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La dette publique de la France va-elle s’aggraver en 2019 ?

Dépenses de l'État : budget 2019

La dette publique de la France a augmenté au 1er trimestre 2019, restant toutefois sous la barre des 100 % du PIB. Le ministère des finances s’attend à ce que la tendance s’inverse légèrement en 2019, pourtant ses prévisions ne se sont pas toujours réalisées. Voici le point trimestriel sur le montant de la dette française, ainsi que les perspectives d’évolution au cours des prochains mois.

À combien se monte la dette publique de la France ?

D’après l’INSEE, au 1er trimestre 2019 la dette publique française au sens que l’entendent les accords de Maastricht, s’élève à  2 358,9 milliards d’euros. En chiffres et en lettres, cela fait :

  • 2 358 900 000 000 d’euros,
  • deux mille trois cinquante huit milliards neuf cent millions d’euros.

La dette publique de la France se compose de 2 grands ensembles : la dette négociable et non négociable. La négociable comprends des titres émis sur les marchés obligataires par l’Agence France Trésor, qui peuvent être revendus sur un marché secondaire.

D’après l’Agence France Trésor, l’encours de la dette négociable de l’État au 31 mai 2019 se montait à plus de 1 792 milliards d’euros. Plus précisément :

  • 1 792 621 086 154 €,
  • mille sept-cent quatre-vingt douze milliards six-cent vingt-et-un millions quatre-vingt six mille cent cinquante quatre euros.

Au 28 juin 2019 la France a souscrit sa dette publique pour un taux moyen pondéré de 0,30 %. Mais il ne s’agit que d’une moyenne, car en réalité depuis le 1er juillet 2019 le contribuable emprunte à des taux négatifs, ce qui signifie que des investisseurs payent la France pour lui prêter de l’argent. Par exemple le 3 juillet la France empruntait au taux négatif de -0,106 %.

C’est bien mieux que les 15,7 % que doit supporter l’Égypte, mais c’est moins bien que les -0,3 % dont se contente le Danemark.

Pour info : les obligations remboursables à 10 ans sont également appelées « emprunt phare », car elles servent, entre autres outils, à comparer la santé économique de plusieurs pays.

La dette française continue d’augmenter

La dette publique de la France représente 99,6 % du PIB (Produit Intérieur Brut) au 1er trimestre 2019, au-dessus de son niveau du 1er trimestre 2018.

La dette publique a ainsi augmenté de 43,6 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent. Une bonne nouvelle toutefois : d’après l’INSEE la dette des administrations de sécurité sociale est en diminution.

Mais il y en a aussi une moins bonne : l’endettement des régions augmente de 0,5 milliards d’euros, à l’image de la société du Grand Paris dont le poids de la dette s’est alourdi de +2,2 milliards d’euros au 1er trimestre 2019.

L’INSEE note toutefois que « les communes se désendettent à hauteur de 1 milliard d’euros et les départements à hauteur de 0,4 milliards d’euros ».

Pour info : le Produit Intérieur Brut représente la somme d’argent que produit un pays au cours d’une période donnée.

La dette de la France va-t-elle s’améliorer en 2019 ?

Le projet de loi des finances espère des recettes fiscales de 234,8 milliards d’euros en 2019. C’est moins que les 243,2 milliards d’euros initialement prévus en 2018, mais cet allègement de l’impôt est voulu pour injecter de l’argent dans l’économie.

Les projections macro-économiques de la Banque de France anticipent une hausse de +1,3 % du PIB réel en 2019 de +1,4 % en 2020. La consommation des ménages devrait notamment gagner +1,1 % cette année, tandis que l’indice des prix à la consommation devrait grossir de +1,3 %.

Pas de panique, car le revenu disponible brut réel des ménages devrait s’améliorer de +2,3 %. Le chômage devrait encore baisser, descendant à 8,6 % de la population active après que la France ait créée 149 000 emplois en 2019.

Tous ces chiffres encourageants permettent l’optimisme, et d’ailleurs le ministère des finances prévoit que la dette publique française descende à 98,6 % du PIB en 2019. Toutefois comme on peut le constater sur le site Statista, l’administration prévoyait 98,7 % en 2018.

À quoi va servir le budget de l’État en 2019 ?

Cette année la plus grosse partie du budget de l’État ira à l’éducation et la recherche, qui nécessitent 100,9 milliards d’euros (source : performance-publique.budget.gouv.fr).

La mission défense et sécurité, à savoir le budget des armées, a prévu 64,5 milliards d’euros. Les politiques sociales ont nécessité 52,8 milliards d’euros, la plus grosse partie revenant à la mission « solidarité, insertion et égalité des chances » pour 23,9 milliards d’euros.

On n’a pas oublié l’écologie, car le développement durable va bénéficier de 12,2 milliards d’euros. Ces chiffres ne disent pas si l’augmentation des taxes sur le diesel y ont participé. Enfin, le plus petit budget a été à la Justice qui va devoir faire avec 9 milliards d’euros.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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