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Dette française : cette folle journée du 7 septembre 2016

Le jour où plongea le coût de la dette française.

Le petit monde de l’immobilier était à peine remis de la nouvelle chute des taux intervenue en août, et voici que ce début de mois lui réserve une surprise de taille. Le mercredi 7 septembre dernier, la France a emprunté sur 10 ans à 0,097 %, se rapprochant un peu plus de la zone des taux négatifs. Et alors ? Et bien si cela continue, et aussi incroyable que cela puisse paraître, le taux immobilier moyen pourraient encore baisser.

Quand le rendement des obligations influe le taux immobilier moyen

C’est donc officiel, le 7 septembre la France a émis des OAT 10 ans (Obligations Assimilables du Trésor remboursables à 10 ans) au taux de 0,097 %, l’opération est visible sur le site de la Banque de France. Il ne faut pas remonter bien longtemps pour retrouver le précédent record. Le 29 juillet l’agence France Trésor avait pu emprunter à 0,101 % sur les marchés financiers.

Et alors, se demandent nos lecteurs assidus qui savent que la dette de la France continue de gonfler malgré des taux attractifs ? Et bien si la tendance continue, la logique voudrait que les taux immobiliers cassent à nouveau leur plancher, pour un autre record historiquement bas. Effectivement le rendement des OAT 10 ans influe indirectement le taux immobilier moyen accordé par l’ensemble des banques aux particuliers. Pas si vite toutefois, car il pourrait ne s’agir que d’un événement exceptionnel.

Vent de panique pour courtiers trop gâtés

la journée du mercredi 7 septembre n’est pas anodine. C’est le lendemain que devait avoir lieu la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE (Banque Centrale Européenne). Tout le monde s’attendait à ce que son généreux de directeur, Mario Draghi, ouvre davantage le robinet de l’argent pas cher, continuant ainsi d’injecter de la trésorerie sur les marchés financiers à tour de bras.

Bien vu pour l’agence France Trésor qui en a profité pour émettre des obligations à 10 ans, alors que finalement la réunion a déçu tout le monde. Non seulement la BCE a laissé son taux directeur inchangé à 0 %, mais en plus elle a abaissé ses révisions de croissance pour 2017 et 2018.

Un peu comme un curé regarde le panier de la quête moins plein qu’il ne l’attendait, les courtiers se sont mis à bouder. Trop gâtés depuis 2 ans par une planche à billets providentielle, ils ont on fait la tête le vendredi 9 septembre. Par peur que le ciel ne leur tombe sur la tête, et surtout par peur que la réserve fédérale américaine n’annonce une relevé de ses propres taux le 21 septembre prochain, ils ont boudé la dette européenne.

Résultat : l’OAT à 10 ans de la France est remonté à 0,306 %, comme le rapporte boursorama.com. Les dettes japonaises et allemandes sont repassées en territoire positif, et bien entendu on ne se précipitait pas pour acheter celles du Royaume-Uni.

Conclusion : il faudra attendre cette semaine pour voir si oui ou non le rendement des obligations françaises repartira à la baisse, entraînant avec lui le taux immobilier moyen.

Un marché du logement en plein essor

À la fin juin, les notaires ont enregistré 830 000 transactions immobilières en 1 an. C’est 16 % de mieux que l’année dernière, et c’est bien grâce aux prêts immobiliers bon marchés. Et avec toute relance économique vient un effet inflationniste, c’est ainsi que les prix des logements anciens repartent à la hausse de +0,7 % sur tout le territoire.

En région parisienne les prix remontent de +1,4 %, et les ventes font un bond de +14 % en avant. Mais il ne s’agit que d’une généralité, dans la réalité les prix du m² baissent dans certaines communes franciliennes.

Les prix des logements neufs eux aussi continuent leur ascension, avec de telles disparités qu’il est plus rentable d’investir dans un trois-pièces que dans un studio. Avec une capacité d’investissement augmentée grâce à la baisse du taux immobilier moyen, beaucoup de ménages cinquantenaires vont y penser à 2 fois.

Ils feraient toutefois bien d’y penser vite, car le marché promet d’être particulièrement actif au cours des 2 prochains mois. Effectivement si les taux se stabilisent, le dynamisme des acheteurs continuera. S’il baisse il s’accentuera, et dans le cas plutôt improbable d’une hausse, ce sera la ruée.

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