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Le rebond de la croissance va-t-il faciliter la consommation ?

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C’est une bouffée d’air que nous procurait l’INSEE jeudi dernier, en annonçant que la croissance de l’économie française devrait atteindre 1,2 % cette année. Mais cela ne suffira peut-être pas pour relancer la consommation dans un premier temps, à cause d’un chômage qui stagne. Quant à l’investissement des ménages l’institut s’attend à ce qu’il recule, il devra d’abord passer par celui des entreprises.

Croissance en hausse, chômage au point mort

Si les efforts du gouvernement devraient permettre d’ajouter 114 000 emplois cette année, ces derniers suffiront au mieux à absorber l’arrivée d’une nouvelle population active. En 2015 Pôle emploi devrait donc continuer de compter 10,1 % de travailleurs uniquement pour la métropole. Mais selon la note de conjoncture de l’INSEE pour juin 2015, le « découragement des chômeurs seniors » jouera un rôle dans ces statistiques.

Il faudra donc plus que les 1,2 % de croissance prévue cette année, pour créer suffisamment d’emploi afin de relancer la machine. Cela n’empêche pas les signes positifs d’apparaître au fur et à mesure des études, depuis le début de l’année.

On apprenait ainsi que la souscription de crédits à la consommation est au plus haut niveau depuis 4 ans. On constatait également que les ventes de voitures augmentaient au cours du 1er trimestre, particulièrement durant le mois de mars.

Le pouvoir d’achat des ménages augmente

L’INSEE prévoit que l’indice du pouvoir d’achat des ménages passe de 1,1 en 2014 à 1,9 cette année. Les responsables sont la faible inflation et la chute des prix du pétrole. Enfin la baisse des taux des prêts à la consommation vient renforcer le panier des particuliers. Malgré cela la famille française moyenne n’a pas l’intention d’épargner, au contraire elle devrait abaisser ses investissements de 4,7 %.

Et pourtant la bouée de sauvetage devrait venir des entreprises, qui commencent à augmenter leurs investissements. Les exportations peuvent reprendre grâce à un euro faible, et les banques disposent désormais de liquidités à investir, suite à la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne.

Mais tout cela bien sûr, c’est compter sans le feuilleton économico-social de la Grèce.

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