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5 choses à demander à un courtier en assurance de prêt immobilier

Si l’emprunteur est conscient qu’il peut diviser ses cotisations par 2 en passant par un courtier en assurance de prêt immobilier, il doit réaliser que « moins cher » ne signifie pas toujours « mieux ». Une mauvaise définition de l’incapacité ou une restriction des indemnisations pourrait fort bien rendre un contrat d’assurance emprunteur inutile.  Voici 5 points essentiels à scruter à la loupe avant de changer d’assurance-crédit.

1- Quelle est la durée de la franchise ?

Tout contrat d’assurance comporte une franchise. Une étude de l’observatoire BAO montre que 80 % des offres des courtiers en assurances pour prêt immobilier incluent une franchise inférieure ou égale à 90 jours. Il reste tout de même pas mal de contrats de prêts incluant des franchises supérieures à 90 jours, allant même jusqu’à 365 jours pour certaines pathologies !

L’étude de l’observatoire BAO montre que les banques ont tendance à proposer des contrats d’assurance crédit avec franchise de 180 jours, afin de s’aligner sur les prix des courtiers.

Précisez bien au courtier que vous contactez que vous souhaitez une franchise inférieure à 90 jours.

2- Le remboursement est-il forfaitaire ou indemnitaire ?

Lorsqu’un contrat d’assurance emprunteur est indemnitaire, l’assureur déduira les indemnités déjà perçues des versements à son assuré. En clair, si suite à un accident ou une maladie la sécurité sociale ou tout autre organisme vous verse des indemnités équivalentes à vos revenus, l’assureur ne vous versera pas un centime.

Lorsqu’au contraire un contrat d’assurance crédit est forfaitaire, l’assureur vous versera ses prestations, quels que soient les remboursements et indemnités déjà perçus par d’autres organismes.

Demandez à votre courtier de vous trouver un contrat d’assurance pour prêt immobilier à remboursement forfaitaire.

Bien choisir un contrat d’assurance de prêt immobilier est primordial pour la sécurité de votre famille.

3- Incapacité d’exercer sa profession, ou toute profession ?

La notion d’incapacité au travail d’un contrat d’assurance emprunteur doit préciser s’il s’agit de la profession de l’assuré, ou de toute profession.

Lorsque la capacité se rapporte à toute profession, vous pourriez ne pas percevoir d’indemnisation si votre maladie ou votre accident vous rend incapable d’exercer votre activité, mais vous laisse capable d’en exercer une autre.

Précisez à votre courtier que votre contrat d’assurance de crédit immobilier doit couvrir la capacité à pratiquer votre profession.

4- Les garanties sont-elles maintenues en cas d’inactivité ?

Les courtiers en assurance de prêt immobilier proposent peut-être des cotisations moins chères, mais les clauses renferment parfois quelques surprises. Ainsi on apprend que peu des contrats qu’ils proposent maintiennent la garantie incapacité partielle ou totale en cas de période d’inactivité.

Cela signifie que vous ne percevriez pas d’indemnisation sur votre contrat d’assurance crédit, pour tout accident ou maladie survenue en période de chômage. Vérifiez bien que le contrat que l’on vous propose maintienne les garanties incapacité temporaires et partielles en cas d’inactivité professionnelle.

5- Comment est définie l’incapacité ?

L’une des principales sources de litige entre assureurs et assurés, concerne la définition de l’incapacité. Il est préférable de souscrire une assurance prêt immobilier intégrant un barème de référence. Il peut s’agir du barème des accidents de travail de la sécurité sociale, ou d’un barème de droit commun.

En supplément, certains assureurs exigent à la fois une invalidité fonctionnelle à 66 % (comme le veut le barème des accidents du travail de la sécurité sociale), et à la fois une invalidité professionnelle à 100 %.

Précisez bien à votre courtier en assurance de prêt immobilier que des clauses doivent clairement définir les barèmes utilisés pour le calcul de l’incapacité.

 

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