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Le coût des travaux augmente moins vite que l’inflation

mise à jour: 8 mai 2019
Isolation des combles

L’INSEE constate que le coût de la vie augmente de +1,3 % en 1 an, tandis que l’IPEA (Indice de Prix des travaux d’Entretien–Amélioration des bâtiments) indique que le coût des travaux gagne +1,1 % soit moins que l’inflation. Tous les 3 mois Emprunter Malin vous livre une analyse des évolutions des coûts des prestations des corps de métiers, la voici.

Le coût des travaux monte de +1,1 % en 1 an

Un particulier ou une copropriété qui souhaiterait faire des travaux d’entretien ou d’amélioration de l’habitat, payera plus cher que l’année dernière. D’après l’indice IPEA de l’INSEE, au 4e trimestre 2018 le coût de l’ensemble des chantiers représentait +1,1 % par rapport au 4e trimestre 2017.

C’est certes moins que la hausse du coût de la vie en général, mais tout dépend des travaux car de grandes différences persistent selon les corps de métier.

Les augmentations les plus marquées concernent la plomberie, l’installation de chauffage de conditionnement d’air, ainsi que la couverture qui gagnent +2,2 %. L’inflation la moins marquée concerne les « autres travaux d’installation » (+0,3 %), ou encore les « autres travaux de construction spécialisés » (+0,7 %).

Si vous souhaitez refaire votre installation électrique, il vous en coûtera 0,4 % plus cher que l’année dernière. Après avoir passé les câbles vous devrez sans doute effectuer des travaux de plâtrerie, ils coûtent 0,7 % de plus. Une fois les plâtres essuyés il faudra refaire la peinture, vous paierez ces prestations 1,3 % au-dessus des prix de l’année dernière.

Baisse des aides aux travaux de l’État

La Cour des Comptes pointe régulièrement du doigt les aides de l’État, responsables de la hausse du coût des travaux. Ainsi depuis le budget de loi des finances 2018, certains dispositifs immobiliers on été réduits.

Pour commencer le le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) n’est plus disponible sur les portes et fenêtres. Il continue de reverser 30 % du montant des travaux dans un plafond de 16 000 € par couple, mais uniquement sur l’achat d’équipements et de matériel d’isolation.

Mais surtout, le prêt immobilier à taux zéro descend de 40 % du montant du projet, à 20 % au sein des zones B2 et C. Le dispositif reste disponible pour l’achat de résidence principale avec travaux, mais uniquement jusqu’au 31 décembre 2019.

Il reste toujours l’éco prêt à taux zéro, qui peut financer jusqu’à 30 000 € sans intérêts bancaires et sans plafond de revenus. Cette aide de l’État est principalement destinée aux travaux d’amélioration de la performance énergétique.

La précarité énergétique en baisse

L’observatoire National de la Précarité Énergétique (ONPE) édite un rapport annuel sur les ménages qui éprouvent des difficultés à se chauffer.

La précarité énergétique résulte de la difficulté ou de l’impossibilité d’un ménage à payer ses factures d’énergie et à satisfaire ses besoins
essentiels de confort thermique.

Ce rapport se base, entre autres données, sur le baromètre du médiateur national de l’énergie. Il en ressort que 15 % des Français avouent avoir eu froid durant l’hiver 2017 pendant au moins 24 h. Parmi eux 25 % pointent du doigt une mauvaise isolation de leur logement. Car se chauffer coûte cher, 11,6 % des ménages interrogés dépensent plus de 8 % de leurs revenus pour payer leur facture énergétique.

Mais l’heure n’est pas au pessimisme, loin de là. La courbe montre que le nombre de ménages en difficulté énergétique est en baisse depuis 2012. En supplément des aides de l’État, l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) propose des aides et subventions au travers de son programme Habiter Mieux.

À titre d’exemple, un ensemble de travaux d’amélioration de la performance énergétique pour 17 000 € hors-taxes, donne droit à un montant total de 10 200 € d’aide. Les 6800 € restants peuvent être obtenus au moyen de l’éco prêt à taux zéro, et réduits grâce au crédit d’impôt.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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