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Le taux de prêt à la consommation est en baisse

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Trésorerie, biens d'équipement, les banques se remettre à prêter moins cher.

Sous la poussée de marchés financiers qui produisent de l’argent pas cher, banques et sociétés de crédit en profitent pour avancer leurs pions. Le taux de prêt à la consommation moyen a ainsi continué sa tendance à la baisse, passant officiellement sous la barre des 4 %. Et ça a marché : le montant des crédits nouveaux du mois de juillet dépasse celui d’avril.

Taux de prêt à la consommation moyen : 3,98 %

D’après le rapport mensuel de la Banque de France, en juillet les ménages ont souscrit pour 4,7 milliards d’euros de prêts amortissables à la consommation, sans compter les crédits renouvelables. Au cours des 12 derniers mois les banques auraient ainsi prêté 156 milliards d’euros, soit pour de la trésorerie, soit pour des biens d’équipement. L’économie ne va donc pas trop mal, puisque la progression de l’encours de crédit conso atteint +5,7 % en juillet.

Ce résultat et très certainement lié au taux de prêt à la consommation moyen, qui en juillet est descendu à 3,98 % (TEG, donc frais inclus). C’est bien loin en dessous des 4,48 % qu’il avait atteint en mars, mais pas très éloigné des 4,02 % qu’il affichait en juin.

Ces conditions grandement améliorées ont permis aux banques et aux sociétés de crédit de prêter davantage que pendant le mois d’avril, lorsqu’elles avaient sorti 4,6 milliards d’euros de leurs caisses.

Le taux de découvert moyen reste stable

Être en découvert coûte généralement moins cher que le crédit renouvelable, où les taux peuvent grimper jusqu’à 19 %. À l’heure où les banques empruntent à 0 % auprès de la BCE (Banque Centrale Européenne), le découvert bancaire leur rapporte plus que les livrets d’épargne.

En juillet elles ont stabilisé leur taux moyen à 6,33 %, en légère baisse par rapport aux 6,36 % de juin. Il reste toutefois au-dessus des 6,25 % de décembre, lorsque les marchés financiers produisaient de l’argent plus cher qu’aujourd’hui. Or si cet argent est moins cher, les banques finissent par perdre de la marge. Rehausser leur taux de découvert moyen aujourd’hui alors qu’elles se financent à meilleur marché, leur permet de compenser leur manque à gagner.

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