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Ventes immobilières : ces villes où les vendeurs ne lâchent rien

Lyon conserve la première place au classement des villes où les ventes immobilières se négocient le moins.

Négocier le prix dans une vente immobilière est presque une tradition. Toutefois s’il arrive que l’acheteur obtienne une remise de 6 %, il ne peut le faire que sur un type de logement peu compétitif. Ce n’est pas le cas sur les grandes surfaces à Bordeaux et Montpellier, où les vendeurs descendent le prix au minimum.

Marge de négociation réduite sur les 4 pièces

Avec des taux d’emprunt si bas qu’ils permettent d’obtenir un crédit immobilier de 300 000 € avec 4000 € de revenus par mois, les appartements familiaux s’arrachent dans les centres-villes.

La dernière édition du baromètre des écarts de prix calculé par ORPI et diffusé sur le Figaro, montre que les vendeurs les plus tenaces sont à Lyon. Dans la capitale des gones, la marge de négociation sur une vente immobilière moyenne se limite à 1,99 %. Sur les appartements de 4 pièces, elle descend même à -1,87 %, pour se signer à 326 638 €.

À Bordeaux c’est moins cher, mais l’on négocie moins. Le montant moyen d’une vente immobilière sur un T4 s’établit à 269 639 €, après une remise de -1,51 %.

À Paris les vendeurs finissent tout de même par lâcher -2,94 % de moyenne. Ils sont toutefois particulièrement prudents sur les 4 pièces, qu’ils refusent de laisser partir au-delà de -2,48 %. Les acheteurs concluent en moyenne pour 680 348 €, avec de gros écarts selon les arrondissements.

Ces ventes immobilières où l’acheteur ne veut rien savoir

Les biens immobiliers les moins demandés sont ceux sur lesquels la marge de négociation est la plus ouverte. C’est particulièrement le cas sur les 5 pièces et plus, dont les propriétaires vendeur sont bien obligés de casser les prix.

Ainsi à Nice, la transaction moyenne sur ce type de surface s’établit à 534 288 €, après une dure négociation de -7,65 %. À Nantes le budget est 2 fois moins élevé. Les ventes immobilières sur des T5 anciens s’établissent à 251 667 €, éloignées de -6,5 % du prix demandé.

À Paris c’est beaucoup plus cher, mais plus facile à vendre. Les propriétaires doivent tout de même y laisser près de 62 000 € de remise, pour signer à 1 114 575 €. Âpres à la négociation, les acheteurs demandent en moyenne une remise de -5,25 %.

Pour ce budget on pourra s’offrir 4 T5 anciens à Montpellier. Les nouveaux venus sont prêts à mettre 302 808 € sur la table, ce qui oblige les vendeurs à abaisser leur prétention de -6,44 %.

Qu’est-ce qui se négocie dans une vente immobilière ?

Dans la majeure partie des cas, lorsqu’un propriétaire vend son logement c’est pour en acheter un autre. Il se trouve donc dans une double position d’offreur et de demandeur, avec l’obligation de suivre un timing dont la gestion peut nécessiter une remise afin d’accélérer la transaction.

Le travail de l’agent immobilier consiste à faire la transition entre les 2 parties, chacune ayant parfois fait appel à un intermédiaire. La négociation lors de ventes immobilières se porte donc généralement sur les commissions d’agence, que l’acheteur souhaite déduire du prix de vente. Ce dernier peut également demander au vendeur de faire un effort supplémentaire, afin de prendre en charge une partie des droits de mutation.

Mais tout dépend du nombre de candidats acquéreurs sur un même logement. Un appartement entièrement rénové, situé en centre-ville avec ascenseur et à 2 pas du tramway, partira relativement vite. La marge de négociation sera donc réduite pour l’acquéreur.

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