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Inflation en France : ce que vous payez plus cher en 2019

mise à jour: 17 juin 2019
Évolution du coût de la vie en France
Bilan mensuel de ce qui coûte plus cher et moins cher, avec les chiffres de l'INSEE.

Tous les mois Emprunter Malin fait le point sur la hausse du coût de la vie. En se basant sur l’indice de l’inflation de l’INSEE, cet article établit la liste des biens et services qui se payent plus chers. À l’inverse, d’autres ont vu leur prix descendre.

Pour info : cet article fait la synthèse des résultats définitifs de l’INSEE concernant l’inflation, parution juin 2019.

Inflation de +0,9 % sur 1 an, prix en légère hausse sur 1 mois

L’indice des prix à la consommation de l’INSEE s’établit à 104,33 en mai 2019. Il est en hausse de +0,1 % par rapport à avril 2019, ce qui signifie que les dépenses des ménages ont théoriquement dû augmenter d’un mois à l’autre.

La tendance débouche sur une hausse du coût de la vie de +0,9 % sur les 12 derniers mois. C’est encore loin du chiffre magique dont a besoin la BCE pour changer de politique monétaire. Rappelons que l’inflation est bon signe pour une économie, à partir du moment où les revenus évoluent dans la même direction.

Ces biens et services que vous avez payés plus cher

Dans l’ensemble l’alimentation continue de subir l’inflation. L’INSEE constate une hausse de +2,3 % du budget nourriture des français en 12 mois, chiffre particulièrement tiré vers le haut par les produits frais. En 1 mois les rayons des supermarchés ont affiché +3,2 %, alors que les autres produits d’alimentation ne prenaient que +0,2 %.

Très peu parmi les fumeurs ont constaté une hausse du prix du tabac de +0,3 % en 1 mois. Fumer est presque plus mauvais pour le portefeuille que pour la santé, car le vice coûte 9,1 % plus cher que l’année dernière.

Ça ne s’arrange pas non-plus du côté des produits pétroliers. En mai les prix ont gagné +1,3 %, ils coûtaient 3,4 % de plus que l’année dernière à la même époque. Cette fois-ci il s’agirait de l’embargo de Donald Trump contre l’Iran.

Le moi de mai s’est donc plutôt bien déroulé, car ce fut tout pour les hausses de prix.

Heureusement, il y a des prix qui baissent

Heureusement il reste les véritables baisses de prix. Ainsi les services de communication terminent l’année en recul de -3,4 %. Les services de santé s’assouplissent, en mai ils ont coûté 0,4 % moins cher, c’est également leur score sur 1 an.

Après la saison touristique des vacances de Pâques, les prix des transports ont baissé de -4,5 % en mai par rapport à avril. Au final ce pôle de dépenses recule de -1,5 % sur 12 mois.

On dirait qu’habiter coûte également moins cher, car l’ensemble loyer, eau et enlèvement des ordures ménagères accuse un léger -0,2 %. Un chiffre plutôt bienvenu dans la mesure où les loyers augmentent finalement plus vite que l’inflation.

Tout va bien pour les produits de santé, qui semblent s’orienter dans la bonne direction. Après une nouvelle baisse en mai, ils se situent en retrait de -2,8 % sur 1 an.

Le pôle de dépenses habillement et chaussures a progressé de +0,3 % le mois dernier, mais affiche pourtant une régression de -0,7 % sur 1 an. Globalement d’ailleurs les prix des produits manufacturés descendent de -0,7 % sur les 12 derniers mois.

Cet indice qui en dit davantage sur l’évolution du coût de la vie

Les économistes de l’INSEE rappellent que l’inflation sous-jacente ne progresse que de +0,5 % en 1 an.

L’inflation sous-jacente ne tient pas compte des saisonnalités, et ne comptabilise pas non-plus les biens dont les prix sont volatiles. Les produits laitiers, produits frais et produits pétroliers entre autres dépendent de variables climatiques et spéculatives.

Cet indice tend à être utilisé davantage par les économistes pour mesurer l’évolution entre les coûts de production, ainsi que la confrontation avec l’offre et la demande.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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