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Notaires : le point sur les prix de l’immobilier en Île-de-France

La note de conjoncture trimestrielle des notaires fait état d’une baisse des prix de l’immobilier en Île-de-France. Les maisons perdent généralement -1,3 % en 1 an, résistant bien mieux que les appartements anciens de Paris, qui chutent de -2,9 %. Dans toute la région le prix médian des appartements est en berne de -2,6 % sur 1 an, et la tendance devrait continuer cet été. En revanche au vu des signatures d’avant-contrat, les notaires anticipent une remontée des prix pour juillet sur les maisons franciliennes, ainsi que sur les appartements parisiens.

Les prix de l’immobilier en Île-de-France remonteront en juillet

Les variations saisonnières pousse la note de conjoncture notaires – INSEE du premier trimestre 2015 à anticiper une hausse du prix des maisons sur toute la région, ainsi que des appartements dans Paris. Les appartements anciens en petite et grande couronne devraient continuer leur ajustement à la baisse.

D’après les avant-contrat signés au sein des études, le prix du m² parisien pourrait remonter à 7950 € en juillet, contre 7910 € actuellement. Aujourd’hui le prix d’une maison ancienne s’établit à 289 500 € dans la région, il pourrait remonter à 292 400 € en juillet.

Au contraire le prix des appartements anciens pourrait baisser davantage, pour atteindre -3,3 % au mois de juillet. Il pourrait même descendre jusqu’à -3,6 % dans le Val-de-Marne.

On observerait d’ores et déjà une hausse de 10 % des ventes de maisons anciennes en avril 2015, par rapport à avril 2014.

Prix de l’immobilier actuel à Paris

Finalement le m² parisien n’est pas descendu en dessous de la barre des 7800 €, il s’établit en ce moment à 7910 €. S’il devrait donc remonter en juillet, ce sera d’une ampleur de + 0,7 % par rapport à avril. D’un niveau général le prix de l’immobilier parisien continue de baisser de – 2,9 % en 1 an, même si ce les ventes repartent à la hausse (+ 2 % au premier trimestre).

Le quartier le moins cher de Paris et celui de la Goutte d’Or (18e), qui s’établit désormais à 5970 €/m². Le plus cher et celui d’Odéon (6e), qui atteint aujourd’hui 12 810 €/m². C’est dans le 8e que les prix ont le plus baissé (-8,9 %) au premier trimestre, tandis que le 15e sort du lot avec + 0,6 %.

Les appartements ayant le mieux résisté dans la capitale sont les plus petits. Les notaires voient que les studios parisiens (8010 €/m²) ont perdu -2,2 % de leur valeur en 3 ans, alors que la médiane générale s’établit à -4,2 %. À titre de comparaison les appartements spacieux de 5 pièces et plus (8320 €/m²) s’échangent aujourd’hui à -9,7 % en dessous de leur prix d’il y a 2 ans.

Prix de l’immobilier en proche banlieue francilienne

Pour les appartements

Le prix médian des appartements en petite couronne parisienne s’établit aujourd’hui à 4260 €/m², et pourrait continuer de descendre à 4210 €/m² en juillet. La médiane se situe aujourd’hui à :

  • 5180 €/m² dans les Hauts-de-Seine (92),
  • 4130 €/m² dans le Val-de-Marne (94),
  • 3160 €/m² en Seine-Saint-Denis (93).

C’est à Saint Denis (93) que l’on pourra se loger pour moins cher, à 3320 €/m². Sans surprise c’est à Neuilly-sur-Seine (91) que la pierre coûte le plus cher, à 8630 €/m². On note que les prix de l’immobilier baissent à peu près partout, sauf à Saint-Denis (93) et à Montreuil (93) où ils augmentent à + 1,2 %.

Pour les maisons

Le prix médian des maisons s’établit à 337 500 € en petite couronne, avec :

  • 551 300 € dans les Hauts-de-Seine (92),
  • 330 000 € Val-de-Marne (94),
  • 258 800 € en Seine-Saint-Denis (93).

Les maisons les plus chères de la petite couronne francilienne sont également celles dont les prix ont le plus baissé. À Rueil-Malmaison (92) elles affichent 627 000 €, une chute vertigineuse de -12,9 % sur 1 an. C’est toutefois à Fontenay-sous-Bois (94) que les prix ont le plus diminué, avec 385 000 € pour -16,1 %.

À l’inverse il faudra désormais compter sur 270 000 € pour acheter une maison ancienne à Aulnay-sous-Bois (93), soit une hausse des prix de + 10,7 %. À Saint-Maur-des-Fossés (77) aussi l’augmentation est brusque, la transaction médiane s’enregistre à 592 000 € pour + 11,9 %.

Prix de l’immobilier en grande banlieue francilienne

Pour les appartements

Dès lors que l’on s’éloigne à 45 min en RER du centre de Paris, les prix des appartements anciens deviennent plus abordables. Ils se situent en médiane à 2920 €/m², avec :

  • 3640 €/m² dans les les Yvelines (78),
  • 2660 €/m² dans le Val-d’Oise (95),
  • 2580 €/m² en Seine-et-Marne (77) et dans l’Essonne (91).

C’est à Saint-Germain-en-Laye (78) que les appartements anciens sont les plus onéreux, avec 5500 €/m². Si l’on se rend à Chilly-Mazarin (91) on trouvera un prix médian à 2330 €/m², en baisse de -12,1 %. De toute la grande couronne parisienne c’est la ville de Chatou (78) qui s’en sort le mieux, avec des appartements anciens en augmentation de + 14,5 %, s’établissant désormais à 4300 €/m².

Pour les maisons

Les notaires anticipent une augmentation du prix des maisons anciennes en grande couronne, de l’ordre de + 2,3 % en juillet par rapport à avril. Actuellement la médiane s’établit à 269 200 €, avec :

  • 352 100 € dans les Yvelines (78),
  • 273 300 € dans l’Essonne (91),
  • 263 800 € dans le Val d’Oise (95),
  • 228 400 € en Seine-et-Marne (77).

Chatou (78) reste la ville au sein de laquelle l’immobilier a prit le plus de valeur. Les maisons anciennes s’y échangent en ce moment avec un prix médian de 490 000 €, une augmentation de + 8,3 %. En revanche les prix se sont fortement corrigés à Cormeilles-en-Parisis (95), où l’on peut aujourd’hui emménager pour 295 000 €, soit symbole -17,6 % moins chers qu’il y a un an à la même époque.

Les prix progressent surtout dans les Yvelines (78), et baissent généralement dans l’Essonne (91) perdant même -7,1 % à Montgeron (91), pour s’établir à 263 000 €. À noter toutefois la résistance de Corbeil-Essonnes (91), dont les maisons anciennes gagnent + 1,3 %, atteignant aujourd’hui 226 000 €.

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