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Le taux de la dette française remonte après avoir touché le fond

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Le taux de la dette française a peut-être atteint son plus bas le 8 juillet.

La conséquence du Brexit sur le moral des investisseurs s’était fait ressentir dès la première semaine de juillet. Le taux de la dette française avait plongé, ouvrant la porte à de nouvelles baisses de taux bancaires pour les particuliers. Il semble toutefois qu’elle ait atteint le creux de la vague le 8 juillet, et qu’une légère remontée pourrait s’amorcer.

Taux de la dette française à 10 ans : 0,107 %

Le 23 juin 2016, l’agence France Trésor empruntait au nom de l’État français à 10 ans, avec un taux d’intérêt de 0,455 %. Un résultat plutôt bon, qui marque la confiance des assureurs et des fonds de pension dans l’économie de l’Hexagone et de ses régions d’outre-mer. Mais voici que l’incroyable survient pendant la nuit : les Britanniques votent massivement pour le Brexit.

Dès le lendemain les marchés s’écroulent, les investisseurs fuient la perfide Albion pour se barricader en Europe. Les bons du Trésor français s’arrachent, c’est à celui qui acceptera le rendement le plus faible pour l’emporter. Et c’est ainsi que le 7 juillet le taux de la dette française à 10 ans descend à 0,138 %.

Puis la nomination de Theresa May au poste de Premier ministre anglais ne fait plus aucun doute, la très eurosceptique annonce clairement le divorce avec l’Union Européenne. Résultat : dès le lendemain la France emprunte à des taux inimaginables auparavant.

Sur 10 ans, le rendement des obligations descend à 0,107 %, et à 0,863 % sur 30 ans. À 5 ans et en dessous c’est négatif, ce qui signifie que les investisseurs acceptent de nous prêter, si en échange on leur en rend moins…

Le taux de la dette française a-t-il touché le fond ?

D’après les chiffres de la Banque de France, le 11 juillet l’effet s’inverse. Le taux de la dette à 30 ans remonte de 18 points de base, celui à 10 ans de 19 points de base. Il n’y a guère que sur les obligations remboursables à 12 mois que la tendance baissière continue, partout ailleurs on assiste à une légère inversion de la courbe.

Pour autant les conditions auxquelles Bercy se finance, restent les plus intéressantes depuis les années 40. Les 0,128 % des bons d’État à 10 ans du 11 juillet, sont ainsi 4 fois inférieurs à la moyenne observée depuis le début de l’année. La peur de l’inconnu face au Brexit devrait d’ailleurs continuer d’alimenter la spéculation.

Le consommateur a donc droit à l’optimisme, et les taux des crédits bancaires devraient être en ce moment même en train de baisser. Le terrible attentat de Nice jouera inévitablement un rôle sur l’économie à court terme, mais il est probable que nos compatriotes continuent de retrouver le chemin de la consommation après le deuil.

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