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La crise économique va-t-elle se terminer en 2021 ?

La France a vu son PIB stagner au 1er trimestre, mais la croissance devrait être de retour en 2021. Entre les efforts des institutions et l’arrivée des vaccins, la crise économique mondiale provoquée par le coronavirus Covid 19 pourrait être terminée. À mettre au conditionnel, car voilà que les bourses menacent de buller. Chaque mois Emprunter Malin fait le point sur la situation, en allant chercher les résultats et projections d’organismes fiables.

Crise économique : retour de la croissance  en 2021 ?

D’après l’INSEE, le PIB (Produit Intérieur Brut) de la France a reculé de -0,1 % entre le 4e trimestre 2020 et le 1er trimestre 2021. Le pouvoir d’achat des ménages chute de -1 %, mais reste au-dessus de son niveau d’avant la crise.

Pour l’instant, beaucoup de pays ne sont pas encore tirés d’affaires comme on le voit en consultant le tableau des comptes nationaux de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique). Ce tableau compare l’évolution du PIB de ses pays membres d’un trimestre à l’autre.

Les 19 pays de la zone euro restent en moyenne en récession à -0,6 %. L’Autriche n’est plus le meilleur élève avec une perte de richesse de -0,1 % au 1er trimestre 2021, tandis que l’Italie sort le tête de l’eau avec une progression de +0,1 %. La Chine, de chez qui tout a commencé, voit son PIB augmenter de +0,6 % d’un trimestre à l’autre. Et tout le monde envie l’Irlande qui affiche une croissance insolente de +7,8 % de janvier à mars 2021.

L’année 2021 sera donc celle de la vaccination. Pour autant que les vaccins présents sur le marché soient efficaces face aux nouveaux variants, l’économie française et européenne pourrait repartir. D’après un communiqué du ministère de la santé, au 08 juillet 2021 35,33 millions de Français avaient reçu une première injection et 26,30 millions d’autres avaient reçu leur 2e injection.

La campagne de vaccination bat son plein, et l’OCDE anticipe une croissance française de +1,2 % au 2e trimestre et surtout de +11,2 % au 3e trimestre 2021.

Pour info : un autre indicateur de la santé financière d’un pays est le montant de  l’argent qui dort dans les coffres des banques.

Quelles sont les mesures pour endiguer la crise économique ?

La Réserve Fédérale Américaine conserve la même politique monétaire. Son président Jérôme Powell a d’ailleurs affiché son optimisme lors d’un débat organisé par le Wall Street journal. Les mesures de relance pour contrer la crise économique provoquée par le Covid-19 suffisent, les objectifs de plein emploi et d’inflation à 2 % sont toujours d’actualité. À un tel point que la FED va vendre des obligations achetées durant durant la crise du  Covid-19.

La Banque Centrale Européenne (BCE) reste optimiste mais prudente. L’institution de Francfort pourrait diminuer ses opération de renflouement ce mois-ci, prévues pour durer jusqu’en mars 2022. Toutefois le directeur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, estime que les mesures de soutient économiques devront encore durer 1 an.

L’Union Européenne s’est entendue pour mettre en œuvre un plan de relance historique de ses pays membres. Proche du principe de la mutualisation, les états se partagent 750 milliards d’euros afin de lutter contre la récession. En supplément les européens se sont entendus sur la mise en œuvre d’un certificat numérique Covid, qui entrera en vigueur au 1er juillet 2021.

Quelles sont les effets de la crise économique sur les français ?

La BCE va donc œuvrer pour maintenir les taux d’intérêt des ménages et des entreprises. Pour l’instant la stratégie semble fonctionner, car les taux des crédits à la consommation sont légèrement descendus en avril, tandis que les taux immobiliers sont à leur plus bas niveau historique.

Cependant et par tout un jeu de mécanismes, les taux bancaires dépendent du coût de la dette française remboursable à 10 ans (OAT 10 ans). Or la récession mondiale aggrave le poids de la dette des états.

La dette de la France atteint près de 116 % en 2020, et le gouvernement estime qu’elle grimpera même à 118 % en 2021.

La mauvaise nouvelle est que jusqu’à présent la France empruntait à des taux négatifs. Jusqu’ici le contribuable avait donc moins de capital à rembourser qu’il n’en avait reçu. Mais depuis le 27 avril la dette française à 10 ans est repassée en territoire positif. À la clôture du 9 juillet 2021 l’OAT 10 ans coûtait 0,055 %.

Jusqu’ici il était donc difficile d’imaginer que les banques soient en mesure d’abaisser les taux de leur crédit. Et pourtant c’est ce qu’elles ont dû faire, face à une forte demande qui se heurte aux prix du m². Les taux immobiliers ont même battu le record à la baisse en mai, il est probable que la tendance soit à la légère remontée en 2021.

À partir de 2016 le faible coût de l’argent a boosté le marché de l’immobilier. Les prix se sont mis à décoller, toutefois l’histoire montre que la valeur de la pierre redescend en période de crise économique.

Cependant c’est tout le contraire qui a l’air de se produire. La crise de l’immobilier n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu, les prix du m² pourraient continuer leur ascension cette année avec des différences plus ou moins marquées entre les villes.

Et puis, il y a le chômage. Selon l’OCDE, au 4e trimestre 2020 la France comptait 9,48 % de chômeurs dans sa population active. Et ce n’est pas parti pour s’arranger. Malgré le retour de la croissance, la barre grimperait jusqu’à 10,68 % au 4e trimestre 2021.

Enfin, en période de crise économique le coût de la vie a tendance à baisser. Mais la crise économique est peut-être derrière nous. En mai l’inflation était toujours bien présente et il n’est pas impossible que la tendance continue au cours des prochains mois.

L’effet de la crise économique sur la bourse et l’or

Déjà en 2019 l’indice CAPE (Cyclically Adjusted Price to Earnings) développé par le prix Nobel d’économie Robert Schiller pointait du doigt le danger d’une bulle boursière. Pour faire simple, plus cet indice est élevé et plus le danger d’un éclatement de la bulle financière est proche.

Les efforts des banques centrales pour faire redémarrer l’économie ont boosté les places boursières, l’arrivée des vaccins a continué le travail, le plan de relance de Joe Biden à suffi à redonner le moral aux traders.

Ainsi le 09 juilet 2021 L’indice CAPE est à 38,36 soit son 2e plus haut niveau jamais atteint. En clair, les bourses mondiales remontent vers leurs sommets d’avant Covid19 avec tous les risques de crise financière que cela comporte.

Au final le 09 juillet 2021 le Dow Jones américain progresse de +13,93 % depuis le début de l’année, le CAC 40 atteint +17,62 % tandis que le Dax allemand se situait à +14,35 %.

C’est dans ce contexte que le cours de l’or a battu son record le 05 août 2020, pour atteindre 2063 US$ l’once (28,35 g). Le 09 juillet 2021 il se situait à 1808 US$, à peu près à son niveau de l’année dernière.

Les grands investisseurs considèrent que le danger est derrière nous. Si l’or est toujours une valeur refuge ils se tournent surtout vers la bourse, avec tous les risques que cela comporte.

Fabien Belleinguer
Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement. Si vous avez des questions, contactez-moi.
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