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Ces 5 villes où les prix de l’immobilier ont le plus baissé

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Les prix de l’immobilier ancien sont remontés de +2,4 % de mai à juillet, note le baromètre LPI SeLoger. Mais sur 1 an ils restent en baisse de -0,8 %, avec la moitié des villes de plus 100 000 habitants dans la zone verte, et l’autre moitié dans le rouge. Et parmi ces dernières, certaines ont vu le montant de leurs transactions chuter vertigineusement, voici lesquelles.

 

1- Nîmes : parmis les prix de l’immobilier les moins chers de France

En 2012 l’INSEE recensait 79 196 logements à Nîmes, pour 146 709 habitants. Seulement on ne compte que 51,9 % de ménages fiscalement imposables à la même époque, le revenu médian par unité de consommation étant de 16 380,70 €.

Le taux de pauvreté y atteignait ainsi 28 %, et l’institut recensait 21,9 % de chômeurs de 15 à 64 ans cette année-là. Pas étonnant alors que les prix de la pierre chutent de -17,5 % au cours des 12 derniers mois. Ces données économiques et statistiques sont des critères importants dans un placement immobilier, et prouvent que la tendance déflationniste ne fait pas tout.

Pourtant les vendeurs avaient été compréhensifs, et affichaient des prix de -16,2 % inférieurs à ceux de l’année dernière. À la fin juillet l’observatoire LPI SeLoger note que l’immobilier ancien compte parmi le moins chers des grandes villes de France, avec 1700 €/m².

2- Brest : encore moins cher, mais le marché pourrait repartir

BREST

La capitale du Finistère présente la particularité d’offrir 1 emploi salarié par logement. Selon l’INSEE, en 2012 Brest comptait 80 515 logements pour 139 676 individus, mais également et très exactement 80 515 emplois salariés.

L’activité économique brestoise est bien entendue maintenue par la présence de la marine nationale, ce qui porte le revenu médian à 18 546,8 €. Qu’importe, la commune subit la forte concurrence du bassin économique de Rennes. Ainsi en 12 mois les transactions immobilières se sont signées à -10,2 % en dessous de leur niveau de l’année dernière, terminant à 1578 €/m². On notera toutefois que les prix étaient affichés en plus forte baisse, à -11 %. Le fait que les prix conclus n’aient pas autant chuté pourrait être un signe de reprise du marché brestois.

3- Saint-Etienne : des prix de l’immobilier imbattables

saint-etienne

Pour trouver les logements anciens les moins chers dans une ville de plus de 100 000 habitants, il faut aller à Saint-Etienne. En 1 an le prix des 97 343 logements recensés par l’INSEE en 2012, abaissées de -7,6 %. Il atteint désormais le plancher de 1296 €/m², battant toute la concurrence de loin. Mais il est difficile d’imaginer qu’il descendra plus bas, car les prix affichés par les vendeurs étaient déjà à -7,7 %, la négociation a donc été quasiment nulle.

Dans la cité stéphanoise 55,8 % des ménages fiscaux sont imposés, leur revenu médian atteint 17 397,8 €. La désindustrialisation fait que l’emploi a chuté de 1 % par an en 5 ans, et que 67,4 % de la tranche d’âge des 15 ans à 64 ans sont actifs. Il est intéressant de noter que chez la voisine Grenoble, les droits de mutation sont restés à 3,8 %, dans un important bassin économique.

4- Toulon : les acheteurs discutent âprement les prix

toulon

Dans cet autre arsenal de la marine française, le taux de chômage des 15–64 ans descend à 17,1 % en 2012, toujours selon l’INSEE. Sur les 164 899 habitants on compte 57,3 % de ménages fiscaux effectivement imposés, toutefois le revenu médian se limite à 17 912 €. Il en résulte donc un taux de pauvreté de 21,1 %, et une population qui se vide de -0,4 % de ses effectifs chaque année depuis 5 ans.

C’est dans ce contexte que les propriétaires avaient mis en vente leurs biens immobiliers à -5,1 % en dessous des prix de l’année précédente. Cela n’a pas suffi, les acheteurs en ont voulu davantage et ont été jusqu’à négocier en moyenne -7,1 % de rabais. L’observatoire LPI SeLoger constate que l’immobilier ancien de Toulon se vend à 2675 €/m².

5- Angers : la douceur de vivre pour un prix compétitif

angers

La douceur de vivre angevine n’est visiblement pas soporifique pour ses 149 017 habitants. Car 59,3 % des 62 729 ménages fiscaux qu’ils forment sont imposés. Angers présente l’un des revenus médians les plus élevés de ce classement : 18 371,70 €. Pourtant le taux de chômage de la tranche d’âge des 15 à 64 ans n’est pas le mieux placé, avec 18,5 %.

Si la commune compte 80 817 logements en 2012, soit plus que le nombre de ménages, la part de vacance est en dessous de la moyenne nationale, à 7,6 %. Lors du dernier relevé de l’INSEE 31,9 % des ménages angevins étaient propriétaires, au cours des 12 derniers mois ils ont payé les leurs encore moins chers.

Le baromètre LPI SeLoger note que les prix affichés étaient -6,1 % plus bas que ceux de l’année dernière, mais que les vendeurs sont sont sortis avec des prix en baisse de -5,1 %, pour une moyenne de 2023 €/m².

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