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États-Unis : ces Américain qui n’arrivent pas à payer leurs dettes

Frais médicaux USA

Vu d’Europe la situation économique des États-Unis est envieuse. Une croissance prévue à +3 % cette année, un taux de chômage à 3,7 %, que des chiffres à faire rêver un Président français. Et pourtant 33 % des Américains n’arriveraient pas à payer leurs dettes médicales, particulièrement s’ils ne sont pas blancs.

Les statistiques ethniques sur l’endettement de Urban Institue

Les statistiques ethniques sont autorisés aux États-Unis, où la communautarisation est très forte. Le Think tank Urban Institute emploie toutefois les termes pudiques de « blanc » (white) et « non-blanc » (nonwhite) sur sa carte interactive de l’endettement des ménages américains, de quoi mettre en évidence les fossés sociaux/raciaux/culturels du pays de l’oncle Sam.

Le salaire moyen des ménages ayant souscrit un credit auto ou consommation diverse est de 81 346 $ US. Dans cet ensemble le revenu moyen d’un ménage blanc s’élèverait à 88 346 $ US, contre 67 097 $ US pour un ménage non-blanc. Une différence de 32 % qui n’empêchent pas la famille américaine de base de consommer autant que son voisin.

Concernant les dettes médicales (oui vous avez bien lu : emprunter pour se soigner), le salaire moyen du ménage emprunteur américain est de 78 378 $. Pour les foyers blancs la barre monte à 85 121 $ et descend à 63 787 $ pour les non-blancs, soit une différence de +33 %.

Sans surprise ces écarts de revenus se retrouvent sur les problèmes d’endettement.

Davantage défaut de dette chez les américains « non-blanc »

Le Think Tank Urban Institute constate que 4 % des crédits auto et consommation diverse sont en défaut de paiement. Toutefois la proportion monte à 7 % chez les non-blancs et descend à 3 % chez les blancs.

Le rapport montre aussi que le défaut de paiement sur ces crédits à la consommation augmente d’autant plus que le profit de l’emprunteur empire. Ainsi on compterait 13 % de crédits impayés chez les profils de type subprime (fort taux d’endettement), et 0 % chez les profils de type prime (faible taux d’endettement).

En revanche tout le monde semble être égal face à la dette qui pèse trop lourd sur les revenus. Le Urbain Institute constate ainsi que la dette médiane impayée est de 1423 $ pour la population blanche, contre 1423 $ pour la population non-blanche.

En revanche l’écart se creuse lorsque l’on réduit l’étude à la dette médicale impayée. Avec 720 $ en médiane pour les « nonwhite » et 653 $ pour les « white », on retrouve bien les écarts de revenus.

Les prêts étudiants qui pourrissent la vie des Américains

Le rêve américain se paye à crédit, mais pour qu’une entreprise accepte de réaliser celui d’un jeune diplômé il vaut mieux qu’il sorte d’une grande école. Et pour cela il faut avoir les moyens, car une université avec logement coûte aux alentours de 45 000 € par an aux États-Unis. Heureusement, il y a des prêts étudiant.

Le principe est simple : une banque ou une société de crédit paye les études d’un individu, ce dernier commencera à rembourser une fois son diplôme en poche. Cela s’appelle un report de mensualités, et ça coûte cher.

D’après le Urban Institue le montant moyen de la dette d’un prêt étudiant s’élève à 16 995 $. Là encore on retrouve des statistiques ethniques, avec 17 300 $ pour les blancs et 15 511 $ pour les non-blancs. Avec une mensualité moyenne de 174 $/mois pour les premiers et 151 $/mois pour les seconds, le poids n’est pas bien lourd. Pourtant 13 % des prêts étudiants sont en défaut de remboursement, pour un montant moyen de 8060 $.

Dans le comté de Cass (Minnesota), le montant médian des prêts étudiants s’établit à 11 177 $, on compte 20 % de défaut de paiement. Dans le comté de Marin (Californie), les étudiants empruntent en médiane 19 396 $ et 6 % d’entre eux sont en défaut de remboursement.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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