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Les professionnels de l’immobilier applaudissent le nouveau PTZ plus

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L’année 2016 devrait démarrer sur les chapeaux de roue pour le secteur de l’immobilier, et particulièrement pour les primo accédants. Car les professionnels sont unanimes : la nouvelle version du PTZ plus va aider les locataires à devenir propriétaire. C’est dans ce contexte qu’ils anticipent une stagnation des prix et des taux d’emprunt.

Pas beaucoup de primo accédants, mais plus quand même

La 4e version du baromètre Crédit Foncier/CSA sur le moral des professionnels de l’immobilier, n’avait pas été autant dans le vert depuis sa création. Promoteurs, agents, constructeurs et gestionnaires, ils sont désormais 67 % à être optimistes sur les 12 mois à venir, contre seulement 35 % l’année dernière.

La principale raison de cet optimisme est tout d’abord l’élargissement du prêt à taux zéro autant dans l’immobilier neuf qu’ancien. Depuis le 1er janvier, le dispositif donne la possibilité de financer 40 % d’un projet d’achat de résidence principale, ce qui permet à 75 % des professionnels d’anticiper une hausse des transactions de locataires devenus propriétaires.

Mais il reste certains obstacles, notamment le contexte économique et l’évolution du pouvoir d’achat des français. D’ailleurs la consommation des ménages est retombée en octobre (-0,7 %) et en novembre (-1,1 %), après avoir progressé au 3e trimestre (+0,7 %) selon l’INSEE.

Ainsi une minorité de primo accédants devrait profiter du nouveau PTZ plus, seuls 39 % des professionnels interrogés s’attendent à une hausse de la primo accession entre 6 % et 10 %.

Les prix et les taux de l’immobilier vont aider les jeunes couples

À l’hiver 2014, la baisse des taux d’emprunt immobilier amorcée par la baisse du coût de la dette française avait sonné le top départ du marché. Chez les agences du réseau Guy Hoquet, on note que les transactions ont progressé de +11,5 % l’année dernière, tandis que les notaires enregistrent une évolution globale de +4,2 % à la fin septembre sur toute la France.

Avec un taux immobilier moyen établi à 2,28 % pour l’accession dans le neuf et 2,20 % pour l’accession dans l’ancien (hors assurance emprunteur), plus d’un tiers des crédits à l’habitat sont souscrits sur des durées allant de 20 à 25 ans.

Et cela ne devrait pas changer, si l’on en juge par les promesses du directeur de la BCE (Banque Centrale Européenne) M. Mario Draghi, de continuer à faire chauffer la planche à billets à sa manière. Ainsi le taux de remboursement de la dette française à 10 ans est resté sous la barre des 1 %, signe qu’il n’y a aucune raison pour que les taux d’intérêts ne bougent de manière significative.

C’est aussi la conclusion de 71 % des professionnels interrogés par le sondage, qui s’attendent à ce que le niveau des taux immobiliers reste avantageux pour l’emprunteur.

Même les prix ne devraient pas bouger, sauf dans le neuf

Pour faire entrer les locataires sur le marché de la propriété immobilière, les taux et la stabilité économique ne suffisent pas, il faut en plus des prix abordables. Et là-dessus il devrait y avoir un écart entre les prix du mètre carré neuf et ancien au cours des 12 prochains mois.

Si 39 % des professionnels interrogés s’attendent à une baisse des prix de vente des logements anciens, ils ne sont que 16 % à anticiper le même scénario pour les logements neufs. Une majorité s’attend à une stagnation des prix plutôt qu’à une baisse, tout autant dans l’ancien (45 %) que dans le neuf (61 %).

Les carnets de commandes dans la construction ne devraient pas faiblir, sans doute grâce aux 40 % de participation du prêt immobilier à taux zéro. On trouve ainsi 30 % de professionnels pour anticiper une hausse des transactions sur les logements neufs, contre 24 % dans l’ancien.

D’ailleurs les professionnels les plus optimistes sont surtout les promoteurs (76 %) et les constructeurs de maisons individuelles (73 %). Et force est de constater que le secteur de la construction est le plus gâté cette année, avec le maintien du dispositif de défiscalisation Pinel, en plus de l’élargissement du PTZ plus.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : d’après le Commissariat Général au développement durable, les permis de construire des logements collectifs ont bondi de +7,4 % de septembre à novembre, par rapport aux 3 mois précédents.

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