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Les prix de l’immobilier remontent en Île-de-France

Marché de l'immobilier en Île-de-France
L'Île-de-France, un marché immobilier en pleine forme.

Les ventes de logements « sont supérieures d’un quart par rapport au niveau moyen de ces 10 dernières années » en Île-de-France, constatent les notaires. Ce volume tire inévitablement les prix de l’immobilier vers le haut, malgré un espoir d’accalmie il y a encore peu. Voici combien les acheteurs déboursent en ce moment même pour un appartement ou une maison en région parisienne.

Note : cette analyse se base sur les projections des notaires, c’est-à-dire les prix affichés sur les actes définitifs de ventes devant être signés de mars à mai 2018.

+2 % en 3 mois sur les appartements en petite couronne

Entre décembre 2017 et février 2018, un appartement ancien se vendait en médiane à 4480 €/m² en petite couronne. Ce chiffre signifie que la moitié des transactions s’est effectuée à un prix au-dessus, et l’autre moitié en dessous.

Mais à la lecture des avant-contrat, les notaires constatent que les nouveaux propriétaires signent pour 4570 €/m² en ce moment même. Une augmentation de +1,97 % en quelques mois sur les 3 départements, qui s’explique par la flambée des prix à Paris.

Dans les Hauts-de-Seine les acheteurs doivent s’attendre à un budget médian de 5600 €/m², contre 5490 €/m² au cours des 3 derniers mois. Cette forte différence de + 2 % en si peu de temps est remarquée par les notaires, qui citent un marché « où les prix sont moins élevés et l’offre abondante ».

Dans le Val-de-Marne un appartement ancien change de main pour 4390 €/m², alors que 4290 €/m² suffisait entre décembre et février. Le budget a donc augmenté de +2,27 %.

La hausse est de même ampleur sur la Seine-Saint-Denis. Pour les notaires les prix de l’immobilier atteignent aujourd’hui 3340 €/m², contre 3270 €/m² il y a 3 mois. L’inflation sur la pierre monte donc à + 2,14 %.

Projection sur les prix des appartements anciens en Île-de-France, mai 2018

Jusqu’à +1 % sur les maisons en grande couronne

Entre décembre 2017 et février 2018, les notaires ont constaté un prix médian de 278 700 € pour une maison ancienne en grande couronne d’Île-de-France. Toutefois sur les actes définitifs se signant entre mars et mai, le montant grimpe à 280 900 €. La hausse atteint donc +0,7 % sur 3 mois.

En Seine-et-Marne le budget nécessaire était de 234 800 € il y a 3 mois. En ce moment il passe à 236 100 €, ce qui représente une augmentation de + 0,5 %. Devenir propriétaire d’une maison en Île-de-France reste abordable aux revenus de 4000 €.

C’est dans le Val-d’Oise que l’on constate la plus importante hausse de prix sur les maisons anciennes. De 273 500 € la médiane passe à 277 400 €, soit une inflation de +1,42 % en 3 mois.

Le département des Yvelines présente l’immobilier le plus cher de la grande couronne d’Île-de-France, et lui non-plus n’échappe pas à la hausse. Les actes définitifs de ventes de janvier à février mentionnaient une médiane de 366 200 € sur les maisons anciennes. Ceux de mars à mai indiquent 370 300 €, soit une progression de +1,12 %.

Projection sur les prix des maisons anciennes en Île-de-France, Mai 2018

Les prix de l’immobilier vont-ils encore augmenter en Île-de-France ?

À la lecture des chiffres des notaires, on s’aperçoit que les prix des logements anciens restent bien en dessous de leur niveau de la rentrée 2011. À cette époque une maison ancienne s’achetait 315 100 € en Île-de-France, soit 4,8 % plus cher qu’aujourd’hui. A priori donc les prix des maisons pourraient encore augmenter en Île-de-France.

En revanche la hausse est déjà consommée sur les appartements anciens. Vers septembre 2011 les notaires constataient un prix médian de 4480 €/m² en petite couronne, moins qu’aujourd’hui. Mais il pourrait rester de la marge pour une augmentation en Seine-Saint-Denis. À la rentrée 2011 le budget médian était de 3340 € pour un appartement ancien, soit 2,14 % de plus qu’aujourd’hui.

Il reste que les taux d’intérêt bancaire devraient remonter cette année, sous la poussée des politiques monétaires de la banque centrale américaine. Cette hausse du coût du crédit pourrait faire perdre du pouvoir d’achat aux ménages, à moins que leurs revenus n’augmentent comme le prévoit l’OCDE.

Cela fait beaucoup de « si » pour pouvoir prédire, même avec prudence, la continuité de la hausse des prix de l’immobilier en Île-de-France. D’après la dernière enquête d’opinion du Crédit Foncier, les professionnels s’attendent plutôt à une stabilisation. Comme d’habitude, les bonnes affaires se trouveront au coin de la rue, à condition de trouver la bonne rue.

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