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Prix des logements en Île-de-France : les tops et les flops

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Les prix des maisons et des appartements ont évolué différemment aux 4 coins de l'Île-de-France.

La baisse des taux d’emprunt a entraîné un boom de +14 % des ventes sur le marché de l’immobilier en région parisienne. Immanquablement les prix des maisons et des appartements ont augmenté, avec tout de même de grandes différences entre arrondissements parisiens et villes de banlieue. Voici le palmarès des tops et des flops sur les prix des logements en Île-de-France.

Paris : ça monte et ce n’est pas finit

Les appartements parisiens 2 fois plus chers à l’ouest

Le prix de vente médian d’un appartement ancien à Paris est remonté à 8100 €/m² au 2e trimestre. Mais ce n’est pas fini, d’après les avant-contrat devant échoir en octobre, la barre sera rehaussée à 8260 €/m². Rien d’étonnant lorsque la baisse vertigineuse des taux d’emprunt permet à un ménage percevant 7000 € de revenus, d’emprunter 530 000 € sur 25 ans.

Au classement des quartiers les plus chers de la capitale, Saint-Germain-des-Prés (6e) dépasse tout le monde d’une tête. Pour acheter un appartement au milieu de la jet-set culturelle de Paris, il faudra tabler sur un budget de 14 460 €/m². Tout à l’opposé, Pont de Flandre (19e) continue d’offrir des logements anciens moins chers qu’à Levallois (92). Les notaires constatent que la transaction médiane s’établit à 6140 €/m², en progression de +1,8 % sur 1 an.

Les tops : le centre de Paris

Les études notariales parisiennes ont constaté que le montant médian des transactions sur les appartements anciens, à bondi de +16,6 % à Arts et Métiers (3e). Les acheteurs ont profité de prix attractifs pour l’emplacement, à 10 320 €/m². Plus généralement le centre de Paris bénéficie d’un engouement pour ses vieux immeubles de caractère, certains y voient déjà l’arrivée des réfugiés du Brexit.

Chez les voisins du quartier Saint-Merri (4e), le montant médian des transactions décolle de +14,1 %, atteignant 11 550 €/m².

Les flops : les quartiers chers emblématiques

La chute des cours du pétrole et la situation géopolitique, ont changé le marché de l’immobilier haut-de-gamme à Paris. Fini les emplacements tape-à-l’œil, place aux investissements sécurisés dans la pierre solide. Ainsi l’un des plus gros flops de la capitale revient au quartier emblématique des Champs-Élysées. En 1 an le montant des transactions a chuté de -12,2 %, atterrissant à 12 290 €/m².

Dans le très sélect 6e, le plus cher de la capitale, à Odéon la transaction médiane dégringole de -10,3 %. Le budget s’établit désormais à 12 130 €/m², à peu près autant que chez son voisin de La Monnaie.

Petite couronne : les prix des logements montent sur les valeurs sûres

Hausse des prix des logements continue à l’ouest

En 1 an les montants des transactions sur les appartements anciens de la petite couronne ont progressé de +1 %. Les projections sur octobre vont dans ce sens, mais plus particulièrement sur les Hauts-de-Seine (92) où la hausse atteindra +1,8 %. Le budget médian correspond à 4320 €/m² en proche banlieue, avec un pic à 5250 €/m² dans les Hauts-de-Seine.

En revanche l’inflation est plus forte sur les maisons en Seine-Saint-Denis (93). Au 2e trimestre les prix ont grimpé de +2,2 %, atteignant 261 000 € pour une transaction médiane.

Les tops : les appartements proches et les maisons à mi-chemin

Habiter aux portes de Paris pour un budget 2 fois moins cher que de l’autre côté du périphérique, telle est la vision de la municipalité d’Aubervilliers (93). Et ça marche, entre plan de rénovation urbain et amélioration de l’habitat, les prix des appartements anciens gagnent +5,8 %, désormais en médiane à 3000 €/m².

Les acheteurs de maisons recherchent traditionnellement le calme. Ils l’ont trouvé à Villiers-sur-Marne (94), où le montant des transactions a progressé de +9,4 %. Budget médian : 350 000 €, plus que les 255 800 € de Drancy (93), qui pourtant montent de +6,6 %.

Les flops : la grande braderie

C’est à Saint-Denis (93) que l’on trouve les prix des logements parmi les moins chers d’Île-de-France, pour qui souhaite se trouver à l’entrée de Paris. Les appartements anciens changent de propriétaire pour 2830 €/m², après une baisse de -8,7 %. De l’autre côté au sud, c’est Vitry-sur-Seine (94) qui voit le montant des transactions chuter de -5 %. On peut désormais y devenir propriétaire pour 3100 €/m² de médiane.

Mais il y a mieux, notamment sur les prix des maisons en petite couronne éloignée. À Sucy-en-Brie (94) le montant médian d’une transaction descend de -12,8 %, désormais à 340 000 €. En faisant route pleine Ouest, on finit par arriver à Antony (92). Le marché immobilier local a vu les prix des maisons dégringoler de -12,1 %, pour un budget médian de 470 000 €.

Grande couronne : les acheteurs préfèrent les maisons

Prix des logements : la baisse est peut-être finie

Le marché du logement ancien de la grande couronne, se comporte différemment selon qu’il s’agisse d’appartements ou de maisons. Le montant médian des transactions baisse de -0,3 % pour les premiers, et gagne +0,8 % pour les seconds. Mais d’après les projections des notaires, la tendance est en train de s’essouffler.

En 3 mois les prix des appartements anciens repartent à la hausse de +0,7 %, et atteindront même +1,9 % sur les maisons.

Les tops : les villes au calme

L’une des plus vieilles villes de l’Île-de-France, Pontoise (95), possède son RER qui la relie à Paris. Les acheteurs d’appartements anciens apprécient, ils ont augmenté leur budget de +16,8 % au 2e trimestre, à raison de 2970 €/m². Au sud-est, Meaux (77) voit elle-aussi son marché chamboulé. En 1 an le montant médian des transactions gagne +8,4 %, atteignant 2580 €/m².

Mais la hausse des prix est beaucoup plus impressionnante du côté des maisons. À Cormeilles-en-Parisis (95), les acheteurs ont fait grimper le montant médian des transactions de +28,3 %, à 395 000 €. C’est encore dans le Val-d’Oise que l’on voit les prix des maisons le plus augmenter. À Eaubonne les acheteurs ont bénéficié d’un budget de +11,7 %, devenant propriétaires pour 335 000 €.

Les flops : vers des prix raisonnables

Les prix des appartements ont dégringolé de -10,9 % à Massy (91), ville où pourtant seulement 44,5 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale (source INSEE). Le budget médian s’établit désormais à 2920 €/m². Cela reste plus cher qu’à Melun (77), où l’on peut devenir propriétaire d’un appartement ancien pour 2330 €/m², après une chute de -7,4 %.

On retrouve le Val-d’Oise en département hébergeur des écarts des prix des logements en Île-de-France. À Herblay (95) la transaction médiane sur les maisons tombe de -22,7 %, atterrissant à 259 000 €. Dans la très chic Versailles (78) le budget grimpe à 780 100 € pour devenir propriétaire d’une maison ancienne, ceci après une forte baisse de -10,5 %.

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