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Les taux immobiliers vont remonter, mais très peu

C’était dans l’air depuis pas mal de temps, et les professionnels ont longuement hésité avant de s’exprimer. Ce matin les médias en ligne ne parlent que de la remontée des taux de prêt immobilier, qui paraît inéluctable. Pourtant tout le monde s’accorde sur le fait que la hausse sera progressive et surtout de faible ampleur.

La baisse des taux immobiliers, c’est fini !

Depuis le 1er trimestre 2014, les taux des prêts immobiliers ont commencé une longue descente qui a probablement pris fin au mois d’avril 2015. D’une moyenne supérieure à 3 % ils sont arrivés à 2,03 % à leur plus bas niveau, conséquence de la baisse de rendement des bons du trésor français à 10 ans.

Mais voilà que justement ces fameuses obligations repartent subitement à la hausse. En prêt de 3 semaines elles ont gommé une forte baisse constatée au cours des 3 premiers mois de 2015. Depuis le début du mois de mai, cette principale source de financement des banques est redevenue aussi chère qu’en décembre.

Conséquence logique : les taux immobiliers ne vont plus descendre et la question est : vont-ils remonter ?

Les banques restent prudentes

Si la source historique de financement des banques sur le crédit à l’habitat est subitement plus chère, elle ne fait que retrouver le niveau qu’elle avait en décembre. Il n’y a donc a priori aucune raison pour que les taux immobiliers remontent au-delà de leur niveau de décembre, qui s’établissait aux alentours de 2,5 %.

Mais surtout, elles se livrent à une concurrence effrénée pour amener de nouveaux clients dans leurs agences. Celle qui la première remontra ses taux fera le premier faux pas, et aucune d’entre elles n’y est prête. Pourtant il faudra bien se jeter à l’eau un moment donné, poussé par le rétrécissement de ses marges.

À cet argument d’autres rappelleront que la BCE (Banque Centrale Européenne) continue sa politique de rachat de dette souveraine, injectant 60 milliards d’euros de liquidités par mois dans les caisses des banques européennes.

D’autres ne manqueront pas de rappeler que la situation économique française n’est guère brillante. Le dernier rapport de l’observatoire CSA/Crédit Logement fait état d’une baisse de -0,9 % des revenus des ménages qui souscrivent des emprunts immobiliers, au 1er trimestre 2015.

Pas question donc dans ce contexte d’augmenter les taux de manière significative, dans un premier temps une stabilisation est beaucoup plus envisageable. En revanche, il est clair que la baisse est terminée, et que ceux qui attendront 6 mois de plus pourraient bien emprunter plus cher.

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