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Panique sur l’immobilier de bureau Anglais

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Années de vaches maigres en perspective sur l'immobilier de bureau londonien.

Dès la parution des résultats officiels sur le Brexit, ce fut sur les places boursières que déferla la première vague de panique. Puis les investisseurs les plus courageux se dirent que peut-être y-avait-il une chance de maintien. Mais alors que l’eurosceptique Theresa May est en première ligne pour prendre les rênes de l’Angleterre, la 2e vague de panique touche l’immobilier de bureau londonien. À un tel point que certains gérants ont dû geler leurs fonds.

L’immobilier de bureaux londoniens plonge

À ceux qui se sont toujours demandés à qui pouvaient bien appartenir les tours de La Défense, la réponse est à des fonds d’investissement. Ces même fonds sont composés de différentes entités, accessibles au public sous la forme des Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI).

En Angleterre les formes juridiques sont plus ou moins similaires, en ce sens que les tours de bureaux de la City sont détenues au travers d’actions, que chacun est libre de vendre.

Et c’est justement ce que font nombres d’actionnaires, depuis le vote des Anglais majoritairement en faveur du Brexit. Beaucoup ne donnent pas cher de l’économie londonienne au cours des prochaines années, et se débarrassent des parts qu’ils détiennent dans divers portefeuilles d’immobilier de bureau.

Or cette massive volonté de vendre dépasse largement celle d’acheter, ce qui invariablement dirige le secteur vers une baisse des prix. Certains n’hésitent pas à avancer une chute de 20 % sur les 3 prochaines années.

Les fonds d’immobilier de bureaux gelés pour éviter l’hémorragie

En l’espace de 10 jours, pas moins de 2 géants de l’immobilier de bureau britannique ont dû fermer leurs fonds à la spéculation, afin d’éviter la fuite des capitaux. Standard Life et Aviva ont ainsi choisi de geler les bureaux, entrepôts et magasins qu’ils gèrent afin de protéger leurs valeurs marchandes. Mais ils ne sont pas les seuls, d’autres enclencheront cette procédure d’urgence au cours des prochains jours.

Car la panique est toujours mauvaise conseillère en affaires. Même si le prix des parts d’un parc d’immobilier de bureau diminue, les occupants sont toujours liés au bailleur au travers d’un contrat de location. Ainsi les investisseurs continuent de percevoir leurs revenus fonciers, c’est le principe de la SCPI française.

Oui, le Brexit aura bien lieu

Au lendemain du référendum, l’actuel premier ministre David Cameron fit part de sa démission, et écarta l’idée d’enclencher lui-même le processus de divorce avec l’Union Européenne. Les milieux financiers commencèrent à croire au mauvais cauchemar, jusqu’à ce que Theresa May ne reçoivent la moitié des votes des députés, pour se rapprocher davantage du 10 Downing Street.

Theresa May est considérée comme la nouvelle dame de fer Anglaise. Conservatrice, eurosceptique, elle s’est rangée du côté des pro-européens durant la campagne, plus par discipline politique que par conviction. N’a-t-elle pas d’ailleurs publiquement annoncé « la campagne a été menée, le vote à eu lieu, le taux de participation a été élevé et le peuple a prononcé son verdict ».

Elle l’a assuré, si elle est élue la procédure de sortie de l’Union Européenne se fera début 2017.

Y a-t-il des opportunités sur l’immobilier de bureaux londoniens ?

La vie est une courbe en forme de montagnes russes. Ce sont justement les compatriotes de Vladimir Poutine qui ont fait grimper en flèche les prix de l’immobilier londonien après la crise de 2008. À un tel point que la pierre de la capitale anglaise vaut aujourd’hui 50 % de plus que lors de son pic d’avant crise.

Si la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne est inéluctable, de nouveaux accords commerciaux naîtront dans quelques années. Aujourd’hui déjà des fonds investisseurs commencent à s’intéresser à ce futur retournement de situation. Ils ont toutefois intérêt à prendre en compte la possible sécession de l’Écosse et de l’Irlande, qui amputera l’Angleterre désormais seule d’une bonne partie de son PIB.

Le tout sera d’arriver à investir dans l’immobilier de bureau londonien, lorsque le cours de la Livre Sterling sera suffisamment bas, au moment de l’inversement de la courbe économique. Bien malin qui saura le faire.

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