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Les prix du marché immobilier se stabilisent, pensent les professionnels

Les prix devraient continuer de soutenir le marché de l'immobilier © illustrez-vous - Fotolia.com

Lorsqu’on le leur demandait l’année dernière, seuls 35 % des professionnels de l’immobilier affichaient leur optimisme quant à leur activité. Pour cette 5e édition du baromètre du moral des promoteurs, constructeurs et commerciaux, le Crédit Foncier constate désormais 74 % d’optimistes. Un revers de situation dû aux taux immobiliers et aux dispositifs d’État, et tous s’accordent à dire que les prix du marché immobilier vont rester stable.

Les prix du marché immobilier ne suivent pas toujours la demande

Si la hausse de demande entraîne généralement un effet inflationniste, en matière d’achat de logement le consommateur est bien informé. Il n’hésite pas à retarder ses projets dès lors que les conditions du marché ne lui conviennent pas.

D’après les chiffres de l’INSEE, à la fin décembre 2015 les notaires avaient enregistré 803 000 transactions en 12 mois, contre 751 000 en septembre, et 694 000 en décembre 2014. Pour autant cette progression de +15,7 % n’a créé que peu d’inflation.

Les prix sur le marché immobilier des maisons ont gagné +0,6 %, tandis que ceux des appartements ont reculé de -0,8 %.

L’exemple de la région parisienne est encore plus parlant. Alors qu’en petite couronne les transactions ont bondi de +26 % de décembre à février, les prix ont perdu -0,3 % avec des dépréciations de -28 %.

Les prix du marché immobilier de la grande couronne parisienne affichent une déflation de -0,4 %, malgré un nombre de ventes en augmentation de +12 %.

Neuf comme ancien, prix du m² stables en région

Il a suffi d’un changement de méthode de calcul, pour que finalement on ne soit pas si loin que cela des 500 000 logements neufs par an, promis par François Hollande lors de sa campagne électorale de 2012. D’après les chiffres du ministère du logement, on en serait aujourd’hui à 351 000 habitations commencées, dont 187 300 appartements.

Un ajout d’offre qui éloigne le risque d’inflation sur les programmes des promoteurs, sauf pour 21 % des professionnels interrogés en Île-de-France.

Les prix du marché immobilier ancien aussi, devraient rester stables dans toutes les régions. En Île-de-France, on compte d’ailleurs plus de professionnels s’attendant à une baisse (19 %), que de pessimistes anticipant un effet inflationniste (14 %).

Il faut aller dans la région Nord-Est pour rencontrer 9 % parmi les sondés, qui se déclarent « très optimistes », le plus haut niveau de motivation de France métropolitaine.

Taux d’intérêt et dispositifs d’État en mode locomotive

Si le sondage du Crédit Foncier montre que 74 % des professionnels interrogés voient l’avenir en rose, les « commercialisateurs » sont les plus heureux. Car tous sont unanimes, les taux d’intérêt historiquement bas vont continuer d’alimenter le marché immobilier.

Mais les promoteurs pourraient être les premiers à en profiter, avec des aides apportées autant aux primo accédants qu’aux investisseurs immobiliers. Les premiers bénéficient d’un prêt à taux zéro à grand succès, les seconds reçoivent des remises d’impôt lorsqu’ils achètent un logement neuf pour le mettre sur le marché locatif.

Dans cette bonne ambiance collective, même la nouvelle ministre du logement, Emmanuelle Cosse, n’arrive pas à doucher l’optimisme du marché immobilier.

Les prix du marché immobilier modérés par les frais d’achat

Des critiques pleuvent sur l’encadrement des émoluments des notaires, qui ne feront gagner que quelques dizaines d’euros sur l’achat d’un logement à 200 000 €. Seuls ceux qui achètent des places de parking ou des petites parcelles à 20 000 €, pourront diminuer leurs frais de notaire de 50 %.

Tous les autres ménages devront se plier à la hausse des droits de mutation, passés de 3,8 % à 4,5 % sur presque tous les départements de France. Dans ce contexte de lourde taxation, les prix du marché de l’immobilier ancien sont condamnés à se cantonner sur leurs positions, pour le plus grand bonheur des acheteurs.

La baisse du taux moyen d’un emprunt immobilier désormais en dessous des 2 %, permet un gain de pouvoir d’achat à prix du m² égal. D’après le réseau de courtiers MeilleursTaux, à Toulouse les acheteurs peuvent désormais obtenir 5 m² de plus pour une mensualité de 1000 € sur 20 ans.

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