Accueil Rachat de crédits Quel sera le montant de la dette publique de la France en...

Quel sera le montant de la dette publique de la France en 2020 ?

La dette publique de la France n’a jamais été aussi élevée au 2e trimestre 2020. Elle a dépassé les 114 % du PIB car il faut bien payer les conséquences du Covid-19. La Banque de France ne s’est pas trompée en anticipant une addition de 115 % du PIB en 2020.

À combien se monte la dette publique de la France ?

D’après l’INSEE, au 2e trimestre 2020 la dette publique française au sens que l’entendent les accords de Maastricht, s’élève à  2 638,3 milliards d’euros. En chiffres et en lettres, cela fait :

  • 2 638 300 000 000 €,
  • deux mille six cent trente huit milliards et trois cent millions d’euros.

La dette publique de la France se compose de 2 grands ensembles : la dette négociable et non-négociable. La négociable comprends des titres émis sur les marchés obligataires par l’Agence France Trésor, qui peuvent être revendus sur un marché secondaire.

D’après l’Agence France Trésor, l’encours de la dette négociable de l’État au 31 mai 2020 se montait à plus de 2 004 milliards d’euros. Plus précisément :

  • 2 004 082 648 328 €,
  • deux mille quatre milliards quatre-vingt deux millions six cent quarante huit mille trois cent vingt huit euros.

Au 30 septembre 2020 la France a souscrit sa dette publique pour un taux moyen pondéré de -0,11 %. Curieusement, la pandémie de coronavirus n’a pas mis fin aux taux négatifs. Avec une économie au ralenti pour un besoin de trésorerie énorme, la dette française est toujours une valeur-refuge.

C’est ainsi que le 02 octobre 2020 la France empruntait au taux de –0,262 % sur 10 ans.

C’est bien mieux que les 14,997 % que doit supporter l’Égypte, mais c’est moins bien que les -0,379 % dont se contente l’Autriche.

Pour info : les obligations remboursables à 10 ans sont également appelées « emprunt phare », car elles servent aussi à déterminer les taux des operations de refinancement des ménages.

La dette française a augmenté

La dette publique de la France représente 114,1 % du PIB (Produit Intérieur Brut) au 2e trimestre 2020, son plus haut niveau jamais atteint.

La dette publique a ainsi augmenté de 199,9 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent. Lorsque l’on regarde les chiffres à la loupe, on s’aperçoit que celle des administrations publiques locales augmente de 2,7 milliards d’euros en 3 mois. Celle des administrations de la sécurité sociale diminue de 84,9 milliards d’euros.

Pour info : le Produit Intérieur Brut représente la somme d’argent que produit un pays au cours d’une période donnée.

Le coronavirus va-t-il faire bondir la dette de la France en 2020 ?

Le projet de loi des finances espérait des recettes fiscales nettes de 291,8 milliards d’euros en 2020. Ce devait être mieux que les 278,1 milliards d’euros initialement reçus en 2019, la hausse aurait donc dû atteindre +4,9 %.

En septembre les projections macro-économiques de la Banque de France anticipent une baisse de -8,7 % du PIB réel cette année. En 2021 la croissance sera de retour avec +7,4 %. La consommation des ménages devrait notamment dégringoler de -9,3 % tandis que l’indice des prix à la consommation devrait grossir de +0,5 %.

Sans surprise le revenu disponible brut réel des ménages va baisser, la chute se limitera toutefois à -0,5 %. La courbe du chômage va s’inverser pour atteindre 10,1 % de la population active, après que la France ait perdu 552 000 emplois en 2020. Et encore, pour ne pas tomber plus bas l’État français sera bien obligé de subventionner. En clair : s’endetter pour éviter une crise économique.

À quoi a servi le budget de l’État en 2019 ?

L’année dernière la plus grosse partie du budget de l’État a été l’éducation et la recherche, qui ont nécessité 100,9 milliards d’euros (source : performance-publique.budget.gouv.fr).

La mission défense et sécurité, à savoir le budget des armées, avait prévu 64,5 milliards d’euros. Les politiques sociales ont nécessité 52,8 milliards d’euros, la plus grosse partie revenant à la mission « solidarité, insertion et égalité des chances » pour 23,9 milliards d’euros.

On n’a pas oublié l’écologie, car le développement durable a bénéficié de 12,2 milliards d’euros. Ces chiffres ne disent pas si l’augmentation des taxes sur le diesel y ont participé. Enfin, le plus petit budget a été à la Justice qui a dû faire avec 9 milliards d’euros.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

Abonnez-vous à ce fil de discussion
Notifier de
0 Commentaires
Commentaires dans le texte
Voir tous les commentaires