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Quand le prêt travaux pour rénovation énergétique est un placement rentable

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Les taux d’intérêt actuel sur les prêts travaux tournent en moyenne à 3,5 % (TAEG). Ces très bonnes conditions d’emprunt permettent d’abaisser le coût des rénovations énergétiques, pour déboucher sur une sérieuse économie de budget. Tellement sérieuse que la rentabilité de l’opération est même supérieure à celle d’un placement bancaire classique.

Travaux de rénovation : pour quelles économies ?

D’après l’association Ecoville de l’École Normale Supérieure, 8 kWh/m²/an sont nécessaires pour chauffer un logement de type basse consommation. Aujourd’hui les programmes immobiliers neufs garantissent ce niveau de performance énergétique, via le label BBC 2005 ou RT 2012.

Mais pour les autres, les logements « très mal isolés », il faudra compter sur 280 kW h/m²/an pour se chauffer. Si l’on regarde les tarifs bleus de l’EDF en option base, cela équivaut à un budget de 3669 € par an pour un logement de 91 m², ce qui correspond à la taille moyenne des habitations françaises (source INSEE).

Pour les logements « moyennement isolés », la consommation en chauffage est de 181 kW h/m²/an, soit un budget de 2371 €.

En revanche si les travaux de rénovation énergétique permettent de déboucher sur une habitation « très bien isolée », les besoins en chauffage descendent à 26 kW h/m²/an, soit 340 €.

Et si l’on arrive dans la catégorie suprême « basse consommation », le compteur n’affichera que 8 kW h/m²/an, soit une facture annuelle de 105 €.

La différence de consommation énergétique entre une maison ancienne « moyennement isolée » et une autre « très bien isolée », équivaut à une économie de 2031 €/an.

Rentabilité du prêt travaux pour rénovation énergétique

Pour correctement protéger un logement contre la perte de chaleur, il est nécessaire de poser des fenêtres spéciales, une porte étanche, et d’isoler le plafond. Il est difficile d’établir un coût ici, car le montant du devis dépend de la qualité des matériaux acquis, du nombre de parois à changer, et du niveau de difficulté de l’intervention.

En tablant sur un prêt travaux de 30 000 € remboursé sur 8 ans avec un TAEG de 3,5 %, on obtient des mensualités de 358,74 €, pour un coût total de 4439,19 €, assurance emprunteur non comprise.

Les propriétaires auront donc dépensé 34 439,19 €, et s’ils réalisent ainsi une économie d’impôt de 2031 €/an, à la fin des 8 ans de remboursements leur effort personnel n’aura été que de 18 191,19 €. À ce rythme il leur faudra 17 ans pour rentrer dans leurs frais.

Mais l’on peut également considérer l’opération sous un autre angle financier. Effectivement, ces 34 439,19 € de dépenses en prêt travaux et rénovation énergétique, auront donc rapporté une économie de 16 248 € en 8 ans. En termes de placement, cela équivaut à un rendement à terme de l’ordre de 47 %. Au vu de ce que rémunèrent les produits bancaires aujourd’hui, c’est mieux qu’une assurance-vie.

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