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Quand l’économie collaborative sauve un château français

Château de La Mothe-Chandeniers

Le financement participatif sert aussi à sauver le patrimoine français. L’association Adopte un château a ainsi trouvé 6500 acheteurs pour le château de la Mothe-Chandeniers. La levée de fonds s’est effectuée via la plate-forme Dartagnans.fr sous la structure d’une société par actions simplifiées (SAS).

Restaurer un château du XIIIe siècle abandonné depuis 30 ans

Il est difficile d’imaginer que des architectes, des tailleurs de pierre et des maçons aient pu réaliser une telle prouesse il y a 700 ans. Et pourtant le château de la Mothe-Chandeniers est posé en plein milieu d’un lac depuis le XIIIe siècle, et il tient toujours debout. Mais ce chef-d’œuvre du patrimoine français aurait bien pu s’écrouler sans l’intervention de l’association Adopte un château.

À l’abandon depuis 1980, la bâtisse est envahie de végétation et nécessite des travaux de l’ordre d’1 million d’euros. Alors puisque qu’aucun acheteur ne s’est manifesté, l’association a fait appel aux particuliers via la plate-forme Dartagnans.fr.

La communication effectuée principalement via les réseaux sociaux est un succès. En moins de 2 mois 6500 internautes de 45 nationalités réunissent plus de 500 000 €. Ils deviennent propriétaires via une société par actions simplifiées, pour un investissement minimum de 50 €. Une 2e collecte de fonds devrait être lancée dans l’année, afin de financer les travaux de restauration.

Sauver le patrimoine français grâce à l’économie collaborative

Il y aurait en ce moment 600 châteaux en péril. Difficultés économiques, éloignement des voies d’accès, gouffres financiers, autant de raisons pour faire fuir les investisseurs potentiels. Faute de rénovation, l’association ne serait pas surprise de voir 6000 bâtisses ainsi en péril dans 10 ans.

Toujours d’après les calculs des auteurs, il faudrait 6 milliards d’euros pour réhabiliter tous les châteaux en péril d’ici à 10 ans. À titre de comparaison, ce montant représente le budget alloué aux monuments historiques par le ministère de la culture.

Il faudra donc faire appel à l’économie collaborative, un principe déjà utilisé pour d’autres projets de société. Pour autant il s’agit presque de charité, car les participants ne reverront sans doute jamais leur mise. Certains châteaux seront ouverts au public, tantôt avec entrée payante, tantôt gratuite, mais cela ne suffira pas à rentabiliser l’affaire.

Toutefois l’idée d’une promenade annuelle pour visiter son parc immobilier et découvrir la gastronomie locale plaira certainement.

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