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Semaine 31 : taux optimistes pour économie stagnante

Les taux immobiliers devraient accuser une nouvelle baisse, dans un contexte où l'économie semble stagner.

Le petit monde de l’économie attend avec impatience la moyenne des taux immobiliers de l’observatoire CSA/Crédit Logement, pour juillet. Inévitablement on anticipe une baisse, dans un contexte où la France emprunte à des conditions inespérées il y a encore quelques mois. Et il en faudra bien des facteurs favorisants, pour relancer le moteur de la croissance qui semble avoir fait une pause au début de l’été.

Taux d’emprunt de la France à 10 ans : 0,141 %

Le 23 juin aura marqué un tournant dans l’économie française, et in fine dans le porte-monnaie de ses consommateurs. Les Britanniques ont voté pour le Brexit, créant une panique dans les salles de marché dont les traders se réfugièrent de l’autre côté de la Manche, dans cette bonne vielle France.

Résultat : alors que l’on pensait que le taux d’emprunt de la dette française avait atteint le plancher, voici qu’elle redescend à 0,141 % le 27 juillet. Durant le mois dernier, ces obligations françaises qui déterminent la valeur des taux des crédits immobiliers, se sont établies dans une fourchette de 0,107 % à 0,226 %. En juin, elles allaient de 0,475 % % à 0,39 % avant le Brexit, pour donner un taux d’emprunt immobilier moyen de 1,60 %.

Conclusion : il y a de fortes chances pour que la moyenne ait encore chuté au mois de juillet. Pas de quoi se précipiter sur le marché du logement toutefois, car dans les grandes villes le pouvoir d’achat immobilier diminue.

Croissance et consommation au ralenti

Si les ventes d’immobilier battent leur plein, la consommation n’a pas suivi le même essor. La faute sans doute aux taux d’emprunt, qui contrairement au secteur du logement, n’ont pas vraiment chuté dans le domaine des biens d’équipement. En mai le TEG moyen s’est stabilisé à 4,37 %, exactement comme en avril alors que les banques pouvaient toujours emprunter à 0 % auprès de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Ainsi malgré toutes ces bonnes conditions, le mois de juin a marqué une pause dans l’inversion de la courbe économique. Les dépenses de consommation des ménages baissent notamment de -0,8 %, même les ventes de voitures neuves marquent le pas.

Mais ne boudons pas notre plaisir. Si l’INSEE constate que la croissance du PIB est nulle au 2e trimestre, elle reste de +1,1 % sur 1 an. Les dépenses de consommation des ménages notamment augmentent de +1,5 % sur la même période, avec une inflation maîtrisée à +0,2 %.

Les sociétés de crédit devraient partir elles-aussi en vacances en août, pour ressortir leur artillerie de taux promotionnels à la rentrée de septembre. D’ici là, on connaîtra l’impact des attentats sur le moral du consommateur.

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