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La dette publique de la France va-elle s’aggraver en 2020 ?

Dépenses de l'État : budget 2019

La dette publique de la France a augmenté au 3e trimestre 2019, dépassant la barre des 100 % du PIB. Le ministère des finances s’attend à ce que la tendance continue en 2020, mais ses prévisions ne se sont pas toujours réalisées. Voici le point trimestriel sur le montant de la dette française, ainsi que les perspectives d’évolution au cours des prochains mois.

À combien se monte la dette publique de la France ?

D’après l’INSEE, au 3e trimestre 2019 la dette publique française au sens que l’entendent les accords de Maastricht, s’élève à  2 415,1 milliards d’euros. En chiffres et en lettres, cela fait :

  • 2 415 100 000 000 d’euros,
  • deux mille quatre cents quinze milliards et cent millions d’euros.

La dette publique de la France se compose de 2 grands ensembles : la dette négociable et non négociable. La négociable comprends des titres émis sur les marchés obligataires par l’Agence France Trésor, qui peuvent être revendus sur un marché secondaire.

D’après l’Agence France Trésor, l’encours de la dette négociable de l’État au 31 mai 2019 se montait à plus de 1 835 milliards d’euros. Plus précisément :

  • 1 835 956 862 453 €,
  • mille huit cent trente cinq milliards neuf cent cinquante six millions huit cent soixante deux mille et quatre cent cinquante trois euros.

Au 31 décembre 2019 la France a souscrit sa dette publique pour un taux moyen pondéré de 0,11 %. Mais il ne s’agit que d’une moyenne, car en réalité le contribuable emprunte proche des taux négatifs. Par exemple le 06 janvier 2020 la France empruntait au taux de 0,016 % sur 10 ans.

C’est bien mieux que les 14,12 % que doit supporter l’Égypte, mais c’est moins bien que les -0,008 % dont se contente la Belgique.

Pour info : les obligations remboursables à 10 ans sont également appelées « emprunt phare », car elles servent, entre autres outils, à comparer la santé économique de plusieurs pays.

La dette française continue d’augmenter

La dette publique de la France représente 100,4 % du PIB (Produit Intérieur Brut) au 3e trimestre 2019, au-dessus de son niveau du 3e trimestre 2018.

La dette publique a ainsi augmenté de 39,6 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent. Une bonne nouvelle toutefois : la dette des départements, des régions et des communes est en train de diminuer.

Mais pas partout, le poids de celle de l’Île-de-France mobilité s’alourdit de 0,1 milliard d’euros. Et puisqu’il s’agit d’un sujet d’actualité, l’endettement de SNCF réseau s’aggrave de +0,2 milliards d’euros.

Pour info : le Produit Intérieur Brut représente la somme d’argent que produit un pays au cours d’une période donnée.

La dette de la France va-t-elle s’améliorer en 2020 ?

Le projet de loi des finances espère des recettes fiscales nettes de 291,8 milliards d’euros en 2020. C’est mieux que les 278,1 milliards d’euros initialement reçus en 2019, la hausse devrait donc atteindre +4,9 %.

Les projections macro-économiques de la Banque de France anticipent une hausse de +1,1 % du PIB réel en 2020 de +1,3 % en 2021. La consommation des ménages devrait notamment gagner +1,5 % cette année, tandis que l’indice des prix à la consommation devrait grossir de +1,1 %.

Pas de panique, car le revenu disponible brut réel des ménages devrait s’améliorer de +1,6 %. Le chômage devrait encore baisser, descendant à 8,2 % de la population active après que la France ait créée 153 000 emplois en 2020.

Tous ces chiffres encourageants permettent l’optimisme, et d’ailleurs le ministère des finances prévoit que la dette publique française descende à 98,7 % du PIB en 2019. Toutefois comme on peut le constater sur le site Statista, l’administration prévoyait 98,8 % en 2019…

À quoi a servi le budget de l’État en 2019 ?

L’année dernière la plus grosse partie du budget de l’État a été l’éducation et la recherche, qui ont nécessité 100,9 milliards d’euros (source : performance-publique.budget.gouv.fr).

La mission défense et sécurité, à savoir le budget des armées, avait prévu 64,5 milliards d’euros. Les politiques sociales ont nécessité 52,8 milliards d’euros, la plus grosse partie revenant à la mission « solidarité, insertion et égalité des chances » pour 23,9 milliards d’euros.

On n’a pas oublié l’écologie, car le développement durable a bénéficié de 12,2 milliards d’euros. Ces chiffres ne disent pas si l’augmentation des taxes sur le diesel y ont participé. Enfin, le plus petit budget a été à la Justice qui a dû faire avec 9 milliards d’euros.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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