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Inflation en France : ce que vous payez plus cher en 2019

mise à jour: 15 avril 2019
Évolution du coût de la vie en France
Bilan mensuel de ce qui coûte plus cher et moins cher, avec les chiffres de l'INSEE.

Tous les mois Emprunter Malin fait le point sur la hausse du coût de la vie. En se basant sur l’indice de l’inflation de l’INSEE, cet article établit la liste des biens et services qui se payent plus chers. À l’inverse, d’autres ont vu leur prix descendre.

Inflation de +1,2 % sur 1 an, prix en baisse sur 1 mois

L’indice des prix à la consommation de l’INSEE s’établit à 103,89 en mars 2019. Il est en hausse par rapport à février 2019, ce qui signifie que les dépenses des ménages ont théoriquement dû augmenter d’un mois à l’autre.

La tendance débouche sur une hausse du coût de la vie de +1,1 % sur les 12 derniers mois. C’est encore loin du chiffre magique dont a besoin la BCE pour changer de politique monétaire. Rappelons que l’inflation est bon signe pour une économie, à partir du moment où les revenus évoluent dans la même direction.

Ces biens et services que vous avez payés plus cher

Dans l’ensemble l’alimentation continue de subir l’inflation. L’INSEE constate une hausse de +2,5 % du budget nourriture des français en 12 mois, chiffre particulièrement tiré vers le haut par les produits frais. Même si en mars les rayons des supermarchés ont affiché -2,3 % par rapport à février, le résultat débouche sur une hausse des prix des produits frais de +4,2 % sur 1 an. Les autres produits d’alimentation sont en hausse de +0,2 % sur 1 mois et gagnent +2,2 % en 1 an.

Les fumeurs on sans doute constaté une hausse du prix du tabac de +7,3 % en 1 mois. Fumer est presque plus mauvais pour le portefeuille que pour la santé, car le vice coûte 8,1 % plus cher que l’année dernière.

Et maintenant une nouvelle du côté des produits pétroliers, qui ne va sans doute pas calmer la grogne des gilets jaunes. En mars les prix ont gagné +2 %, ils coûtaient 6 % de plus que l’année dernière à la même époque.

Heureusement, il y a des prix qui baissent

Heureusement il reste les véritables baisses de prix. Ainsi les services de communication terminent l’année en recul de -3,3 %. Les services de santé s’assouplissent, en mars ils ont coûté 0,2 % moins cher, ils régressent ainsi de -0,2 % en 1 an.

Sans saison touristique particulière, les prix des transports ont chuté de -0,7 % en mars par rapport à février. Toutefois l’effet a pu être un peu plus fort, car ce pôle de dépenses baisse de -0,9 % sur 12 mois.

On dirait qu’habiter coûte également moins cher, car l’ensemble loyer, eau et enlèvement des ordures ménagères accuse un léger -0,2 %. Un chiffre plutôt bienvenu dans la mesure où les loyers augmentent finalement plus vite que l’inflation.

Tout va bien pour les produits de santé, qui semblent s’orienter dans la bonne direction. Après une nouvelle baisse en janvier, ils se situent en retrait de -2,7 % sur 1 an.

Le pôle de dépenses habillement et chaussures a fortement progressé de +11,5 % le mois dernier, mais affiche pourtant une petite régression de -0,3 % sur 1 an. Et ce sera tout pour les bonnes nouvelles.

Cet indice qui en dit davantage sur l’évolution du coût de la vie

Les économistes de l’INSEE rappellent que l’inflation sous-jacente ne progresse que de +0,5 % en 1 an.

L’inflation sous-jacente ne tient pas compte des saisonnalités, et ne comptabilise pas non-plus les biens dont les prix sont volatiles. Les produits laitiers, produits frais et produits pétroliers entre autres dépendent de variables climatiques et spéculatives.

Cet indice tend à être utilisé davantage par les économistes pour mesurer l’évolution entre les coûts de production, ainsi que la confrontation avec l’offre et la demande.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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