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Plus de 7 milliards d’euros de crédits immobiliers renégociés en 1 mois

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Les banques n'aiment pas ça mais tant pis, la renégociation d'un crédit permet d'en diminuer les mensualités.

Avec la chute des taux immobiliers, le ménage gagne en pouvoir d’achat en abaissant ses mensualités. À un tel point que les renégociations de crédit à l’habitat ont représenté 7,3 milliards d’euros en juin. Une bonne opportunité pour les plus endettés de se sortir la tête de l’eau, en faisant racheter également leurs dettes de trésorerie pour beaucoup moins cher.

38 % des crédits immobiliers sont des renégociations

Le mois de juin a vu les banques redécouvrir une de leurs bonnes vieilles activités : le rachat de prêt immobilier. D’après les chiffres officiels de la Banque de France, 38,3 % des crédits à l’habitat souscrits en juin étaient en fait des renégociations. Lorsqu’un ménage a souscrit son crédit à l’habitat à un taux nominal au moins 1 % plus élevé que ce qu’il pourrait obtenir aujourd’hui, il a la possibilité de diminuer ses mensualités. Il se rend dans sa propre banque ou chez une concurrente, et demande une offre de rachat.

Généralement il obtiendra mieux auprès d’une autre enseigne, désireuse de l’attirer dans ses coffres. L’objectif est de financer le capital restant à meilleur prix, tout en conservant la même durée des remboursements. En octobre 2014 la moyenne des taux immobiliers était d’environ 2,5 %, elle est descendue à 1,56 % en juillet ce qui rend la renégociation intéressante pour ces emprunteurs.

Renégocier aussi ses crédits à la consommation

Les ménages ayant des dettes de trésorerie, peuvent avoir intérêt à les inclure dans la renégociation de leur prêt immobilier. Effectivement si le capital restant sur la dette immobilière représente plus de 60 % de l’ensemble des crédits à renégocier, la banque qui refinance a l’obligation d’appliquer un taux immobilier.

Pour rappel, le TEG moyen d’un crédit de trésorerie supérieur à 6000 € atteignait 7,34 % au 2e trimestre 2014 (source : Banque de France). Pour les crédits à l’habitat à long terme et à taux fixe, la barre descendait à 1,86 % en juin, soit 4 fois moins cher.

Une manœuvre qui pourrait s’avérer utile pour ne pas rejoindre les 843 000 ménages qui croulent sous les dettes. Au 1er trimestre 2016, les crédits renouvelables et les prêts personnels pesaient pour 744 millions d’euros sur la totalité des dossiers de surendettement.

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