Accueil Actualités

La titrisation des prêts immobiliers arrive, doit-on en avoir peur ?

Banque
La concurrence fait plus que jamais rage entre les grandes enseignes bancaires.

L’idée était dans l’air depuis quelques temps, c’est désormais chose faite. La titrisation des créances a officiellement refait son apparition en France le 14 avril dernier, date à laquelle 5 grandes banques ont émis des ESN (Euro Secured Notes) à hauteur de 2,650 milliards d’euros. Deux questions se posent : les taux de crédit immobilier vont-ils augmenter, et y a-t-il un risque de scénario à la subprime ?

La titrisation des prêts immobiliers et vous

La titrisation des créances consiste, pour le créancier, à revendre ladite créance à d’autres investisseurs. Ce qu’il y gagne : il récupère le capital qu’il vous a prêté, qui lui est prêté à son tour par les investisseurs. Il remboursera ses investisseurs avec vos propres remboursements. Ce ce qu’il y perd : une marge bénéficiaire car il va devoir abandonner une partie de ses intérêts aux investisseurs.

C’est précisément ce qui déplaît à certains, car il serait logique que les banques pratiquant la titrisation des prêts immobiliers doivent augmenter leurs taux. Le risque que ce soit l’emprunteur qui fasse les frais de ces opérations financières est bien réel.

Le Crédit Agricole, la BNP, BPCE, HSBC France et la Société Générale se sont donc lancées dans l’aventure, en créant Euro Secured Notes Issuer (ESNI). ESNI a déjà émis pour 2,650 milliards d’ESN , qui aux dires de la Fédération des Banques Françaises (FBF) renferment « des standards élevés de transparence, de simplicité et de sécurité favorisant ainsi une titrisation de haute qualité ».

Le risque de la titrisation des créances

Le risque de la titrisation est que, quand l’emprunteur initial (à savoir le particulier) ne peut plus rembourser, c’est tout le système qui s’écroule. Pour information le spécialiste mondial de la titrisation s’appelait Lehman Brothers.

Pourtant les autorités financières encouragent la titrisation des créances et se veulent rassurantes. Le directeur de la Banque de France, M. Christian Noyer, rappelle que la banque conservera une partie du risque lié à la créance mise sur le marché. La FBF rassure en précisant que les titrisations émises sont adossées à des créances bien notées par la Banque de France. Il serait intéressant de savoir comment la Banque de France notait Lehman Brothers juste avant sa chute surprise…

Pour aller plus loin :

Posez vos questions, commentez

commentaires