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7 Français sur 10 propriétaires grâce aux aides de l’État

Jeunes propriétaires
Le PTZ plus a dopé l'arrivée des jeunes propriétaires via l'immobilier neuf.

Plus des 2/3 des primo accédants ne pourraient pas acheter leur logement sans les aides de l’État. C’est ce qu’il ressort de l’étude annuelle du Crédit Foncier, qui pointe notamment le besoin en zones détendues. Des chiffres qui montrent que les droits de mutation et les prix du m² ont rendu le PTZ et le PAS indispensables pour les jeunes ménages.

18 milliards d’euros pour devenir propriétaire

Les 2 principales mesures d’aide à l’accession à la propriété sont le PAS (Prêt d’Accession Sociale) et le PTZ (Prêt à Taux Zéro). Les 2 ne sont éligibles qu’en dessous d’un plafond de ressources, ils peuvent être cumulés sous certaines conditions. En 2016 ils ont ainsi distribué 18 milliards d’euros pour aider des locataires à devenir propriétaire.

Le taux du PAS est proche de celui du secteur libre. D’après les chiffres du Crédit Foncier, en 2016 il a permis en moyenne d’acquérir un logement à 178 130 €. Le revenu mensuel moyen de l’emprunteur s’est situé à 2510 €.

Le PTZ est un crédit gratuit, dont la durée de remboursement varie selon plusieurs critères. L’année dernière il a permis de financer des opérations à 191 192 € de moyenne. Les bénéficiaires se sont ainsi vus prêter 64 395 € à taux zéro.

Des aides de l’État essentielles en zones éloignées

Les chiffres du Crédit Foncier, compilés avec les données de la SGFGAS, mettent en avant le problème immobilier français. La population est majoritairement concentrée en zones urbaines, particulièrement sur les 2 couronnes parisiennes. C’est aussi là où les prix de l’immobilier sont les plus élevés.

Pour un appartement neuf, la fédération des promoteurs calcule une moyenne de 4850 €/m² en Île-de-France, et 3778 €/m² en province. Et pourtant 60% des aides à l’accession immobilière sont distribuées au sein des zones B2 et C, celles que l’on appelle les zones détendues.

Car même éloigné de la concentration urbaine, le logement reste difficilement accessible pour les jeunes. Ainsi 77 % des PTZ distribués par le Crédit Foncier ont été souscrits par des ménages de moins de 40 ans.

Prolonger les aides immobilières sur toute la France

Comme tous les ans le gouvernement doit trouver quelques dizaines de milliards d’euros pour équilibrer son budget. Il fait donc ce qu’ont fait tous ses prédécesseurs, tous bords politiques confondus, il tente de rogner sur le logement.

Cette fois-ci l’idée était de réduire le PTZ aux seules zones tendues, sortant ainsi des milliers de ménages du dispositif. Finalement les députés l’ont maintenu sur toute la France, en procédant toutefois à un coup de rabot. Ainsi le prêt à taux zéro reste accessible au sein des zones B2 et C, mais uniquement à 20 % du coût du projet. En zones tendues les ménages continuent de bénéficier de 40 %.

Les aides immobilières restent essentielles pour les jeunes ménages, à cause de 2 facteurs. Le premier est représenté par les frais d’achat, qui peuvent monter à 10 % du prix de vente dans l’ancien. Cela signifie posséder une épargne de 20 000 € pour acquérir un logement à 200 000 €.

Le second facteur est le coût des logements neufs. Effectivement si les droits de mutation y sont quasiment nuls, le prix du m² peut-être 3 fois plus élevé que dans l’ancien.

Dans ce contexte 70 % des primo accédants ont recours au PTZ et au PAS pour devenir propriétaire dans l’immobilier neuf. Le rapport trimestriel des promoteurs avance que 46 % des ventes d’appartements neufs sont destinées à l’accession. Des chiffres qui se réduiront en même temps que les aides immobilières.

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