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Le prêt immobilier redémarre grâce à la baisse des taux

Les taux des prêts immobiliers ont battu un nouveau record historique en février, pour s’établir à 2,21 %. Les banques ont désormais accordé davantage de crédits à l’habitat, pour des montants encore plus élevés. Les emprunteurs allongent la durée des remboursements, diminuent le montant de leur apport, et tout ça pour un coût identique.

Taux de prêt immobilier moyen actuel : 2,21 %

En février 2015 les contrats de prêts immobiliers se sont établis à un taux moyen de 2,21 % hors assurance, c’est ce que révèle le dernier rapport CSA/Crédit Logement. L’année dernière à la même époque la moyenne pointait légèrement au-dessus de 3 %, et n’a cessé de descendre mois après mois, battant record après record.

Aujourd’hui on n’emprunte plus qu’à des taux fixes, aucune production ne se faisant au-delà de 3,5 %. La part de contrats à taux variable ne représente plus que 2,1 % de la production, soit 10 fois moins qu’à l’aube de l’année 2004.

En moyenne les contrats souscrits en février comportent 208 mensualités, mais les emprunteurs préfèrent désormais rembourser sur des durées allant de 20 à 25 ans (34,6 % de la production). Avec des taux d’intérêt aussi bas, les crédits à l’habitat sur des durées de moins de 10 ans ne valent pratiquement plus la peine, et ne sont aujourd’hui souscrits que par 3,6 % des emprunteurs. En termes de courte durée on préfère les remboursements situés de 10 ans à 15 ans (15,1 % de la production).

Plus généralement,  « la durée moyenne des prêts accordés s’est allongée de 6 mois depuis un an ».

Le marché financier est bon et les banques jouent le jeu

L’environnement est propice au redémarrage des crédits à l’habitat, avec des conditions de financement toujours plus avantageuses pour les banques. En supplément le rapport CSA/Crédit Logement fait état d’une réelle volonté de ces dernières à pousser en avant ce segment de leur activité.

Comme on l’avait déjà constaté au cours du dernier trimestre 2014, les banques prêtent davantage. En janvier et février de cette année, le nombre de crédits à l’habitat accordé a augmenté de +14,9 %, et le montant prêté de +25,9 % par rapport à janvier – février 2014.

Cette bonne volonté affichée se traduit par une diminution de l’apport personnel. En janvier et février 2015, il a été 11 % moins important qu’au cours de la même période en 2014. La seule ombre au tableau est sans doute un coût moyen qui ne change pas : 3,80 années de revenus. Les conclusions du rapport CSA/Crédit Logement met en avant un recul de -0,7 % « des revenus des ménages qui réalisent ces opérations », sur les 2 premiers mois de 2015.

Immobilier neuf : les emprunteurs reviennent malgré des conditions difficiles

Le taux de prêt immobilier moyen pour acheter dans le neuf s’est établi à 2,26 % en février. Il s’agit d’un nouveau record à la baisse, mais malheureusement les revenus des ménages concernés ont diminué de -2 % sur janvier et février 2015.

Ainsi le coût relatif des opérations se monte à 4,69 années de revenus, ce qui constitue là aussi un record, mais à la hausse. Dans ce contexte les banques font contre mauvaise fortune bon cœur et réclament moins d’apport personnel, celui-ci ayant diminué de -4,8 % sur le premier trimestre 2015.

Prêteurs et emprunteurs ne sont pas seuls, tous 2 font usage du prêt à taux zéro plus pour concrétiser les projets d’accession dans le neuf. Les investisseurs ne sont pas en reste avec la loi Pinel, et au final les moissons de février ont été bonnes.

Les banques ont accordé davantage de prêts pour de l’immobilier neuf (+11,3 %), pour un montant moyen lui aussi en augmentation (+20,1 %). Au final la production est repartie dans la zone verte en février, désormais les banques prêtent plus que l’année dernière pour les programmes neufs.

Immobilier ancien : les emprunteurs mettent la main à la poche

Les revenus des ménages qui achètent de l’immobilier ancien ont augmenté de +1,1 % sur le premier bimestre 2015. Cependant les acquéreurs augmentent leur budget (+0,2 % sur 1 an), et remboursent sur de plus longues durées. Ainsi le coût relatif des opérations s’établit à 4,42 années de revenus, alors qu’il était à 4,39 l’année dernière au même moment.

Qu’importe, les acheteurs bénéficient de la baisse des prix de l’immobilier et de « l’élargissement du PTZ+ à l’ancien ». L’arrivée des « ménages jeunes ou modestes » oblige les banques à plus de souplesse, le montant de l’apport personnel a ainsi diminué de -13,4 % sur janvier et février.

Si en 1 an les banques ont moins prêté dû à un ralentissement survenu au printemps et dont la cause est attribuée par les auteurs du rapport au « contraintes nouvelles imposées par la loi ALUR», l’heure est au redémarrage. De novembre 2014 à février 2015, le nombre de crédits à l’habitat accordés pour de l’immobilier ancien a augmenté de +11,5 %, tandis que le montant prêté a bondi de +24,6 %.

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