Accueil Rachat de crédits La dette publique de la France va-elle s’aggraver en 2019 ?

La dette publique de la France va-elle s’aggraver en 2019 ?

mise à jour: 25 février 2019
Budget public 2018 : pôles de dépenses

La dette publique de la France a augmenté au 3e trimestre 2018, restant toutefois sous la barre des 100 %. Le ministère des finances s’attend à ce que la tendance s’inverse légèrement en 2019, pourtant ses prévisions ne se sont pas toujours réalisées. Voici le point trimestriel sur le montant de la dette française, ainsi que les perspectives d’évolution au cours des prochains mois.

À combien se monte la dette publique de la France ?

D’après l’INSEE, au 3e trimestre 2018 la dette publique française au sens que l’entendent les accords de Maastricht, s’élève à  2 322,3 milliards d’euros. En chiffres, cela fait :

  • 2 322 300 000 000 d’euros,
  • deux mille trois cent vingt-deux milliards trois cent millions d’euros.

La dette publique de la France se compose de 2 grands ensembles : la dette négociable et non négociable. La négociable comprends des titres émis sur les marchés obligataires par l’Agence France Trésor, qui peuvent être revendus sur un marché secondaire.

D’après l’Agence France Trésor, l’encours de la dette négociable de l’État au 30 novembre 2018 se montait à plus de 1 760 milliards d’euros. Plus précisément :

  • 1 760 075 774 186 €,
  • mille sept-cent soixante milliards soixante-quinze millions sept cent soixante-quatorze mille cent quatre-vingt six euros.

En 2018 la France a souscrit sa dette publique pour un taux moyen pondéré de 0,54 %. À la date du 03 janvier 2019, la patrie de Molière emprunte sur 10 ans à 0,64 %. C’est bien mieux que les 4,4 % que doit supporter la Grèce, mais c’est moins bien que les 0,47 % dont se contente la Finlande.

Pour info : les obligations remboursables à 10 ans sont également appelées « emprunt phare », car elles servent, entre autres outils, à comparer la santé économique de plusieurs pays.

La dette française a augmenté en 2018

La dette publique de la France représente 99,3 % du PIB (Produit Intérieur Brut) au 3e trimestre 2018. Un résultat un peu meilleur qu’au 3e trimestre 2017 lorsqu’elle atteignait 99,8 % des richesses produites.

Pour autant le montant de la dette n’a pas diminué, bien au contraire. Au 3e trimestre 2017 l’ensemble des administrations publiques françaises devait 2269 milliards d’euros sur les marchés publics et privés. Un an plus tard la facture a augmenté de 53 milliards d’euros, alors que le taux de dette par rapport au PIB a diminué.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le PIB a augmenté. En 2017 la France avait produit 2582 milliards d’euros, l’INSEE s’attend à + 1,5 % en 2018 tandis que l’OCDE table sur +1,61 %.

Pour info : le Produit Intérieur Brut représente la somme d’argent que produit un pays au cours d’une période donnée.

La dette de la France va-t-elle s’améliorer en 2019 ?

Le projet de loi des finances espère des recettes fiscales de 234,8 milliards d’euros en 2019. C’est moins que les 243,2 milliards d’euros initialement prévus en 2018, mais cet allègement de l’impôt est voulu pour injecter de l’air dans l’économie.

Les projections macro-économiques de la Banque de France anticipent une hausse de +1,5 % du PIB réel en 2019 de +1,6 % en 2020. La consommation des ménages devrait notamment décoller de +1,4 % au cours des 12 prochains mois, tandis que l’indice des prix à la consommation devrait grossir de +1,6 %.

Pas de panique, car le revenu disponible brut réel des ménages devrait s’améliorer de +1,7 %. Le chômage devrait encore baisser, descendant à 8,9 % de la population active après que la France ait créée 118 000 emplois en 2019.

Tous ces chiffres encourageants permettent l’optimisme, et d’ailleurs le ministère des finances prévoit que la dette publique française descende à 98,6 % du PIB en 2019. Toutefois comme on peut le constater sur le site Statista, l’administration prévoyait 98,7 % cette année.

À quoi a servi le budget de l’État en 2018 ?

L’année dernière la plus grosse partie du budget de l’État est allée à l’éducation et la recherche, qui ont nécessité 99,3 milliards d’euros (source : performance-publique.budget.gouv.fr).

La mission défense et sécurité, à savoir le budget des armées, a prévu 62,4 milliards d’euros. Les politiques sociales ont nécessité 52,3 milliards d’euros, la plus grosse partie revenant à la mission « solidarité, insertion et égalité des chances » pour 19,7 milliards d’euros.

On n’a pas oublié l’écologie, car le développement durable a pu bénéficier de 11,3 milliards d’euros. Ces chiffres ne disent pas si l’augmentation des taxes sur le diesel y ont participé. Enfin, le plus petit budget a été à la Justice qui a dû faire avec 8,7 milliards d’euros.

Fabien Belleinguer

Fabien Belleinguer

Éditeur chez Emprunter-Malin.com
Blogueur sur les thèmes de l'argent et l'immobilier depuis 2012, je suis radin, suspicieux, mais toujours poli. Autodidacte, je choisis mes sources d'information avec soin et les analyse en toute indépendance.
Fabien Belleinguer