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Le pouvoir d’achat ne s’améliore pas pour les moins riches

Guichet automatique bancaire
Un gain de pouvoir d'achat pour relancer la consommation © ChiccoDodiFC - Fotolia.com

Le 6e baromètre du pouvoir d’achat des Français, compilé par CSA pour Cofidis, montre que l’écart se creuse entre les classes sociales. Car si plus de la moitié considère que sa qualité de vie ne s’est pas détériorée, cela n’est pas le cas pour les moins riches. Les ménages ont toujours des projets et particulièrement les jeunes, mais comptent majoritairement sur leur épargne.

Pouvoir d’achat : les Français ne sont pas tous optimistes

L’étude s’est déroulée via un questionnaire auto administré du 10 au 12 juillet 2017. Le CSA a retenu un échantillon de 1006 individus « représentatifs de la population ». Le résultat montre que 51 % des ménages pensent que leur pouvoir d’achat va se stabiliser au cours des 12 prochains mois, ou sinon augmenter. Mais déjà les premières différences apparaissent. Car si 30 % des jeunes actifs sont persuadés que leur qualité de vie va s’améliorer, au contraire 76 % des seniors craignent une détérioration de leur situation.

Et puis il y a ces 31 % de ménages qui ont du mal à boucler leurs fins de mois. Pour bien faire il leur faudrait 484 € supplémentaires, ce qui est 20 € de plus par rapport à la précédente édition. Conclusion : les couches sociales les moins favorisées considèrent qu’elles perdent en pouvoir d’achat.

Face à cette menace sur leur qualité de vie, 47 % des Français se tournent vers « les nouveaux modes de consommation ». Ventes privées, achats groupés, économie collaborative, une enquête datant de janvier 2016 montre que ces pratiques permettent d’économiser 257 € par an.

Le crédit pour réaliser des projets : bof

L’année avait pourtant bien commencé pour les sociétés de crédit. L’ASF (Association française des Sociétés Financières) constatait une poussée de +6,5 % du crédit à la consommation. Mais il semble que la frénésie soit passée. L’enquête mensuelle de la Banque de France sur la distribution du crédit en août 2017, indique une tendance au pessimisme.

Les banquiers ont clairement constaté une chute des demandes de crédits à la consommation et de crédits à l’habitat. Dans ce dernier cas toutefois on peut pointer du doigt le recul de la renégociation de prêts immobiliers existants.

Et le baromètre du pouvoir d’achat de Cofidis vient confirmer la prudence des ménages face au crédit bancaire. Car si 64 % de la population souhaite entreprendre des dépenses importantes au cours des 12 prochains mois, seuls 30 % pensent au crédit pour y arriver. Pour 62 % des répondants, il est préférable de puiser dans son épargne personnelle.

La situation s’améliore, mais pas pour tout le monde

La 6e édition du baromètre du pouvoir d’achat des Français est teintée d’optimisme. Tout d’abord ils sont davantage à entrevoir des dépenses importantes. Ils sont plus nombreux que l’an dernier à constater une stabilisation ou une amélioration de leur qualité de vie. Ils sont également plus nombreux à envisager le recours au crédit pour financer leurs projets.

Mais les rangs de ceux qui ont recours au découvert bancaire ne cessent de progresser. L’étude montre que 30 % des ménages sont à découvert au moins une fois tous les 3 mois. Lorsqu’ils puisent dans leur facilité de caisse, c’est en moyenne pour en ressortir 394 €, ce qui est 33 € de plus que l’année dernière. Ce dernier chiffre montre clairement que l’écart se creuse entre les classes sociales. Il y a ceux qui tirent parti de la croissance de +0,5 % et de la baisse du chômage à 9,5 %. Et puis il y a les autres, ceux qui subissent l’inflation de +0,9 %.

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