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Qui fait le meilleur taux de prêt travaux aujourd’hui ?

Le prêt travaux est le deuxième crédit à la consommation préféré des Français. Les banques procèdent donc à des offres promotionnelles afin de capter ce marché prometteur. Emprunter Malin vous dresse un tableau des meilleurs taux de prêt travaux chez les sociétés de crédit les plus renommées.

Classement des meilleurs taux de prêt travaux

Pour financer leur activité, les banques font comme les chefs d’entreprises : elles empruntent. Or la BCE (Banque Centrale Européenne) leur propose le meilleur taux de refinancement jamais vu : 0 %.

À ce tarif elles peuvent se permettre de procéder à des offres commerciales plusieurs fois dans l’année. Pendant la durée de ces opérations coups de poing, elles acceptent de rogner leurs marges pour faire profiter le public de prêts travaux à des taux promotionnels.

Elles y gagnent à la fois un impact viral mais aussi de nouveaux clients, qui pourront peut-être  re-emprunter par la suite.

Et pourtant ces derniers peuvent bénéficier d’un éco prêt à taux zéro, avec garantie de l’État s’ils perçoivent de faibles revenus. Le montant maximum de cette aide atteint 30 000 € pour un remboursement pouvant s’étaler jusqu’à 15 ans. Selon la taille du logement, le prêt travaux viens donc en complément de l’éco prêt à taux zéro.

Les banques aiment les prêts travaux

Les enseignes bancaires aiment les particuliers qui dépensent pour des travaux d’amélioration de leur logement. Leur profil correspond à celui d’une personne soucieuse de son patrimoine.

Ils sont généralement loin du profil de ceux qui souscrivent un prêt personnel sans justificatif, pour acheter de l’électroménager qui deviendra complètement obsolète d’ici 4 ans. Au contraire, le propriétaire qui fait des travaux effectue un investissement, particulièrement s’il réalisera des économies d’énergie.

Non-seulement il va augmenter la valeur marchande de son logement, mais surtout ces mêmes travaux coûteront plus cher dans quelques années.

Un prêt pour des travaux, oui, mais réalisés par des pros

Si le banquier sait que les travaux qu’il finance amélioreront la valeur de la maison, il est également conscient du danger au cas où le chantier se déroulerait mal. Un vice de construction pourrait rendre le logement inhabitable, mettant en danger la capacité de remboursement des emprunteurs obligés de se loger ailleurs.

C’est pourquoi le banquier préfère que les travaux soient effectués par un professionnel, titulaire d’une assurance dommages ouvrage. Également appelé garantie décennale, ce contrat remboursera le propriétaire de défauts qu’il n’aurait pas constaté à la remise des clés. Le gros œuvre est ainsi garanti jusqu’à 10 ans.

En revanche le banquier sait que les tribunaux ont tendance à donner raison aux particuliers face aux professionnels. Il est ainsi arrivé qu’un juge annule le crédit à la consommation ayant permis d’acquérir des panneaux solaires défaillants.

Le prêteur craint cette issue malheureuse pour lui, et tient généralement à s’assurer des compétences de l’installateur. Le conseiller clientèle demandera donc le numéro d’immatriculation du professionnel, ainsi qu’une copie du contrat de l’assurance dommages ouvrage.

Prêt travaux pour des travaux à effectuer soi-même

Les banques et organismes de crédit financent les travaux à effectuer soi-même, dès lors qu’il ne s’agit que d’améliorer la décoration. Pose de papier peint, peinture des murs, toutes choses qu’un propriétaire un peu débrouillard saura très bien faire. En revanche pour une cheminée à monter soi-même il devra peut-être avoir recours au prêt personnel.

Pour obtenir le meilleur taux de prêts travaux, l’emprunteur commence par se rendre dans une grande surface de bricolage. Il demande un devis détaillant précisément les marques, matériaux et outils à acheter.

Note : il arrive que le magasin lui fasse payer ce devis, avec remboursement en cas d’achat.

Puis il se rend auprès d’une banque ou d’une société de crédit, muni du devis. La banque lui délivre alors un prêt travaux sous la forme d’un crédit à la consommation affecté à cette liste d’achats précise.

L’emprunteur retourne dans son magasin de bricolage, achète exactement ce qui figure au devis et ramène le tout chez lui pour commencer ses travaux.

Quand la banque peut demander une garantie hypothécaire

Le défaut de remboursement pose un véritable problème lorsque le prêt travaux a servi à financer un bien indissociable du bâti. C’est par exemple le cas lorsque le propriétaire a fait installer une piscine. Si pour diverses raisons il ne peut plus payer les mensualités, la banque ne peut pas saisir uniquement la piscine.

Elle demande donc à ce que le crédit accordé soit couvert par une recharge d’hypothèque. Un acte qui doit obligatoirement se faire devant notaire, mais qui a pour avantage de soulager la banque d’un risque de perte. L’emprunteur se trouve donc en position de négocier un prêt travaux à un meilleur taux.

Exemple : une famille possède une maison estimée à 260 000 €. Elle souhaite aménager les combles pour augmenter la surface habitable. En consultant leur tableau d’amortissement, les parents constatent qu’ils doivent encore rembourser 170 000 €. Ils disposent donc d’une marge hypothécaire de 90 000 € (260 000 € -170 000 € = 90 000 €).

Généralement les banques acceptent de prêter à hauteur de 70 % de la marge hypothécaire. Dans cet exemple, le couple pourrait donc espérer un prêt travaux de 54 000 €.

Quand le prêt travaux devient un prêt immobilier avec un meilleur taux

Un crédit cesse d’être à la consommation lorsque son objet est de financer des travaux d’un montant supérieur à 75 000 €. Il doit alors automatiquement être requalifié en crédit immobilier, pour le plus grand bonheur de l’emprunteur.

Tout d’abord les remboursements peuvent s’étendre sur une longue durée, ce qui a pour objet de diminuer les mensualités. Mais surtout le taux immobilier maximum applicable est bien en dessous du taux de crédit à la consommation moyen.

Il reste que les banques ont encore la possibilité de refuser cette opération. Ce sera normalement le cas si le prix des travaux est supérieur à la valeur du bien immobilier.

Elles accepteront par exemple de financer un achat immobilier avec travaux, sur un appartement à 100 000 € nécessitant 75 000 € de rénovations. En revanche elles refuseront de s’engager sur un logement à 50 000 € nécessitant un chantier de 80 000 €.