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Le coût des travaux augmente plus vite que l’inflation

L’INSEE constate que le coût de la vie augmente de +1,4 % en 1 an, tandis que l’IPEA (Indice des Prix des travaux d’Entretien–Amélioration des bâtiments) montre que le coût des travaux gagne +1,6 %. Tous les 3 mois Emprunter Malin vous livre une analyse des évolutions des coûts des prestations des corps de métiers, la voici.

Le coût des travaux monte de +1,6 % en 1 an

Un particulier ou une copropriété qui souhaite faire des travaux d’entretien ou d’amélioration de l’habitat, payera plus cher que l’année dernière. D’après l’indice IPEA de l’INSEE, au 4e trimestre 2019 le coût de l’ensemble des chantiers représentait +1,6 % par rapport au 4e trimestre 2018.

C’est donc plus que la hausse du coût de la vie en général, mais tout dépend des travaux car de grandes différences persistent selon les corps de métier.

L’augmentation la plus marquée concerne le secteur de la plâtrerie. En 1 trimestre le coût a gagné +0,6 %, il faut aujourd’hui dépenser 2,5 % de plus que l’année dernière.

Juste derrière arrivent les travaux de couverture. Refaire le toit n’a coûté que 0,1 % de plus d’un trimestre à l’autre, mais reste 2,3 % plus cher qu’il y a 1 an. Pas loin derrière vient la menuiserie. Un secteur qui pèse tout de même 19,5 % dans le calcul de l’indice, et dont l’inflation a été de +0,2 % d’un trimestre à l’autre et de +2,9 % en 1 an.

La plomberie et l’installation de chauffage ont subit une inflation de +1,4 % au cours des 12 derniers mois. Si vous souhaitez faire poser du papier peint ou de la moquette, l’opération vous coûtera 1 % plus cher que l’année dernière.

Pour économiser un peu vous pourriez préférer faire de la peinture, vous ne paierez ces travaux que 1,3 % au-dessus des prix du 4e trimestre 2018.

Les aides aux travaux de l’État

Entre le besoin de minimiser la pollution et les réalités économiques sur le terrain, l’État propose divers dispositifs d’aide aux travaux d’amélioration de l’habitat.

Le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) se situe dans un plafond de 4800 € par couple et 2400 € pour une personne seule. Les travaux vont du remplacement de fenêtres simple vitrage en double vitrage, à la pose et l’installation d’une chaudière à haute performance énergétique, en passant par les pompes à chaleur.

Le prêt immobilier à taux zéro représente 40 % du montant du projet en zones A, A bis et B1. Il descend à 20 % au sein des zones B2 et C. Le dispositif reste disponible pour l’achat d’une résidence principale avec travaux, mais uniquement en zones B2 et C.

Il reste toujours l’éco prêt à taux zéro, qui peut financer jusqu’à 30 000 € sans intérêts bancaires et sans plafond de revenus. Cette aide de l’État est principalement destinée aux travaux d’amélioration de la performance énergétique.

La précarité énergétique toujours présente

L’observatoire National de la Précarité Énergétique (ONPE) édite un rapport annuel sur les ménages qui éprouvent des difficultés à se chauffer. Le baromètre du médiateur national de l’énergie nous apprend ainsi que 15 % des répondants ont souffert du froid au cours de l’hiver.

Pour 41 % d’entre eux la raison était la mauvaise isolation de leur logement. L’année dernière 1/3 des foyers a dû restreindre le chauffage pour limiter leur facture énergétique. Pour 10 % d’entre eux cela n’a pas toujours été facile de payer l’électricité et le gaz naturel.

Par ailleurs l’année dernière 70 % des ménages français se préoccupaient de leur consommation énergétique. Pour 63 % d’entre eux ces dépenses prenaient de la place dans le budget du foyer.

Pour info : la précarité énergétique résulte de la difficulté ou de l’impossibilité d’un ménage à payer ses factures d’énergie et à satisfaire ses besoins essentiels de confort thermique.

Heureusement, il y a les aides de l’État, l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) propose des aides et subventions au travers de son programme Habiter Mieux.

À titre d’exemple, un ensemble de travaux d’amélioration de la performance énergétique pour 17 000 € hors-taxes, donne droit à un montant total de 10 200 € d’aide. Les 6800 € restants peuvent être obtenus au moyen de l’éco prêt à taux zéro, et réduits grâce au crédit d’impôt.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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