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Le taux des assurances-vie est moins bon chez les banques

mise à jour: 29 novembre 2018
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Bon choix de l'assurance-vie : on ne le saura qu'après coup.

L’association de consommateurs CLCV a enquêté sur 232 contrats d’assurance-vie en 8 ans de détention. Le constat est sans appel : le taux de rémunération est meilleur chez les assureurs et les mutuelles que chez les banques. Mais là ne s’arrête pas l’intérêt de l’étude : préférez les contrats individuels, les frais y sont moins élevés.

Comparatif des taux des assurances-vie

Les assurances-vie vendues par la bancassurance offrent moins de rendement servi au client, c’est ce que révèle une étude de la CLCV. De 2009 à 2016 les géantes de la finance ont distribué 22,62 % de rémunération contre 27,96 % pour les assureurs et les mutuelles.

Durant la crise économique apparue en 2008 aux États-Unis et répandue en France en 2009, les banques n’ont cessé de clamer leur difficulté à donner du rendement. Et effectivement leurs assurances-vie sont passées de 3,59 % à 3,3 % entre 2009 et 2010. Les mutuelles ont rencontré les mêmes problèmes, descendant leurs rendements de 3,94 % à 3,72 %.

Comparatif taux assurance vie CLCV
Source : CLCV

Mais ces dernières ont amorcé un tournant entre 2011 et 2012, faisant passer leurs assurances-vie de 3,30 % à 3,34 %. Pendant ce temps les banques continuaient de diminuer les leurs de 2,90 % à 2,72 %.

Pour info : d’après l’Observatoire de l’épargne réglementée de la Banque de France, les assurances-vie en support euros ont rapporté 1,8 % en 2017.

Assureurs et mutuelles plus honnêtes que les banques ?

La loi veut que le titulaire d’une assurance-vie perçoive au moins 85 % des bénéfices réalisés grâce à son épargne. Le gestionnaire dispose de 8 ans pour atteindre ce taux de distribution. Mais cette loi comporte des failles. Notamment les modalités de répartition des bénéfices entre les contrats sont tellement complexes, qu’elles laissent une marge d’appréciation aux professionnels.

Les informations entre les 2 côtés du guichet passent mal, comme en témoigne la déconvenue de cet épargnant. La CLCV a non seulement relevé un grand écart de 56 % à 107 % dans le taux de redistribution, mais également des différences entre les contrats vendus par la même banque.

C’est notamment le cas des assurances-vie de la Caisse d’Épargne gérées par CNP assurance, dont le taux de distribution va de 56 % à 89 % selon les contrats.

En haut du classement on trouve Cap’Etudes de la MAIF, qui a appliqué un taux de redistribution de 107 % sur 8 ans. Au final les souscripteurs ont bénéficié d’un rendement de 33,91 %.

En bas du classement se trouvent 4 assurances-vie ACMN VIE du Crédit Mutuel Nord Europe, avec un taux de distribution de 57,8 %. Les souscripteurs ont ainsi bénéficié de 20,51 % de rendement en 8 ans.

Pour info : vous avez peut-être une assurance-vie à votre nom, dormant au fond des coffres d’une banque sans que vous ne le sachiez. Désormais la Caisse des Dépôts met à la disposition du public un moteur de recherche, c’est gratuit et ça peut rapporter gros.

Le taux de l’assurance-vie affecté par les frais

Pour diminuer le coût de l’assurance-vie, il vaut mieux souscrire un contrat individuel. L’étude de la CLCV montre que les frais sur versements sont de 2,021 % pour les contrats individuels, et 2,918 % pour les contrats collectifs. Pour les contrats associatifs c’est encore plus cher : 3,514 %.

Les frais de gestion ne sont pas les mêmes selon que le contrat soit en unités de compte ou en fonds euros. Le titulaire d’une assurance-vie individuelle versera 0,694 % à sa banque s’il s’agit d’un fonds en euros. Si le contrat est collectif, le taux de prélèvement monte à 0,705 %.

L’écart est encore plus marqué sur les unités de compte. Les frais de gestion des contrats collectifs atteignent 0,833 %, alors que ceux des contrats individuels affichent 0,781 %.

Fabien Belleinguer

Fabien Belleinguer

Éditeur chez Emprunter-Malin.com
Blogueur sur les thèmes de l'argent et l'immobilier depuis 2012, je suis radin, suspicieux, mais toujours poli. Autodidacte, je choisis mes sources d'information avec soin et les analyse en toute indépendance.
Fabien Belleinguer