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Portrait du surendetté par la Banque de France, mise à jour 2019

mise à jour: 1 mai 2019
Paiement des factures
Il y a la bonne dette et la mauvaise dette.

La Banque de France peut déclarer un ménage en état de surendettement, lorsque celui-ci n’est plus en mesure de payer ses dettes. Grâce à un renforcement de la prévention, le nombre de surendettés continue de baisser. La solitude, la perte d’emploi, et les dettes de trésorerie continuent de peser trop lourd dans le budget des ménages, quelque soit leur âge.

Le surendetté est souvent sans emploi

L’enquête typologique de la Banque de France sur le surendettement des ménages, continue de mettre en avant le problème de l’emploi. La région la plus touchée est les Hauts de France, là où le revenu disponible brut par habitant est inférieur à 19 000 € et le taux de chômage supérieur à 10 %.

Le surendetté est typiquement inactif (37,7 % des dossiers), particulièrement sans profession ou retraité. Mais l’on trouve également une forte proportion de salariés en CDI (28,6 %), tandis que les surendettés salariés en CDD sont presque aussi nombreux que les invalides.

Ces derniers représentent 5,5 % des surendettés, les particuliers en congé maladie pour longue durée pèsent pour 4 %. Enfin et sans surprise, la Banque de France constate que 25,7 % des surendettés sont chômeurs.

Pour info : un crédit immobilier ou consommation peut être couvert par une garantie perte d’emploi.

Des revenus insuffisants pour payer les crédits

Un ménage se trouve en situation de surendettement, lorsqu’il ne peut plus faire face aux mensualités de ses crédits. Ainsi la majorité des dossiers concerne des revenus de moins de 1136 € (32,3 %). Par ailleurs près de 3 surendettés sur 4 se trouvent dans la tranche des revenus inférieurs à 2116 €.

Et si l’on compte l’argent nécessaire pour régler les dépenses de la vie courante, au final 1 surendetté sur 2 n’a aucune capacité de remboursement. Les chiffres de la Banque de France montrent que moins d’un tiers seraient capables de verser des échéances de moins de 450 €.

On trouve ainsi 82,4 % des dossiers dont les dépositaires disposent d’un patrimoine inférieur à 2000 €. À l’autre bout de la fourchette 13,8 % de surendettés ont un patrimoine supérieur ou égal à 50 000 €.

De tous ces chiffres on retiendra tout de même que le nombre de surendettés est en baisse depuis plusieurs années, même si leur portrait type ne change pas beaucoup.

Le surendetté est d’âge moyen et isolé

Le surendetté est principalement un locataire (75,4 %), il existe pourtant des solutions pour faire baisser les mensualités des crédits à la consommation. Ce sont surtout des femmes (54,3 %), tous sexes confondus la plupart n’a pas d’enfants à charge (56,7 %) ce qui fait penser au problème de la solitude.

Pourtant 48 % des ménages surendettés sont en couple. Le problème semble davantage toucher les personnes divorcées ou séparées, alors que les banques ont des solutions pour les divorcés.

On retrouve le surendettement dans toutes les tranches d’âge, mais particulièrement de 25 ans à 64 ans. Par ailleurs 1 surendetté sur 2 se trouve dans la tranche de 35 à 54 ans. Un fléau qui touche les jeunes de 18 à 24 ans dans une moindre mesure (2,4 %), alors que les plus de 75 ans représentent 2,9 % des dossiers.

Une restructuration de dettes sera plus facile lorsque l’on est propriétaire, même pour un gérant majoritaire d’une URL. On ne trouve ainsi que 8,2 % de propriétaires accédants parmi les dossiers acceptés par la Banque de France. Les propriétaires n’ayant plus de crédit immobilier sur leur logement représentent tout de même 3,5 % des surendettés.

Montant du surendettement moyen

D’après la Banque de France, le panier médian d’une personne en surendettement est constitué de dettes financières (14 884 €), de charges courantes (3507 €), de dettes diverses et sociales (1696 €). Au final la médiane des impayés de tous les dossiers de surendettement atteint 19 426 €.

Le montant médian d’une dette immobilière insurmontable est de 93 503 €, pour 12 734 € sur les prêts à la consommation. Les crédits de trésorerie comme les prêts personnels (9854 €) et renouvelables (6175 €), continuent de peser lourd. Les seconds sont présents dans 66,3 % des dossiers, les premiers dans 50,1 %.

Le découvert bancaire utilisé par la majeure partie des Français pour joindre les 2 bouts, se retrouve dans 47,5 % des dossiers pour 794 € de moyenne. Plus prudentes et plus regardantes que les sociétés de crédit en ligne, les banques ont tendance à fermer les facilités de paiement au-delà d’un certain seuil.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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