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Placement : le rendement des fonds actions ne décolle pas

Les marchés boursiers continuent de faire grise mine.

Pour la Banque de France il s’agit d’une « progression de leurs performances annuelles », ce qui est mathématiquement exact. Mais pour l’instant les rendements des fonds actions restent en territoire largement négatif. Les fonds d’épargne salariale font moins pire, et les investisseurs institutionnels réfléchissent à une alternative aux OPC (Organisme de Placement Collectif).

Le rendement des fonds actions reste en territoire négatif

À la fin juillet les fonds actions se dirigeaient lentement vers la surface. Après avoir affiché une contre-performance de -9,3 % en juin, juillet finissait à -8,5 %. Pour autant les investisseurs ayant choisi les actions françaises en seront pour leurs sous. Les quelques 23 milliards d’euros recensés par la Banque de France ont continué de plonger, à -8 % en juillet contre -7,3 % en juin.

Les propriétaires de parts de fonds actions UE et international s’en sortent le mieux, pour l’instant ils n’ont perdu que -7,2 % par rapport au début de l’année. Ceux qui ont misé sur le CAC 40 auraient mieux fait de placer leur argent dans l’économie participative. Depuis le début de l’année l’indice n’a jamais retrouvé sa valeur du 31 décembre 2015, même s’il remontait à mi-chemin à la fin juillet.

Les fonds d’épargne salariale continuent leur chute

S’il est clair que les OPC sont des produits à conserver pour offrir de la performance dans le temps, les mois de juin et juillet ne sont pas folichons. Avec des taux d’emprunt en chute libre, l’investissement locatif pourrait offrir des opportunités de consolider une pension de retraite.

Après avoir chuté de -3,5 % en juin, les fonds d’épargne salariale sont descendus jusqu’à -3,9 % en juillet. Que les propriétaires des 116 milliards d’euros d’encours se rassurent, il est difficilement pensable qu’ils soient perdant sur une longue durée de détention.

Par ailleurs les investisseurs institutionnels, assureurs et fonds de pension, pensent sérieusement à se détacher des marchés financiers. Eux qui traditionnellement achetaient des obligations des pays de la zone euro, ne peuvent désormais plus se contenter du ridicule rendement offert par la dette française. Ils se tournent vers l’immobilier de bureau professionnel, porteur de meilleurs espoirs de rendement.

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