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Tendance des crédits : nouvelle baisse des taux en vue ?

Un signal fort suggère une possible baisse des taux

Un docteur en sciences économiques sera capable de vous expliquer demain, pourquoi ce qu’il a prédit hier ne se déroule pas aujourd’hui. Ce blog n’étant pas rédigé par un économiste, on placera donc prudemment un point d’interrogation à la fin du titre. Tout de même, on ne voit pas comment éviter une nouvelle baisse des taux, si ce n’est par la volonté des banques de se constituer un matelas de fonds propres.

Baisse des taux de la dette française, indicateurs des crédits immobiliers

Nos fidèles lectrices et lecteurs qui nous font le plaisir de consulter ce billet hebdomadaire le savent : la tendance des taux immobiliers est liée aux rendements des obligations françaises à 10 ans. Or depuis que le Brexit paraît inéluctable, les investisseurs institutionnels, ceux qui achète la dette des états, fuient le Royaume-Uni pour se réfugier sur le vieux continent.

Conséquence : la dette française à 10 ans rapporte 0,138 %, contre 0,45 % il y a 3 semaines. Durant les 27 jours qui ont précédé le référendum britannique, la baisse des taux immobiliers avait déjà eu lieu. La moyenne est ainsi passée de 1,77 % à 1,60 %, du jamais vu.

On finit par pouvoir investir dans l’immobilier ancien sans effort financier, malgré la hausse rampante des prix du m². Dans certains départements où le marché des logements est peu actif comme en Haute-Normandie, l’argent ne vaut presque plus rien.

Mais surtout, la baisse des taux de juin n’incluait pas encore l’effet Brexit. Tout porte à croire que les taux des crédits immobiliers vont encore baisser en juillet. À moins que les banques ne jugent que trop, c’est trop.

Le danger de la baisse des taux interbancaires

Tous les jours, les banques se prêtent entre elles sans garantie, c’est ce que l’on appelle un prêt en blanc. Le taux qu’elles pratiquent est enregistré par la Banque de France, qui en tire une moyenne appelée Euro Overnight Index Average, ou EONIA pour les intimes.

Cela fait déjà plusieurs mois que cette moyenne est négative, c’est-à-dire plusieurs mois que les banques se prêtent entre elles pour récupérer moins du capital prêté. Au 30 janvier l’EONIA se situait à -0,293 %, au 6 juillet il descend à -0,326 %. Mais pourquoi prêter à des taux négatifs ?

C’est bien ce que les banques vont finir par se demander, en voyant leurs marges se rogner, se rogner, se rogner.

Il n’est pas impossible qu’elles finissent par stopper la tendance à la baisse des taux, afin d’améliorer leur matelas de fonds propres grâce à un financement encore meilleur marché.

Les taux à la consommation continuent leurs promos

Le monde des crédits à la consommation se détache de l’immobilier, pour 2 raisons principales. Tout d’abord le bien durable ainsi acquis n’est pas ancré au sol, il est déplaçable, et donc moins facilement saisissable. Ensuite il dépérit au cours du temps, alors que le foncier s’apprécie.

Ainsi il n’y aura pas forcément de baisse des taux à la consommation au cours des prochaines semaines, d’ailleurs la moyenne a stagné au mois de mai (source : Banque de France).

Chez Cetelem, on propose un crédit auto d’occasion à 3,49 % de TAEG. Cette offre est valable pour « 10 000 à 15 000 € empruntés de 37 à 48 mois ». Ainsi une voiture d’occasion de 10 000 € remboursée sur 48 mois, donnerait des mensualités de 223,29 € sans assurance. Le coût total du crédit s’élèverait à 717,92 €.

Banque Casino propose le taux de prêt personnel le plus bas du marché : 1,75 % de TAEG pour 10 000 € à 11 999 € sur 12 mois. Pour un financement de 11 000 €, cela équivaudrait à 12 mensualités de 925,31 €, sans assurance. Le coût du crédit serait ainsi de 103,72 €.

Fidèle à sa ligne de conduite, Younited Crédit ne pratique pas de baisse des taux, car il s’agit de prêts à la consommation entre particuliers. Les taux sont généralement avantageux sur de longues durées, et le rendement peut être plus intéressant qu’un produit bancaire classique pour les prêteurs. À ce jour, la plate-forme a prêté 351 000 779 € aux emprunteurs, et a versé 16 401 375 € d’intérêts aux prêteurs.

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