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Le coût des travaux augmente plus vite que l’inflation

L’INSEE constate que le coût de la vie augmente de +0,2 % en 1 an, tandis que l’IPEA (Indice des Prix des travaux d’Entretien–Amélioration des bâtiments) montre que le coût des travaux gagne +0,8 %. Tous les 3 mois Emprunter Malin vous livre une analyse des évolutions des coûts des prestations des corps de métiers, la voici.

Le coût des travaux monte de +0,9 % en 1 an

Un particulier ou une copropriété qui souhaite faire des travaux d’entretien ou d’amélioration de l’habitat, payera plus cher que l’année dernière. D’après l’indice IPEA de l’INSEE, au 3e trimestre 2020 le coût de l’ensemble des chantiers représentait +0,8 % par rapport au 3e trimestre 2019.

C’est donc plus que la hausse du coût de la vie en général, mais tout dépend des travaux car de grandes différences persistent selon les corps de métier.

L’augmentation la plus marquée concerne le secteur de la plâtrerie. En 1 trimestre le coût a gagné +1,5 %, il faut aujourd’hui dépenser 5,3 % de plus que l’année dernière.

Le secteur de la menuiserie pèse tout de même 19,5 % dans le calcul de l’indice. Au 3e trimestre 2020 il a subi une inflation de +0,1 % pour finir l’année à +1,1 %.

Comparatif des mensualités de 3 prêts personnels :

 5 000 € sur 4 ans10 000 € sur 5 ans20 000 € sur 7 ans 
Yelloan116 €/mois186 €/mois284 €/moisSimuler
Floa Bank126 €/mois182 €/mois283 €/mois (VN)Simuler
Cetelem122 €/mois182 €/mois279 €/moisSimuler
Cofidis126 €/mois189 €/mois283 €/moisSimuler
Franfinance116 €/mois187 €/mois284 €/moisSimuler
Comparatif des mensualités en €/mois pour un prêt personnel de 5000 € sur 4 ans, 10 000 € sur 5 ans, et 20 000 € sur 7 ans. Assurances emprunteurs non-incluses. Pour Floa Bank, les mensualités sur 84 mois correspondent à un prêt pour Véhicule Neuf.
Important : ces résultats ont été obtenus le 15 janvier 2021 avec les taux procurés par notre partenaire AWIN, et sur le site de Yelloan. Les résultats ont été arrondis au nombre supérieur. Vous pourriez obtenir des mensualités différentes suite à votre propre simulation.

Pas loin derrière arrivent la peinture et vitrerie. Un bouquet de travaux curieusement mis dans le même ensemble, dont le coût a diminué par rapport au 2e trimestre, mais augmente de +0,9 % sur 1 an.

La plomberie et l’installation de chauffage coûtent 1,1 % plus cher qu’il y a 1 an. Si vous souhaitez faire poser du papier peint ou de la moquette, vous pairez le revêtement des sols et des murs 0,2 % de plus cher que l’année dernière.

Les aides aux travaux de l’État

Entre le besoin de minimiser la pollution et les réalités économiques sur le terrain, l’État propose divers dispositifs d’aide aux travaux d’amélioration de l’habitat.

La prime de transition énergétique MaPrimeRénov entre en vigueur au 1er janvier 2021. Elle est plafonnée à 20 000 € par logement sur une période de 5 ans, et s’adresse uniquement aux ménages modestes ou très modestes.

Le prêt immobilier à taux zéro représente 40 % du montant du projet en zones A, A bis et B1. Il descend à 20 % au sein des zones B2 et C. Le dispositif reste disponible pour l’achat d’une résidence principale avec travaux, mais uniquement en zones B2 et C.

Il reste toujours l’éco prêt à taux zéro, qui peut financer jusqu’à 30 000 € sans intérêts bancaires et sans plafond de revenus. Cette aide de l’État est principalement destinée aux travaux d’amélioration de la performance énergétique.

Et l’on termine par le moins cher : le coup de pouce chauffage. Ce dispositif octroi des primes aux ménages souhaitant changer une chaudière, ou isoler les combles perdus.

La précarité énergétique toujours présente

L’observatoire National de la Précarité Énergétique (ONPE) édite un rapport annuel sur les ménages qui éprouvent des difficultés à se chauffer. Le baromètre du médiateur national de l’énergie nous apprend ainsi que 53 % des répondants ont restreint le chauffage en hiver, pour ne pas avoir de facture énergétique trop élevée.

La consommation énergétique reste une préoccupation pour 79 % des Français. Ils sont ainsi 2/3 des participants au sondage à penser faire des économies en quittant les tarifs réglementés.

Pour info : la précarité énergétique résulte de la difficulté ou de l’impossibilité d’un ménage à payer ses factures d’énergie et à satisfaire ses besoins essentiels de confort thermique.

Heureusement, il y a les aides de l’État, l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) propose des aides et subventions au travers de son programme Habiter Mieux.

Ainsi un ménage très modeste pourra recevoir une subvention de 50 % du montant des travaux hors-taxes, dans un maximum de 10 000 €. Les ménages aux ressources modestes recevront 35 % du montant du chantier, pour un maximum de 7000 €.

En cas de travaux réunissant certaines conditions énergétiques, la subvention est plafonnée à 15 000 € pour les ménages très modestes et à 10 500 € pour les ménages modestes.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.