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3 choses à ne surtout pas faire quand on a trop de dettes

Tout ce qu'il ne faut pas faire quand on a trop de dettes

La pire réaction que l’on puisse avoir lorsque l’on n’arrive pas à payer ses mensualités, est emprunter pour rembourser. Cela ne fera qu’ajouter de la dette à la dette, pour déboucher sur un surendettement. Car c’est bien souvent l’ignorance qui nous place dans ce désastreux état financier. Voici 3 choses à ne surtout pas faire quand on arrive plus à joindre les 2 bouts.

Crédit revolving : très mauvaise solution contre le surendettement

Rappel sur le prêt renouvelable ou crédit revolving

Le crédit revolving est une réserve d’argent permanente, qui se renouvelle à chaque remboursement de capital. Étant donné que le prêteur ne calcule la solvabilité des emprunteurs q’une seule fois, il prend des risques à chaque fois qu’il renouvelle son prêt. Qui dit risque dit taux élevé, et dans un prêt renouvelable le taux est très élevé.

Exemple : un crédit revolving pour un montant inférieur à 3000 € avoisine facilement les 15 % de TEG.

1- Ne pas souscrire d’avance de trésorerie

Une personne en État de surendettement pense trouver la solution en souscrivant une avance de trésorerie auprès d’une banque ou d’une société de crédit. Elle pense ainsi pouvoir disposer d’une petite somme lui permettant de payer ses mensualités, au cas où la fin de mois serait difficile. Oui c’est vrai, mais cette petite somme il faudra la rembourser. Et le mois prochain, il faudra tirer encore plus sur cette réserve d’argent pour payer les intérêts sur la petite somme empruntée le mois précédent.

Exemple : il manque 200 € sur le budget de la famille pour payer certaines mensualités. On utilise donc un crédit renouvelable remboursable sur 12 mois, à 13 % de TEG. On paye donc les traite avec ces 200 €, et le mois prochain il faudra rembourser près de 20 € dessus. Ce mois-ci la famille était à court de 200 €, le mois prochain elle sera à court de 220 €. Et ainsi de suite.

2- Ne pas utiliser les cartes de paiement des grandes surfaces

Quand les fins de mois sont difficiles, la solution des cartes de paiement procurées par les grandes surfaces est très tentante. On ne paye pas à la caisse, on présente la carte et on paiera le mois prochain. Non-seulement il faudra effectivement payer le mois prochain, mais il faudra en plus payer des intérêts dessus. Au final, le budget nourriture augmente de 10 % par mois.

Exemple : une famille utilise la carte de paiement d’un hypermarché pour régler 500 € de nourriture dans le mois. Cette carte cache en fait un crédit renouvelable remboursable sur 12 mois, au taux de 15 %. Le mois prochain, son budget nourriture lui coûtera les 500 € habituels, plus 46 € (capital et intérêt) pour rembourser le prêt renouvelable. Il faudra maintenant trouver 546 € pour manger.

Le prêt personnel : reculer pour moins bien sauter

Rappel sur le prêt personnel

Ce que l’on aime dans un prêt personnel est que l’on n’a pas besoin de produire des justificatifs d’achat. On peut donc emprunter une somme d’argent et l’utiliser comme bon nous semble. Et si en plus on apporte une garantie hypothécaire, le prêteur sera plus souple sur le calcul de la capacité d’emprunt et il est possible d’emprunter plusieurs dizaines de milliers d’euros.

1- Ne pas souscrire de prêt hypothécaire

Les propriétaires en État de surendettement ont tendance à souscrire des prêts hypothécaires. Ils demandent des fonds à leur banque sans justificatif d’utilisation, et jouent leur logement ou un autre bien immobilier sur les remboursements. Oui mais voilà, sans augmentation de revenus ils ne pourront pas rembourser ces nouvelles mensualités. Et s’ils ne peuvent pas rembourser, le prêteur a le droit de se retourner sur le bien immobilier.

Exemple : cette famille a besoin d’acheter une voiture neuve. Ayant déjà un taux d’endettement élevé suite à au licenciement économique de Madame, la plupart des sociétés de crédit leur refuse un financement. La famille souscrit un prêt hypothécaire de 20 000 € auprès de sa banque. Cependant Madame ne retrouve toujours pas de travail, les revenus de la famille ne suffisent donc plus. S’ils ne payent pas la prochaine mensualité sur ce prêt hypothécaire, leur banque pourra saisir leur maison.

2- Ne pas souscrire de petits prêts personnels

Lorsqu’il manque quelques centaines d’euros pour payer les mensualités ou finir le mois, on a tendance à choisir de petits prêts personnels. Un prêt sans garantie hypothécaire est cher, il faut le rembourser. Au final, on se retrouve encore plus endetté le mois suivant.

 Exemple : un « petit prêt personnel » de 1000 € se rembourse généralement avec un TEG de 15 %. Plus le montant est élevé, plus le taux diminue, c’est le piège.

Les prêts entre particulier : un panier de crabes

Rappel sur le prêt entre particuliers

Le prêt entre particuliers est autorisé par le Code de la Consommation. Cependant le taux ne doit pas dépasser le taux d’usure de la Banque de France. Posons-nous avant toute chose la question de la garantie : pourquoi les prêteurs entre particuliers qui fleurissent sur les forums iraient-il vous avancer une somme d’argent sans contrepartie ? Réponse : parce qu’il s’agit d’une arnaque.

Exemple : il existe des sociétés spécialisées dans les prêts entre particuliers. Ces sociétés sont autorisées par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), et prennent le temps d’étudier le taux d’endettement des demandeurs avant d’accepter leur dossier. Plus particulièrement, elles ne s’adressent pas aux personnes inscrites au FICP (Fichier des Incidents de Crédit des Particuliers).

1- Éviter les prêts entre particulier sur les forums

Il y a les faux prêteurs qui vous demandent quelques dizaines d’euros pour étudier votre dossier et ne vous répondent jamais. Il y en a d’autres plus malins qui acceptent de vous aider contre une garantie : en général un bien immobilier. Vous pouvez le faire sans eux, une restructuration de dettes avec prise de garantie hypothécaire sera moins chère est légalement plus encadrée.

Exemple : refusée par les banques, cette famille a finalement trouvé sur Internet quelqu’un pour lui avancer une somme d’argent, contre une « forme de garantie hypothécaire » ne nécessitant pas de passer par un notaire : la vente en réméré. Le contrat n’est pas fait pour que le prêteur soit remboursé, il est fait pour que le prêteur récupère le bien immobilier de la famille à bas prix.

2- Surtout passer par un notaire

Et quand bien même on trouverait peut-être la solution pour se sortir du surendettement, il faut à tout prix consulter un notaire. Leurs honoraires ne sont pas bien chers, et surtout ils ont pour obligation de travailler pour leurs clients. Les personnes en état de surendettement trouvant une solution de financement impliquant la mise en jeu de leur logement, doivent s’adresser à leur propre notaire et non-pas au notaire des prêteurs.

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