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États-Unis : 1 Américain sur 3 n’arrive pas à payer ses dettes médicales

mise à jour: 30 novembre 2018
Frais médicaux USA

Vu d’Europe la situation économique des États-Unis est envieuse. Une croissance prévue à +2,3 % cette année, un taux de chômage à 4 %, que des chiffres à faire rêver un Président français. Et pourtant 33 % des Américains n’arriveraient pas à payer leurs dettes médicales, particulièrement s’ils ne sont pas blancs.

Les statistiques ethniques sur l’endettement de Urban Institue

Les statistiques ethniques sont autorisés aux États-Unis, où la communautarisation est très forte. Le Think tank Urban Institute emploie toutefois les termes pudiques de « blanc » (white) et « non-blanc » (nonwhite) sur sa carte interactive de l’endettement des ménages américains.

Le ton est vite donné : si le salaire moyen des ménages est de 78 378 $ US, les différences sont énormes entre les communautés. Ainsi le revenu moyen d’un ménage blanc s’élèverait à 85 121 $ US, contre 63 787 $ US pour un ménage non-blanc. Une différence de 33 % qui n’empêchent pas la famille américaine de base de consommer autant que son voisin.

Et au final les chiffres démontrent bien les difficultés à rembourser.

44% des Américains « non-blanc » n’arrivent pas à payer leurs dettes médicales

Le constat du Urban Institue est déjà alarmant en soi. En tout 33 % des ménages américains auraient leurs dettes médicales en cours de recouvrement, procédure à peu près équivalente au surendettement français. Cette proportion descend à 28 % dans le New Jersey, mais avec une différence de taille. Dans cet état de la côte Est, 44 % des ménages non-blancs n’arrivent pas à rembourser leurs dettes médicales. Les ménages blancs ne sont que 20 % a éprouver les mêmes difficultés.

Et pourtant dans le New Jersey le montant de l’endettement est pratiquement le même d’une communauté à une autre. Les non-blancs ont en moyenne 1049 $ US de dettes en retard, contre 1190 $ US pour les blancs. La différence se situe donc au niveau des revenus, même s’ils sont élevés par rapport à la moyenne nationale. Si le ménage blanc moyen du New Jersey gagne 113 780 $ US, la famille non-blanche se contente de 80 339 $ US.

Au final le Urban Institue affirme que 45 % des ménages non-blancs au niveau national ont placé leurs dettes médicales en recouvrement.

Les prêts étudiants qui pourrissent la vie des Américains

Le rêve américain se paye à crédit, mais pour qu’une entreprise accepte de réaliser celui d’un jeune diplômé il vaut mieux qu’il sorte d’une grande école. Et pour cela il faut avoir les moyens, car une université coûte entre 12 000 € et 50 000 € par an aux États-Unis. Heureusement, il y a des prêts étudiant.

Le principe est simple : une banque ou une société de crédit paye les études d’un individu, ce dernier commencera à rembourser une fois son diplôme en poche. Cela s’appelle un report de mensualités, et ça coûte cher.

D’après le Urban Institue le montant moyen de la dette d’un prêt étudiant s’élève à 16 995 $. Là encore on retrouve des statistiques ethniques, avec 17 300 $ pour les blancs et 15 511 $ pour les non blancs. Avec une mensualité moyenne de 174 $/mois pour les premiers et 151 $/mois pour les seconds, le poids n’est pas bien lourd. Pourtant 13 % des prêts étudiants sont en défaut de remboursement, pour un montant moyen de 8060 $.

Ces chiffres qui ont été récoltés sur l’année 2016 et actualisés en 2018, ne sont pas du genre à inquiéter Donald Trump. Dépenser de l’argent pour soutenir universités et entreprises comme en Chine, très peu pour lui. La politique d’assistanat de l’empire du milieu a porté l’endettement à 250 % de son PIB.

Le marché du logement américain ne se porte d’ailleurs pas si mal, avec seulement un peu plus de 2 % des crédits immobiliers en défaut de remboursement de plus 90 jours ou en saisie. Au plus fort de la crise économique de 2009, ils étaient près de 10 %.

Fabien Belleinguer

Fabien Belleinguer

Éditeur chez Emprunter-Malin.com
Blogueur sur les thèmes de l'argent et l'immobilier depuis 2012, je suis radin, suspicieux, mais toujours poli. Autodidacte, je choisis mes sources d'information avec soin et les analyse en toute indépendance.
Fabien Belleinguer