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Le taux des assurances-vie est moins bon chez les banques

Tirelire vide
Bon choix de l'assurance-vie : on ne le saura qu'après coup.

L’association de consommateurs CLCV a enquêté sur 232 contrats d’assurance-vie en 8 ans de détention. Le constat est sans appel : le taux de rémunération est meilleur auprès des assureurs et des mutuelles. Mais là ne s’arrête pas l’intérêt de l’enquête : préférez les contrats individuels, les frais y sont moins élevés.

Grand écart entre le taux de rendement des assurances-vie

La bancassurance est à la traîne, c’est ce que révèle une étude de la CLCV. De 2009 à 2016 le rendement des assurances-vie gérées par les banques n’a cessé de diminuer, malgré l’intérêt grandissant du public. Ce n’est pas le cas pour les assureurs et les mutuelles, qui ont octroyé un léger rebond de 3,30 % à 3,34 % de 2011 à 2012.

Alors que l’écart n’était que de 35 points de base en 2009, le fossé n’a cessé de se creuser. En 2016 le taux des assurances-vie distribuées par les banques s’est limité à 1,44 %. Tandis que les assureurs et les mutuelles ont reversé 2,25 % à leurs membres.

Note : il s’agit des rendements des 232 contrats étudiés par la CLCV. En réalité les chiffres officiels sont ceux de la FFA.

D’ailleurs sur les 18 contrats d’assurance-vie ayant servi un taux de 3 % ou plus en 2016, on ne trouve que 2 banques. BforBank a permis 3,04 % via son contrat multisupport BforBank vie. Fortuneo a fait 3,10 % via son contrat Fortuneo vie.

Des taux de redistribution du simple au double

La loi veut que le titulaire d’une assurance-vie perçoive au moins 85 % des bénéfices réalisés grâce à son épargne. Le gestionnaire dispose de 8 ans pour atteindre ce taux de distribution. Mais cette loi comporte des failles. Notamment les modalités de répartition des bénéfices entre les contrats sont tellement complexes, qu’elles laissent une marge d’appréciation aux professionnels.

Les informations entre les 2 côtés du guichet passent mal, comme en témoigne la déconvenue de cet épargnant.

Au final si le taux de redistribution moyen est de 75,1 %, la fourchette est large. En haut du palmarès on trouve l’assureur Parnasse MAIF et son contrat Cap étude, avec un taux de redistribution de 107 %. En bas du tableau on tombe sur CNP Assurances, qui n’a redistribué que 56,3 % des bénéfices sur son contrat garantie retraite euros.

Il semble d’ailleurs que CNP Assurances ait chouchouté les détenteurs de son contrat Ampli grain 9, sur lequel le taux de redistribution a atteint 88 %.

En moyenne la performance d’un portefeuille est de 34,31 % sur 8 ans. Les meilleurs ont produit 49,90 %, les mauvais élèves se sont limités à 27,29 %.

Le taux de l’assurance-vie affecté par les frais

Pour diminuer le coût de l’assurance-vie, il vaut mieux souscrire un contrat individuel. L’étude de la CLCV montre que les frais sur versements sont de 2,021 % pour les contrats individuels, et 2,918 % pour les contrats collectifs. Pour les contrats associatifs c’est encore plus cher : 3,514 %.

Les frais de gestion ne sont pas les mêmes selon que le contrat soit en unités de compte ou en fonds euros. Le titulaire d’une assurance-vie individuelle versera 0,694 % à sa banque s’il s’agit d’un fonds en euros. Si le contrat est collectif, le taux de prélèvement monte à 0,705 %.

L’écart est encore plus marqué sur les unités de compte. Les frais de gestion des contrats collectifs atteignent 0,833 %, alors que ceux des contrats individuels affichent 0,781 %.

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