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Taux de prêt immobilier : ceux qui en profitent et ceux qui attendent

Au mois de mars les taux des prêts immobiliers sont encore descendus, d’après les premières estimations des courtiers. Et pourtant les ménages n’en profitent pas tous, les primo accédants restent attentifs même s’ils ont des projets immobiliers. Ce sont surtout les propriétaires accédants qui se régalent, soit en renégociant leur taux, soit en déménageant dans un logement plus grand.

Les locataires ne veulent pas encore devenir propriétaires

Même s’ils peuvent aujourd’hui emprunter à 2,21 % de moyenne contre 3 % l’année dernière, les primo accédants se font toujours désirer. Et pourtant les banques sont moins exigeantes en termes d’apport personnel, et pourtant les prix des logements anciens diminuent de -2,2 % sur 1 an (source INSEE).

Il faut dire à leur décharge que le consommateur moyen a développé un esprit d’analystes depuis l’arrivée de la crise de 2008. Il sait que les taux sont en baisse, il sait que les prix du m² font de même, il attend le point le plus bas possible pour acheter, et les résultats du mois de mars ne lui donneront pas tort.

D’ici quelques jours paraîtront la moyenne des taux de prêt immobilier éditée par l’Observatoire CSA/Crédit Logement, ainsi que la note de conjoncture notaire/INSEE sur l’immobilier. Nul doute que l’on conclura de part et d’autre à une baisse, favorisant encore le pouvoir d’achat des Français.

En plus de ses positions attentistes, le primo accédant est méfiant. Il se demande s’il ne ferait pas mieux de conserver son apport personnel à titre d’épargne de sécurité, en attendant que la situation économique ne s’améliore. La note de conjoncture de l’INSEE pour mars 2015 devrait lui mettre du baume au cœur, il semble que l’on s’avance vers un amorcé de début de sortie du tunnel.

Les taux des prêts immobiliers profitent aux propriétaires

Au 1er janvier 2014 on compte 17,1 % de ménages propriétaires accédants, c’est-à-dire ayant toujours un prêt immobilier à rembourser. Les derniers relevés de la Banque de France montrent que le taux effectif moyen du premier trimestre 2015 s’établit à 3,37 %, donc en comptant l’assurance emprunteur, les frais de caution et frais de dossier.

Au cours du 2e trimestre 2012, ce taux moyen s’établissait à 4,77 %, c’est dire l’économie que réalisent ceux qui font renégocier leurs prêts aujourd’hui. Les banques les accueillent à bras ouverts, car les propriétaires accédants disposent généralement d’une bonne assise professionnelle, et surtout d’une épargne. Elles sont donc prêtes à accorder des taux défiant toute concurrence, en échange d’une domiciliation de compte courant dans leurs caisses.

Les propriétaires souhaitant déménager pour s’acheter plus grand sont également à la fête, même s’ils vendent moins cher que l’année dernière. Car ils ont accumulé un apport personnel au fur et à mesure des remboursements mensuels de capital, et de l’évolution des prix de la pierre sur plusieurs années. Par exemple les ménages ayant acheté un appartement à Chatou (78) il y a 5 ans, ont généralement réalisé une plus-value de 9,2 %, malgré une baisse de -3,9 % sur 1 an (source : notaires).

Eux aussi présentent une certaine qualité de clientèle, draguée par des banques prêtent à faire un effort supplémentaire.

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