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Un crédit à la consommation grâce au financement participatif

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Une nouvelle solution de finance participative est née. © Minerva Studio - Fotolia.com

Pas facile d’obtenir un crédit à la consommation, quand on est étudiant, en CDD ou en intérim. À moins bien sûr de bénéficier d’une garantie, et c’est là où intervient une start-up française spécialisée dans le financement participatif. Son objet : réunir au moins 5 % du montant du prêt en garantie, grâce à l’entourage de l’emprunteur.

La garantie du crédit à la consommation entre particuliers

Il y avait déjà des plates-formes de prêt entre particuliers, il y a depuis peu un moyen de financer l’apport personnel d’un prêt immobilier en crowdfunding, il y a désormais le même système pour la garantie du crédit à la consommation.

Dans la pratique un ménage dont chacun possède un contrat de travail pérenne, pourra facilement emprunter pour acheter une voiture, faire des travaux, se marier ou effectuer toutes autres dépenses. Mais dès lors qu’un intérimaire a besoin d’un véhicule pour se déplacer, ou même d’une trésorerie pour payer la caution de son loyer, les choses se compliquent.

Banques et sociétés de crédit sont d’accord pour prêter, mais à la condition de bénéficier d’un dépôt de garantie. Chez Financo, la filiale de Crédit Mutuel Arkéa, ce dépôt doit se monter à 5 % du montant convoité.

C’est sur ce constat qu’est née Yelloan, start-up créée par 2 acteurs de la finance et 1 expert en sécurité informatique. La plate-forme de Michaël Diguet, Paul Peyré et Marc Diguet, permet à un candidat emprunteur de réunir les 5 % de dépôt de garantie nécessaires, à l’obtention d’un crédit à la consommation.

La finance participative en marche

Il y a l’impossibilité d’obtenir le financement recherché, due à une situation non idéale pour les banques. Mais il y a également la volonté de se détacher du circuit traditionnel, c’est ce qui fait notamment le succès du prêt entre particuliers.

La finance participative prend de plus en plus de place en France, à un tel point que les plates-formes qui la proposent sont maintenant sous la houlette de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers).

Chez Yeollan le principe est simple. Dans un premier temps le Candidat emprunteur présente son projet, renseigne sur sa situation professionnelle et financière, puis une première équipe étudie son dossier. Il ne s’agit donc pas d’un outil pour les personnes sans emploi.

Une fois le projet accepté, la demande de collecte de fonds est envoyée sur les réseaux sociaux. L’intéressé peut s’adresser à sa famille, à ses amis, mais également à de parfaits inconnus. Dès que la plate-forme a récoltée 5 garants pour un montant de 5 % du prêt, le crédit à la consommation est accordé. Les garants récupéreront leur dépôt lorsque les remboursements seront entièrement terminés.

Une start-up sur les rails

À la lecture du site Web, on comprend que la start-up en est à ses débuts. Il manque encore la rubrique FAQ, et surtout il manque encore de savoir ce que deviennent les fonds collectés en cas de défaut de remboursement de l’emprunteur.

On suppose ici que la plate-forme se rémunère avec une commission sur les prêts à la consommation obtenus, ce qui serait une bonne formule car elle éviterait aussi aux intervenants de payer quoi que ce soit.

Il ne reste plus qu’à déplorer que les garants ne reçoivent pas d’intérêts en retour, car il y a fort à parier que les fonds ainsi bloqués seront placés sur un support bancaire. Malgré cela, il semble que les emprunteurs en situation professionnelle insuffisamment stable, soient dotés d’un nouvel outil pour avoir accès au crédit.

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