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Le coût des travaux augmente plus vite que l’inflation

mise à jour: 3 juin 2019
Isolation des combles

L’INSEE constate que le coût de la vie augmente de +1 % en 1 an, tandis que l’IPEA (Indice des Prix des travaux d’Entretien–Amélioration des bâtiments) montre que le coût des travaux gagne +1,2 %. Tous les 3 mois Emprunter Malin vous livre une analyse des évolutions des coûts des prestations des corps de métiers, la voici.

Le coût des travaux monte de +1,2 % en 1 an

Un particulier ou une copropriété qui souhaiterait faire des travaux d’entretien ou d’amélioration de l’habitat, payera plus cher que l’année dernière. D’après l’indice IPEA de l’INSEE, au 1er trimestre 2019 le coût de l’ensemble des chantiers représentait +1,2 % par rapport au 1er trimestre 2018.

C’est donc légèrement plus que la hausse du coût de la vie en général, mais tout dépend des travaux car de grandes différences persistent selon les corps de métier.

L’augmentation la plus marquée concerne le secteur de la couverture. En 1 trimestre le coût de ce type de travaux a gagné +0,8 %, il faut aujourd’hui dépenser 2,5 % de plus que l’année dernière.

Viennent ensuite la plomberie, l’installation de chauffage et de conditionnement d’air, dont le prix a gagné +1,7 % en 1 an.

L’inflation reste importante sur les « autres travaux de construction spécialisés » (+1,4 %), mais recule pour les « autres travaux d’installation » (-0,2 %).

Si vous souhaitez refaire votre installation électrique, il vous en coûtera 0,8 % plus cher que l’année dernière. Après avoir passé les câbles vous devrez sans doute effectuer des travaux de plâtrerie, ils coûtent 0,6 % de plus. Une fois les plâtres essuyés il faudra refaire la peinture, vous paierez ces prestations 1,2 % au-dessus des prix de l’année dernière.

Les aides aux travaux de l’État

Entre le besoin de minimiser la pollution et les réalités économiques sur le terrain, l’État propose divers dispositifs d’aide aux travaux d’amélioration de l’habitat.

Le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) reverse 30 % du montant des travaux dans un plafond de 16 000 € par couple, ou 8000 € pour une personne seule. Les travaux vont du remplacement de fenêtres simple vitrage en double vitrage, à la pose et l’installation d’une chaudière à haute performance énergétique, en passant par les pompes à chaleur.

Le prêt immobilier à taux zéro représente 40 % du montant du projet en zones A, A bis et B1. Il descend à 20 % au sein des zones B2 et C. Le dispositif reste disponible pour l’achat de résidence principale avec travaux, mais uniquement jusqu’au 31 décembre 2019.

Il reste toujours l’éco prêt à taux zéro, qui peut financer jusqu’à 30 000 € sans intérêts bancaires et sans plafond de revenus. Cette aide de l’État est principalement destinée aux travaux d’amélioration de la performance énergétique.

La précarité énergétique en baisse

L’observatoire National de la Précarité Énergétique (ONPE) édite un rapport annuel sur les ménages qui éprouvent des difficultés à se chauffer.

La précarité énergétique résulte de la difficulté ou de l’impossibilité d’un ménage à payer ses factures d’énergie et à satisfaire ses besoins
essentiels de confort thermique.

Ce rapport se base, entre autres données, sur le baromètre du médiateur national de l’énergie. Il en ressort que 15 % des Français avouent avoir eu froid durant l’hiver 2017 pendant au moins 24 h. Parmi eux 25 % pointent du doigt une mauvaise isolation de leur logement. Car se chauffer coûte cher : 11,6 % des ménages interrogés dépensent plus de 8 % de leurs revenus pour payer leur facture énergétique.

Mais l’heure n’est pas au pessimisme, loin de là. La courbe montre que le nombre de ménages en difficulté énergétique est en baisse depuis 2012. En supplément des aides de l’État, l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) propose des aides et subventions au travers de son programme Habiter Mieux.

À titre d’exemple, un ensemble de travaux d’amélioration de la performance énergétique pour 17 000 € hors-taxes, donne droit à un montant total de 10 200 € d’aide. Les 6800 € restants peuvent être obtenus au moyen de l’éco prêt à taux zéro, et réduits grâce au crédit d’impôt.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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