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Le rachat de crédit immobilier représente 18 % des prêts à l’habitat

Le dernier rapport de l’Autorité de Contrôle Prudentiel de la Banque de France (ACPR), montre que le rachat de crédit immobilier représente 18 % des prêts à l’habitat. L’encours atteint 6,5 % du volume, ce qui représente près du double sur 3 ans. Focus sur ces chiffres qui rappellent aux propriétaires qu’ils peuvent économiser des milliers d’euros sur leurs mensualités.

Le rachat de crédit immobilier représente 18 % des dossiers

Le rapport de l’ACPR de la Banque de France sur les prêts à l’habitat en 2013, montre que le rachat de crédit immobilier représentait 18 % du nombre de dossiers traités, à la fin décembre 2013. Ces chiffres concernent uniquement les reprises de dettes immobilières par des organismes de crédits extérieurs au prêteur initial.

On ne comptabilise donc pas les renégociations de taux effectués directement entre les emprunteurs et les prêteurs, ou par l’intermédiaire de courtiers spécialisés.

On inclut par contre le regroupement de dettes, car certains propriétaires en ont profité pour faire reprendre leurs prêts à la consommation. Au final, le rachat de crédit immobilier a dépassé l’investissement locatif (10,3 % des contrats) et le crédit relais (4,3 % des contrats) à la fin 2013.

Une part toujours plus importante sur l’encours global

En 2010, l’encours du rachat de crédit immobilier représentait 3,6 % de l’encours total des crédits à l’habitat. Cette proportion est passée à 4,2 % en 2012, pour atteindre 6,5 % en 2013. Cette proportion pourrait bien augmenter au cours des prochains mois, eu égard au faible coût du crédit.

On note un certain décalage entre la proportion de dossiers (18,1 %) et le montant de l’encours. Ce décalage est dû au fait que les sommes en jeu lors d’une opération de rachat de crédit, sont toujours moins importantes que lors de l’achat d’un bien immobilier.

La baisse des taux n’explique pas tout

En mars 2013, la proportion de dossiers de rachat de crédit sur le total des prêts immobiliers ne dépassait pas les 5 %. Les statistiques de l’observatoire CSA/Crédit Logement nous apprennent que le taux nominal moyen tournait aux alentours des 3 %. Aujourd’hui, la différence n’est pas suffisante pour expliquer le regain d’intérêt du public pour le rachat de crédit immobilier.

Il est plus probable que ces facteurs aient influé sur la décision des emprunteurs :

  • Le faible rendement des livrets et assurances vie.
  • La volatilité de la fiscalité des placements.

Car le propriétaire disposant d’un petit capital pourrait avoir plus à gagner à faire racheter ses crédits, plutôt qu’à placer sur un livret ou une assurance-vie.

Exemple de l’utilité du rachat de crédit immobilier

Prenons l’exemple d’un couple ayant acheté son logement 250 000 € en 2008, à l’époque où les taux moyens étaient de 5 %. Admettons qu’avec les frais, ils aient obtenu un TEG de 5,3 %, pour des remboursements sur 20 ans. Notre calculateur de mensualités montre que les échéances sont de 1354 €.

Aujourd’hui 5 ans plus tard, ils auraient donc remboursé 60 mensualités, le capital restant dû ne serait plus que 167 800 €. En admettant qu’ils suivent la moyenne des taux d’aujourd’hui, ils pourraient obtenir un TEG de 3,2 %. En admettant qu’un rachat de leur crédit immobilier leur coûterait 6 % de la somme à reprendre, notre couple aurait donc besoin d’utiliser une épargne de 8390 €.

En reprenant notre simulateur, on voit que 167 800 €, à 3,2 % sur 15 années restantes, donnent des mensualités de 1175 €. Cela représente une économie mensuelle de 179 €. Sur 15 ans, l’économie totale est de 32 220 €.

Si ce couple avait placé les 8390 € des frais de cette opération sur une épargne à 2,5 % nets d’impôt, le capital final aurait été de 12 151 €. La différence parle d’elle-même, et explique le succès que connaît actuellement le rachat de crédit immobilier.

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