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La dette publique de la France va-elle s’aggraver en 2020 ?

La dette publique de la France a baissé au 4e trimestre 2019, descendant à 98,3 % du PIB. Mais la pandémie du coronavirus Covid-19 a changé la donne. Désormais le ministère des finances s’attend à ce que la dette française passe à 112 % du PIB en 2020.

À combien se monte la dette publique de la France ?

D’après l’INSEE, au 4e trimestre 2019 la dette publique française au sens que l’entendent les accords de Maastricht, s’élève à  2 380,1 milliards d’euros. En chiffres et en lettres, cela fait :

  • 2 380 100 000 000 d’euros,
  • deux mille trois cents quatre vingt milliards et cent millions d’euros.

La dette publique de la France se compose de 2 grands ensembles : la dette négociable et non négociable. La négociable comprends des titres émis sur les marchés obligataires par l’Agence France Trésor, qui peuvent être revendus sur un marché secondaire.

D’après l’Agence France Trésor, l’encours de la dette négociable de l’État au 29 février 2020 se montait à plus de 1 848 milliards d’euros. Plus précisément :

  • 1 848 464 705 105 €,
  • mille huit cent quarante huit milliards quatre cent soixante quatre millions sept cent cinq mille et cent cinq euros.

Au 31 mars 2020 la France a souscrit sa dette publique pour un taux moyen pondéré de -0,07 %. Mais la pandémie de coronavirus pourrait mettre fin aux taux négatifs. Avec une économie au ralenti pour un besoin de trésorerie énorme, la dette française n’est plus une valeur-refuge.

C’est ainsi que le 03 avril 2020 la France empruntait au taux de 0,075 % sur 10 ans.

C’est bien mieux que les 15,37 % que doit supporter l’Égypte, mais c’est moins bien que les 0,058 % dont se contente l’Autriche.

Pour info : les obligations remboursables à 10 ans sont également appelées « emprunt phare », car elles servent, entre autres outils, à comparer la santé économique de plusieurs pays.

La dette française a diminué

La dette publique de la France représente 98,3 % du PIB (Produit Intérieur Brut) au 4e trimestre 2019, au-dessus de son niveau du 4e trimestre 2018.

La dette publique a ainsi diminué de 34,6 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent. Toutefois lorsque l’on regarde les chiffres à la loupe, on s’aperçoit que celle des administrations publiques locales augmente de 5 milliards d’euros en 3 mois. Celle des administrations de la sécurité sociale maigrit de 3 milliards d’euros.

Pour info : le Produit Intérieur Brut représente la somme d’argent que produit un pays au cours d’une période donnée.

Le coronavirus va-t-il faire bondir la dette de la France en 2020 ?

Le projet de loi des finances espérait des recettes fiscales nettes de 291,8 milliards d’euros en 2020. Ce devait être mieux que les 278,1 milliards d’euros initialement reçus en 2019, la hausse aurait donc dû atteindre +4,9 %.

En février les projections macro-économiques de la Banque de France anticipaient une hausse de +1,1 % du PIB réel en 2020 de +1,3 % en 2021. La consommation des ménages devait notamment gagner +1,5 % cette année, tandis que l’indice des prix à la consommation devait grossir de +1,1 %.

Mais tout ça, c’était avant le confinement imposé par la pandémie du coronavirus Covid-19. Désormais le ministère des finances prévoit une récession de -6 % et une dette française à 112 % du PIB. Mais à la condition que le confinement ne dure pas plus de 2 mois, sinon l’addition sera plus salée.

Il reste à savoir ce que va faire le revenu disponible brut réel des ménages qui devait s’améliorer de +1,6 %. Le chômage devait encore baisser, descendant à 8,2 % de la population active après que la France ait créée 153 000 emplois en 2020. Pour maintenir ces chiffres optimistes, l’État français sera bien obligé de subventionner. En clair : s’endetter pour éviter une crise économique.

À quoi a servi le budget de l’État en 2019 ?

L’année dernière la plus grosse partie du budget de l’État a été l’éducation et la recherche, qui ont nécessité 100,9 milliards d’euros (source : performance-publique.budget.gouv.fr).

La mission défense et sécurité, à savoir le budget des armées, avait prévu 64,5 milliards d’euros. Les politiques sociales ont nécessité 52,8 milliards d’euros, la plus grosse partie revenant à la mission « solidarité, insertion et égalité des chances » pour 23,9 milliards d’euros.

On n’a pas oublié l’écologie, car le développement durable a bénéficié de 12,2 milliards d’euros. Ces chiffres ne disent pas si l’augmentation des taxes sur le diesel y ont participé. Enfin, le plus petit budget a été à la Justice qui a dû faire avec 9 milliards d’euros.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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