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Financer les études des enfants: épargne, aides et crédit

mise à jour: 24 janvier 2019
Amphithéâtre de l'université de Franche-Comté
Photo crédit : http://actu.univ-fcomte.fr.

Une récente étude montre que la majeure partie des parents se déclare en mesure de financer les études de leurs enfants. Ils y arriveront grâce aux aides de l’État, mais surtout en puisant dans une épargne accumulée depuis l’entrée au lycée de leur progéniture. Une minorité aura recours au crédit à la consommation, et seulement lorsque le coût sera inférieur à ce que leur rapporte leurs placements.

Coût moyen des études des enfants

L’étude a été réalisée par CSA Research pour le compte de la société de crédit Cofidis. Un échantillon de « 503 parents d’enfants scolarisés dans le supérieur » a été interrogé par questionnaire du 19 au 28 mars 2018.

Le résultat montre que les études supérieures coûtent en moyenne 7118 € par enfant et par an.  Et encore, cela dépend de la filière choisie par le tout jeune bachelier.  S’il s’oriente vers une école de commerce, il faut s’attendre à dépenser 10 735 € par an.

S’il préfère une école d’ingénieur, les parents s’en sortiront avec 9733 €. Si leur progéniture choisit un BTS, il ne leur en coûtera que 6870 €. Les études les moins chères sont encore celles qui se déroulent en université, avec un budget de 6473 € par an et par enfant.

Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que l’épargne soit un passage obligatoire dans le budget des ménages.

Le logement coûte le plus cher

D’après l’enquête commandée par Cofidis, le budget moyen des frais de scolarité se limite à 1897 €. Ce qui coûte le plus cher, c’est le logement. Ainsi dès lors que l’enfant vit toujours chez ses parents durant ses études, le budget descend en moyenne à 6393 € par an.

Mais si jamais le tout jeune bachelier étudie à Paris, la facture monte à 9346 € de moyenne. En cause : un budget logement qui atteint 4014 €/an dans la capital contre 1320 €/an en province. Une différence qui pousse d’autres particuliers à investir dans un studio dans une grande ville étudiante comme Lyon.

Toutefois pour alléger les dépenses de logement, 19 % des parents utilisent la collocation. Mais leurs déboires budgétaires ne sont pas terminés pour autant. Car ensuite viennent les frais d’alimentation pour 1182 €, un peu d’argent de poche à raison de 704 €, et des dépenses de transport de 274 €.

Les solutions pour financer les études des enfants

Face au budget nécessaire pour former les enfants à leur futur métier, 53 % des familles reçoivent des aides financières de l’État. Entre les APL et les bourses étudiant, le montant moyen perçu est de 1736 € par enfant et parent.

Pour autant 79 % des parents interrogés se disent en mesure de financer les études supérieures des enfants. Et peu importe si 55 % d’entre eux doivent effectuer des arbitrages financiers, comme reporter des projets d’achat à une date ultérieure.

Mais n’allez pas croire que les parents se sont laissés prendre au dépourvu. Dans 87 % des cas ils financent l’étude de leurs enfants grâce à leur épargne, souvent accumulée depuis l’année d’entrée au lycée. Puis dans 24 % des cas les jeunes étudiants vont devoir financer une partie de leurs études au moyen d’un petit job.

Au final les familles françaises ne sont que 10 % à avoir recours au crédit à la consommation. Et encore, elles ne le font surtout que pour le côté pratique. Parmi les emprunteurs, 27 % ont trouvé plus intéressant de conserver leur épargne pour emprunter à des taux moins élevés.  Un raisonnement un peu identique pour 22 % d’entre eux, qui ont préféré conserver de la trésorerie pour de futurs achats.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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