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2 523 milliards d’euros de dépôts bancaires en France

Entre les comptes ordinaires destinés à couvrir les dépenses quotidiennes et les livrets de placement, la Banque de France comptabilise 2 523 milliards d’euros. C’est plus que les 2 380 milliards d’euros d’encours de crédits, c’est dire si l’économie française est saine même en temps de crise. Le département de Paris (75) renferme à lui seul près de 20 % des dépôts bancaires du territoire métropolitain, et c’est dans le Cantal que l’on dépense le moins.

Plus d’épargne que de comptes en banque ordinaires

Le dernier rapport de la Banque de France paru fin octobre 2020 compte 2 523 milliards d’euros dans les coffres des banques. Si l’on devait les répartir entre les 67 millions de français, chacun repartirait avec 37 656 €. Mais les propriétaires des comptes bancaires ne seraient pas tous d’accord.

Fidèle à son habitude, le français est épargnant. Si la totalité des comptes ordinaires créditeurs, professionnels et privés, contient 1190 milliards d’euros, cette somme est destinée à couvrir les dépenses. Entre les impôts et l’épargne de précaution, ménages et entreprises ont 1333 milliards d’euros de côté, soit 12% de plus qu’ils ne dépensent.

À la fin du mois d’août 2020 on comptabilisait 563 milliards d’euros sur des livrets ordinaires de type livret jeune, livret A ou livret bleu. Si les ménages sont friands du PEL (Plan Épargne Logement) pour y consacrer 286 milliard d’euros, ils sont en revanche fâchés avec le CEL (Compte Épargne Logement). Ce dernier ne renferme que 30 milliards d’euros, bien loin derrière les 117 milliards d’euros qui dorment sur des LDD (Livret de Développement Durable).

Paris, championne des dépôts bancaires

D’accord il y a plus d’habitants à Paris que dans les Bouches-du-Rhône, mais l’écart est surprenant. Le montant total des dépôts bancaires atteint 512 milliards d’euros dans la capitale. Ramené au nombre de parisiens, cela équivaudrait à 234 000 € par personne.

À côté de cela les 68 milliards d’euros détenus par les Bucco-Rhodaniens se limitent à 33 600 € par tête, ce qui n’est déjà pas mal. Sans surprise les parisiens sont épargnants, ils déposent 69 milliards d’euros sur des livrets d’épargne.

Mais le support le plus populaire de Paris est celui des comptes créditeurs à terme, qui renferment 114 milliards d’euros à la fin août 2020. L’explication est simple : les comptes créditeurs à terme sont particulièrement utilisés par les entreprises pour y stocker leur trésorerie.

Les parisiens conservent 301 milliards d’euros sur leurs comptes courants et n’ont que 185 milliards d’euros d’encours de crédits de trésorerie.

Ces départements où l’on épargne le plus

Dans le Cantal les Auvergnats épargnent 2 fois plus qu’ils ne dépensent. Si les comptes ordinaires créditeurs contiennent 1,9 milliards d’euros, tous leurs livrets et comptes épargne confondus renferment 3,4 milliards d’euros. Les Cantalous possède ainsi un bas de laine de 23 400 € par personne en moyenne.

Dans l’Orne la Banque de France recense 2,6 milliards d’euros sur les comptes ordinaires contre 8,2 milliards sur l’ensemble des dépôts bancaires. Cela donne une épargne de 5,6 milliards d’euros, qui ramenée au nombre d’habitants équivaut 19 700 € par Ornais.

On ne va pas s’installer dans la Creuse pour faire fortune, mais pour y trouver une belle qualité de vie. Alors forcément, on ne dépense pas beaucoup. Les Creusois épargnent ainsi 2,1 milliards d’euros, soit 17 800 € par habitant en moyenne.

La Haute-Marne aussi possède son lot de richesses, à commencer par son patrimoine forestier. Mais ce n’est pas tout, car les 2,7 milliards d’euros qui dorment sur des comptes d’épargne représentent 15 000 € par personne.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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