Accueil Actualités

Tendance des taux immobiliers : « des niveaux inconnus jusqu’alors »

PARTAGER SUR
Tendance des taux immobiliers pour la dernière semaine de juillet 2016.

Avant on parlait de « conditions jamais vues depuis des années 40 ». Désormais c’est officiel, l’Observatoire CSA/Crédit Logement parle de « niveau inconnu jusqu’alors », tant la chute est vertigineuse, et surtout tant on ne voit pas quand cela pourrait s’arrêter. Après 1,62 % de moyenne en juin, il est clair que l’on peut aujourd’hui emprunter encore moins cher.

Des taux « 3,5 fois moins qu’au début des années 2000 »

Au 1er trimestre 2001, il ne fallait pas espérer obtenir moins de 5,5 % pour financer un logement. Puis la crise économique due à la bulle Internet a obligé les banques centrales à mettre la main à la poche, jusque vers le 3e trimestre 2005. À cette époque le taux immobilier moyen tombait sous les 3,5 %, de l’inespéré, du jamais vu.

Et voici que la croissance repart jusqu’en 2008, et que le taux d’emprunt immobilier moyen dépasse légèrement les 5 %. Et puis badaboum, la crise des subprimes américains fait écrouler l’économie mondiale. Vers 2012 la Banque Centrale Européenne sort le grand jeu, l’argent devient moins cher et les taux immobiliers descendent progressivement. Jusqu’à atteindre 1,60 % en juin, 3,5 fois moins qu’au début du siècle.

Les seniors en profitent, et chose rare, ils n’hésitent plus à rembourser sur 15 ans, même s’ils empruntent à 60 ans.

Emprunter encore moins cher n’est plus une lubie

Après la surprise du Brexit, la panique s’est emparée des investisseurs dans la capitale anglaise. La première place financière mondiale est en train de fondre, tout comme le rendement des obligations françaises à 10 ans. Le 8 juin dernier les OAT 10 ans sont tombées à 0,107 %, tout proche de la zone négative. En tout cas depuis le début juillet, elles se vendent 2 fois moins chères qu’en juin, signe d’une très probable nouvelle baisse des taux immobiliers.

À un tel point que l’on se prend à rêver que cet ajustement suffira à compenser la hausse des prix du m².

Énorme gain de pouvoir d’achat

Sur le marché du logement neuf, au 1er trimestre 2015 les acheteurs effectuaient des opérations à 254 300 €. Un an plus tard, ils ont la possibilité de dépenser 262 900 €, soit 8500 € de pouvoir d’achat en plus en 1 an.

Sur le marché du logement ancien, la différence est encore plus grande. Au 2e trimestre 2015 les accédants dépensaient 256 200 €, un an plus tard leur budget grimpe de 12 100 €, à 268 300 €. À ce rythme, beaucoup d’agents immobiliers vont préférer rester au travail, quitte à prendre plus de vacances cet hiver.

Posez vos questions, commentez

commentaires