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Le Prêt à Taux Zéro dans l’ancien dépasse le coût des travaux

mise à jour: 1 février 2019
Maison ancienne restaurée
Le prêt à taux zéro finance 40 % d'une opération immobilière avec travaux destinée à la résidence principale.

On le sait peu, mais le Prêt à Taux Zéro (PTZ) peut également financer l’acquisition d’un logement ancien. Selon les statistiques de la SGFGAS (Société de Gestion des Financements et de la Garantie de l’Accession Sociale à la propriété), le montant du PTZ plus dépasse le coût des travaux. Le coût moyen de l’opération y est d’ailleurs moins élevé que dans l’immobilier neuf.

Montant moyen du prêt à taux zéro dans l’ancien

Le Prêt à Taux Zéro de l’État ne rencontre que peu de succès auprès de l’immobilier ancien, pour n’avoir financé que 5 895 logements au 3e trimestre 2018. Cette formule est pourtant séduisante pour les jeunes acquéreurs, car il peut s’agir d’une forme d’investissement.

Le coût moyen d’une opération d’accession à la propriété ancienne financée par un PTZ, s’élève à 136 211 €. Sur ce montant le dispositif finance en moyenne 45 331 €, ce qui ne laisse que 90 880 € à taux payant.

C’est mieux que le coût moyen d’une opération réalisée dans le neuf, qui s’élève à 218 108 € pour un PTZ moyen de 56 061 €. Résultat : 162 047 € à taux payant pour les acquéreurs.

Au final la SGFGAS constate que le coût moyen d’une opération immobilière financée avec un PTZ dans le neuf, atteint 2842 €/m² contre 1 517 €/m² dans l’ancien.

Le PTZ dans l’ancien dépasse le coût des travaux

Le Prêt à Taux Zéro de l’État peut financer l’acquisition d’un logement ancien destiné à la résidence principale, mais uniquement en zones B2 et C. Il peut s’agir de la transformation d’un local en logement, ou d’une habitation dans laquelle les travaux représentent 25 % du coût de l’opération. Il est possible de créer une surface habitable supplémentaire, de moderniser, d’assainir, d’aménager ou d’effectuer des travaux d’économie d’énergie.

Le PTZ dans l’ancien finance ainsi 40 % du montant du projet immobilier. D’après les chiffres de la SGFGAS, son montant moyen atteint 45 331 € pour 44 848 € de travaux. L’aide dépasse donc le coût du chantier, pour déboucher sur un logement ancien parfois aussi bien isolé qu’un appartement neuf.

La zone C représente 40 % des distributions de prêts à taux zéro dans l’ancien. Dans ces 30 000 communes rurales qui couvrent 90 % du territoire et hébergent 40 % de la population, il s’est monté à 37 379 € pour 21 501 € de travaux.

En zone B2 l’État a distribué 4094 PTZ dans l’ancien au 3e trimestre 2018. Le montant de l’aide s’est élevé à 39 014 € pour 16 819 € de travaux. Chaque résidence principale ainsi financée a coûté en moyenne 183 200 €.

Ces français qui achètent leur logement avec un prêt à taux zéro

Les conditions de ressources pour être éligible au PTZ sont suffisamment larges pour s’adresser à une grande partie de la population. En zone C un couple avec 2 enfants percevant 48 000 €/an y a droit. En zone A ses ressources ne doivent pas dépasser 74 000 €/an.

Dans ce contexte la SGFGAS note que 14 % de cadres ont eu recours au dispositif. La plus haute proportion reste dans la catégorie des employés (36 %), suivie par les professions intermédiaires (22 %) et les ouvriers (23 %).

L’âge moyen de l’emprunteur est de 33 ans, même si plus de la moitié d’entre eux ont de 26 à 35 ans. La majorité finance l’opération avec une hypothèque, la durée moyenne du prêt à taux zéro atteint 22 ans.

Rappelons que le remboursement du capital peut être différé de 5 ans, 10 ans ou 15 ans. Puis la période de remboursement varie entre 10 ans et 15 ans, selon des critères de revenus, de zonage géographique et du nombre de personnes destinées à occuper le logement.