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La renégociation de taux dépasse désormais les prêts immobiliers

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Pour l'instant, les banques ne peuvent pas refuser la renégociation de taux.

Pas facile d’être le directeur d’une agence bancaire, avec des taux d’emprunt aussi bas. En septembre la renégociation de taux a ainsi globalement représenté 51,6 % de l’activité des crédits à l’habitat, constate la Banque de France. La tendance pourrait avoir continué en octobre, mais la fête pourrait être bientôt finie.

La renégociation de taux devient la principale activité des banques

Le mois dernier déjà, on constatait que les rachats de crédit immobilier étaient aussi nombreux que les crédits à l’habitat. Le dernier rapport de la Banque de France démontre que la renégociation de taux a représenté 51,6 % des 23,7 milliards d’euros de nouveaux prêts immobiliers en septembre.

Les directeurs d’agence ont donc dû dérouler le tapis rouge pour conserver leurs clients actuels, ou en attirer de nouveaux. Ainsi le chiffre d’affaires générées par le rachat de crédits immobiliers s’est monté à 12,23 milliards d’euros, 4 fois plus qu’en avril.

Accepter la renégociation de taux ou perdre sa clientèle

Il est fini le bon vieux temps, quand le conseiller clientèle d’une banque arrivait à convaincre son client qu’il ne trouverait pas mieux ailleurs. Même si le particulier reste attaché au contact humain, il préfère de loin la recherche Internet. Un propriétaire accédant ne mettra pas bien longtemps avant de comprendre qu’il peut faire racheter son crédit immobilier, à un taux plus faible pour la même durée, donc en diminuant ses mensualités.

D’après les relevés de la Banque de France, en septembre le taux effectif moyen (frais inclus) s’établissait à 1,68 %, contre 2,43 % en mars 2015. La différence peut parfois suffire à augmenter le pouvoir d’achat et/ou d’épargne d’un ménage.

Le rachat de crédit immobilier est ainsi rapidement devenu une véritable industrie. Les courtiers montent eux-mêmes le dossier de leurs clients, le transmettent à plusieurs banques et récupèrent la meilleure offre. Mais attention, il s’agit de prendre en compte les pénalités de remboursement anticipé que ne manquera pas de facturer la banque perdante. Pas de soucis, la banque gagnante a d’autres arguments.

Tout pour attirer une nouvelle clientèle

Les banques savent pertinemment qu’avec des taux d’emprunt aussi bas, il est quasiment impossible que ces nouveaux puissent trouver moins cher ailleurs dans quelques années. Elles sont donc quasiment assurées de conserver la fidélité des nouveaux venus. Et comme tout bon français qui se respecte, les ménages épargnent pour payer leurs impôts, les études des enfants, et autres dépenses forcées.

En plus de la renégociation de taux, les banques proposent la gratuité sur différents services bancaires. Carte de crédit, nombre de retraits et de virements offerts par la maison, attention toutefois car ces largesses ne sont souvent valables qu’un an. En supplément le propriétaire accédant peut rechercher une assurance emprunteur moins chère, et obliger la banque repreneuse de son crédit immobilier à l’accepter. Il devra toutefois présenter une police dont la couverture répond aux exigences de son nouveau créancier.

Il y a fort à parier que la course au rachat de crédit immobilier a continué en octobre, en revanche il est possible qu’elle commence à s’essouffler. Certains signaux portent à croire que le marché est proche une remontée des taux, la renégociation perdrait ainsi de son intérêt.

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