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Ces économistes qui voient les prix de l’immobilier descendre

Le marché de l’immobilier repart dans l’Hexagone, grâce à un effet combiné de la fin de la baisse des taux d’emprunt et de la continuité de la baisse des prix du m². Et ça pourrait bien continuer, nous disent de concert le Crédit Agricole et Standard & Poor’s. Toutes 2 voient les prix diminuer cette année, l’agence de notation n’anticipe de remontée que pour 2017.

Baisse de -3 % des prix de l’immobilier cette année ?

Les chiffres du chômage ne sont pas encore suffisamment descendus pour permettre aux prix de l’immobilier d’amorcer leur remontée. Les analystes de S&P et l’économiste du Crédit Agricole, M. Olivier Eluere, sont au moins d’accord sur ce point. Ils pensent également que les prix vont s’ajuster à la baisse cette année, mais ils ont du mal à accorder leurs violons concernant l’année prochaine.

Pour l’agence de notation il faut s’attendre à un ajustement global de -3 % en 2015, ce qui ne semble pas être le cas pour l’instant. Ensuite viendra une stabilisation des prix en 2016, et une remontée, pour le moins spectaculaire, de +3 % en 2017. Pour la banque française la baisse des prix de l’ancien serait de -2% cette année, mais la chute continuerait à –3 % en 2016. Pas un mot en revanche sur la situation en 2017.

Impossible d’échapper à la baisse des taux immobiliers

L’agence de notation Standard & Poor’s s’attend à ce que la dette française augmente, faisant également grimper les taux d’emprunt. L’économiste M. Olivier Eluere craint que ce scénario n’engorge le marché de l’immobilier, tandis que son confrère M. Michel Mouillart juge la hausse des taux inexorable.

Lors d’un rapport sur l’état du marché rédigé pour le compte de l’observatoire CSA/Crédit Logement, il prévoit qu’en cas de sortie de crise les taux grimpent à l’automne, pour redescendre progressivement jusqu’au 2e trimestre 2016.

Et étant donné que finalement la hausse des droits de mutation qui devait prendre fin en 2016 ne sera pas temporaire mais bien définitive, on ne voit pas quel facteur pourrait créer un afflux massif d’acheteurs pour faire grimper les prix du m². À moins bien sûr qu’il n’y ait un « choc externe », comme le précise le rapport de S&P.

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