zone où ils habitent. Plusieurs facteurs expliquent ce choix, à commencer par la sécurité de l’investissement.

Pour les 31000 Français résidents en Chine (source INSEE), leur patrie représente un coffre-fort, tandis que le manque de solidité des institutions juridiques locales ne prête pas à la confiance.

Mais il y a également la volonté de posséder un bien immobilier dans son pays d’origine, car il faudra bien rentrer au port un jour. Sauf peut-être pour les 175 700 expatriés en Suisse et les 120 724 résidents fiscaux en Belgique

Ces derniers ne font sans doute pas partie des 45 % de sondés, qui à terme souhaiteraient utiliser le bien immobilier convoité à titre de résidence principale. Ils pourraient par contre ressembler aux 44 % qui y voient un investissement locatif. En tout état de cause, il reste à régler le problème du financement.

Investir dans la pierre pour les non-résidents fiscaux : des solutions

Le sondage montre que les 2 freins à la réalisation d’un projet immobilier quand on est expatrié, sont l’éloignement (18,7 %) et l’apport personnel (18,5 %). Difficile effectivement de trouver le bon logement lorsque l’on se trouve à une dizaine d’heures d’avion, ou même à 4 heures de train.

C’est dans cette optique que 82 % d’entre eux effectueraient leurs recherches sur Internet. Pour aller plus loin, 62 % apprécieraient la visite virtuelle.

Mais au-delà de ces difficultés, vient le problème du financement. Car à moins de posséder la totalité du coût du projet en capitaux, il faudra bien avoir recours au prêt immobilier. Or une banque n’acceptera que très rarement de prêter à un français habitant en dehors de l’Union Européenne. Pourquoi : parce que leurs revenus ne sont pas saisissables.

Le prêt in fine : la solution des expatriés

Les quelques 142 000 Français résidents fiscaux aux États-Unis, n’ont sans doute pas intérêt à emprunter en euros, même si aujourd’hui le change est à leur avantage. Pour tous ceux de la zone Euro, l’opération peut être réalisable au moyen d’un prêt in fine.

Dans ce type de financement, l’emprunteur dépose un apport d’au moins 30 %, sur un support bancaire de type assurance vie en fond euros, bloqué par la banque prêteuse. Tout au long de la durée des contrats, il ne paye que des intérêts, le capital ne sera remboursé qu’à la fin. Ainsi 2 cas de figure sont possibles.

Dans le premier, l’apport est suffisant. Nantie par la banque, cette somme aura produit suffisamment de rendement, pour atteindre le montant du capital en fin de prêt. Une fois cette date venue, la banque prélève le tout et le financement est terminé.

Dans le second cas de figure, l’emprunteur ne dispose pas d’apport suffisant. Il va donc verser 2 types de mensualités : les intérêts, mais aussi un complément de capital, ce dernier étant versé directement dans l’assurance-vie.

Un système pratique pour les non-résidents fiscaux, qui toutefois coûte cher en intérêts. Effectivement le taux d’emprunt s’applique sur le capital emprunté, et non sur le capital restant dû. Le prix à payer sans doute pour conserver un pied dans la patrie de Molière.

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