Accueil Immobilier Prix de l’immobilier à Paris : +7 % au 1er trimestre 2018

Prix de l’immobilier à Paris : +7 % au 1er trimestre 2018

mis à jour: mardi 31 juillet 2018
Immobilier parisien
Acheter un appartement revient de plus en plus cher à Paris.

De janvier à mars il fallait compter 9070 €/m² de médiane pour devenir propriétaire d’un appartement ancien dans la capitale. Le prix de l’immobilier à Paris, tel que calculé par les notaires, a ainsi bondi de +7,3 % en 1 an. Un chiffre plutôt étonnant car dans un même temps les ventes ont chuté de -10 %.

Paris, ces quartiers où le prix de l’immobilier s’envole

À ce stade il s’agit de temporiser les chiffres. Car si les notaires constatent que le m² parisien a gagné +7,3 % de janvier à mars 2018 comparé à janvier–mars 2017, l’évolution n’est que de +9,5 % sur 5 ans. En supplément les prix n’augmentent plus que de +0,2 % d’un trimestre à l’autre.

Mais il ne s’agit que d’une vision d’ensemble, lorsque l’on y regarde à la loupe certains quartiers ont connu une forte inflation. C’est notamment le cas des Enfants Rouges (3e), dont le marché immobilier pointe désormais à 11 400 €/m². Ce plafond historique a été atteint après un décollage en mode fusée de +16,8 %. Avec de tels niveaux, il n’est guère étonnant que les parents se fassent du souci pour leurs enfants.

L’année fut particulièrement bonne pour les agents immobiliers de Saint Thomas d’Aquin (7e). Les notaires ont enregistré des ventes pour 14 880 €/m² de médiane, soit une poussée de +14,7 % en 1 an. Les performances furent également bonnes du côté de Gros Cailloux (7e) avec 11 780 €/m² pour +12,5 % en 12 mois.

Le marché immobilier du quartier Bonne Nouvelle (2e) a fait tout aussi bien. Les appartements anciens se sont vendus à 10 560 €/m² de médiane, les nouveaux propriétaires ont ainsi déboursé +12,4 % de plus que leurs prédécesseurs.

La hausse des prix de l’immobilier à Paris profite également aux quartiers dits populaires. Ainsi à Clignancourt (18e) il faut désormais compter sur un budget médian de 8750 €/m², après un décollage de +11,1 % sur 1 an. Et encore, on ne compte pas le montant des charges, dont l’assurance habitation pour propriétaires occupants.

Les prix de l’immobilier baissent quand même à Paris

Avec des ventes en recul de -10 %, un effet de reflux commence peut-être à se faire sentir. Dans le quartier de Saint Avoye (3e) les acheteurs s’en sortent pour 10 420 €/m². C’est certes au-dessus de la médiane parisienne, mais cela représente -5,2 % en 1 an.

Dans le quartier de La Madeleine (8e) les agents immobiliers ne font pas recette. Les appartements anciens se vendent en médiane à 9340 €/m², en baisse de -10,4 % sur 1 an.

Bonne nouvelle pour ceux qui recherchent la verdure dans la capitale, le Jardin des Plantes (5e) est également touché. Certes il faut tout de même compter sur un budget de 10 700 €/m², mais en baisse de -1,2 % sur 1 an.

Mieux vaut rester locataire à Paris ?

Si les prix de l’immobilier augmentent à Paris, les loyers reculent de -0,6 %. Dans ce contexte la rentabilité locative fond comme neige au soleil, et eu égard aux règles de la hausse des loyers, acheter n’est pas forcément la bonne option. Notre comparateur achat–location montre ainsi que le locataire parisien n’a pas toujours intérêt à devenir propriétaire de l’appartement qu’il occupe.

Le choix entre achat ou location à Paris pourrait donc reposer sur la plus-value immobilière potentielle. On ne peut plus construire dans la capitale, et l’ajout du réseau ferroviaire du Grand Paris devrait renforcer l’attractivité du marché immobilier local. À condition bien sûr d’avoir de la patience, la totalité du chantier ne devant être achevé qu’en 2030.