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Ouvrir un PEL, ça vaut encore la peine avec 1% de rendement ?

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Tous les emprunteurs doivent avoir suffisamment d'épargne pour régler les frais de leur achat immobilier.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a proposé d’abaisser le taux de rémunération du plan épargne logement à 1 %. Le prêt qui va de pair sera accessible à 2,2 %, bien au dessus des 1,6 % de la moyenne actuelle. Faut-il ouvrir un PEL dans ces conditions, ou privilégier l’épargne en assurance-vie ? Éléments de réponse.

Ouvrir un PEL car les taux immobiliers vont remonter un jour

Rappelons le principe du plan épargne logement : mettre suffisamment de côté pendant 4 ans, pour bénéficier du droit à un prêt immobilier réglementé. Le montant du prêt est calculé en fonction des intérêts acquis, et peut atteindre un maximum de 92 000 €, remboursables sur 2 à 15 ans.

Le 1er août prochain, le taux d’intérêt du prêt PEL descendra à 2,2 %. Ainsi les ménages qui en souscriront un dès cette date, auront le droit d’emprunter à 2,2 % dans 4 ans. Cela ne vaudrait absolument pas la peine aujourd’hui, où la moyenne est tombée à 1,6 % en juin, et est certainement en train de descendre en ce moment même.

Ouvrir un PEL est donc intéressant si les taux immobiliers dépassent 2,2 % dans 4 ans. Il est raisonnable de penser que c’est finalement vers 2020 que le Royaume-Uni aura finis de renégocier tous ses traités commerciaux avec l’Union Européenne. Pour l’instant l’après coup du Brexit fait baisser les taux immobiliers, il est logique de penser que le retour au calme les fera remonter.

À condition toutefois que l’Écosse n’ait pas fait sécession avant.

Ne pas ouvrir de PEL, préférer l’assurance vie

À partir du 1er août, le taux de rendement des sommes épargnées sur un PEL descendra à 1 %, ce qui devrait faire 0,84 % après prélèvements sociaux. C’est toujours mieux que les 0,75 % du livret A, mais c’est loin derrière les 2,5 % des assurances vie avec fonds en euros.

Car n’oublions pas que l’obtention du prêt immobilier lié au plan épargne logement, reste à la discrétion de la banque. Et celle-ci n’accordera aucun financement si les candidats emprunteurs ne bénéficient pas d’un apport personnel suffisant pour couvrir au moins les frais d’achat.

Au 1er trimestre 2016, l’observatoire CSA/Crédit Logement constatait que l’apport personnel moyen avoisine les 20 % dans le neuf.

Il faut du temps pour se constituer une épargne suffisante, et à ce propos la fiscalité de l’assurance-vie est plus intéressante. Après 8 ans de détention, un couple bénéficie d’un abattement de 9200 € sur les intérêts générés. En revanche si les candidats acquéreurs n’ont pas envie d’attendre 8 ans, ouvrir un PEL peut être plus pertinent car les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu.

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