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Les taux d’emprunt baissent, vont-ils se stabiliser ?

Le taux d’usure immobilier de la Banque de France montre bien que les taux d’emprunt sont encore descendus. Ce serait logique au vu du rendement des OAT 10 ans, qui toutefois semblent se stabiliser. Depuis le temps que ça baisse il se pourrait que l’on ait touché le fond en ce premier trimestre de l’année 2015.

Ces signes qui montrent que les taux d’emprunt ont encore baissé

Tous les trimestres la Banque de France calcule la moyenne des taux effectifs (TEG : frais d’emprunt compris) dont les emprunteurs ont pu bénéficier au cours des 3 derniers mois. De janvier à décembre, la moyenne du TEG fixe est descendue à 3,37 % contre 3,43 % d’octobre à décembre 2014. La baisse est encore plus spectaculaire du côté des prêts relais : 3,55 % de janvier à mars, contre 3,69 % précédemment.

En supplément, la baisse des rendements de l’OAT 10 ans initiée en février s’est poursuivie en janvier. Alors que le mois dernier la principale source de financement des banques pour les crédits à l’habitat offrait un rendement compris entre 0,516 % et 0,647 %, du 2 au 27 mars ce même rendement se situait dans une fourchette comprise entre 0,42 % (le record) et 0,638 %.

Un simple coup d’œil permet donc de se rendre compte que le rendement a baissé en mars, permettant ainsi aux banques de se financer moins cher, et donc de prêter moins cher comme elles l’ont toujours fait. Les prochains chiffres de l’Observatoire CSA/Crédit Logement à paraître dans une dizaine de jours, nous diront si l’histoire s’est répétée.

Les raisons pour lesquelles les taux d’emprunt pourraient se stabiliser

Comment on l’a souvent dit et répété, les taux des prêts immobiliers sont liés au rendement de l’OAT 10 ans, alors que les taux à la consommation ne suivent pas cette courbe.

Eh bien justement le rendement de ces bons du trésor se stabilise aux alentours des 0,5 % en cette fin de mois, qui marque également le premier trimestre de cette année.

À force d’abaisser leur taux immobilier, les banques sont obligées de rogner sur leurs marges. Elles ne sont d’ailleurs pas optimistes quant à leurs bénéfices sur le segment du crédit à l’habitat, comme en témoigne une note de conjoncture de la Banque de France. Aujourd’hui elles comptent plus sur la consommation de produits bancaires, objectif qu’elles souhaitent atteindre en utilisant le prêt immobilier comme produit d’appel.

Il reste qu’un récent sondage de Pichet immobilier montre que si l’intention d’achat est bien là, accédants à la propriété et investisseurs attendent toujours une baisse des prix, mais surtout une éclaircie économique.

Les banques devront peut-être encore faire des efforts pour attirer les récalcitrants, la question est de savoir jusqu’où pourront-elles descendre ?

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