Accueil Immobilier Les prix de l’immobilier montent en Île-de-France

Les prix de l’immobilier montent en Île-de-France

mise à jour: 12 septembre 2018
Marché de l'immobilier en Île-de-France
L'Île-de-France, un marché immobilier en pleine forme.

Les ventes de logements continuent de s’effriter en Île-de-France, mais restent supérieures « de 23 % à celui d’un 2e trimestre moyen des 10 dernières années ». La dernière note de conjoncture des notaires constate ainsi que la baisse de volume commence à modérer la hausse des prix de l’immobilier. Voici combien les acheteurs déboursent en ce moment même pour un appartement ou une maison, en petite et en grande couronne.

Note : cette analyse se base sur les projections des notaires, c’est-à-dire les prix affichés sur les actes définitifs de ventes devant être signés de août à octobre 2018.

Appartements en petite couronne +1,3 % en 3 mois

Entre avril et juin 2018, un appartement ancien se vendait en médiane à 4580 €/m² en petite couronne. Ce chiffre signifie que la moitié des transactions s’est effectuée à un prix au-dessus, et l’autre moitié en dessous.

Mais à la lecture des avant-contrat, les notaires constatent que les nouveaux propriétaires signent pour 4640 €/m² en ce moment même. Une augmentation de +1,3 % en quelques mois sur les 3 départements, qui s’explique par la flambée des prix à Paris.

Dans les Hauts-de-Seine les acheteurs doivent s’attendre à un budget médian de 5700 €/m², contre 5630 €/m² au cours des 3 derniers mois. Une différence de + 1,2 % qui continue de tirer le marché du logement local au-delà de son pic de 2011.

Dans le Val-de-Marne un appartement ancien change de main pour 4410 €/m², alors que 4360 €/m² suffisaient entre avril et juin. Le budget a augmenté de +1,1 % en seulement 3 mois.

Même scénario du côté de la Seine-Saint-Denis. Pour les notaires les prix des appartements anciens atteignent aujourd’hui 3380 €/m², contre 3340 €/m² il y a 3 mois. On assiste donc à une inflation de +1,2 %.

Prix médians des appartements en petite couronne de Paris, 2e trimestre 2018
Source Base BIEN – Notaires Paris – Ile-de-France • www.notaires.paris-idf.fr – Twitter : @NotairesParIDF

Bond de +2,5 % sur les maisons en grande couronne

Entre avril et juin 2018, les notaires ont constaté un prix médian de 281 000 € pour une maison ancienne en grande couronne d’Île-de-France. Toutefois sur les actes définitifs se signant entre août et octobre, le montant grimpe à 286 600 €. La hausse atteint donc +1,8 % sur 3 mois.

En Seine-et-Marne le budget nécessaire était de 236 000 € il y a 3 mois. En ce moment il passe à 239 400 €, ce qui représente une augmentation de + 1,3 %. Devenir propriétaire d’une maison en Île-de-France reste abordable aux revenus de 4000 €/mois.

Le département des Yvelines continue d’afficher la plus forte hausse des prix des maisons en grande couronne d’Île-de-France. Les actes définitifs de ventes d’avril à juin mentionnaient une médiane de 370 500 € sur les maisons anciennes. Les avants contrats d’août à octobre indiquent 379 900 €, soit une progression de +2,4 %.

Le Val-d’Oise continue continue de présenter une forte attractivité pour les accédants à la propriété. De 274 800 € la médiane passe à 282 200 €, soit une inflation de +2,9 % en 3 mois.

Prix médians des maisons en grande couronne de Paris, 2e trimestre 2018
Source Base BIEN – Notaires Paris – Ile-de-France • www.notaires.paris-idf.fr – Twitter : @NotairesParIDF

Les prix de l’immobilier vont-ils encore augmenter en Île-de-France ?

C’est officiel, les prix des logements anciens ont rejoint leur pic de la rentrée 2011. À cette époque un appartement changeait de main pour 5590 €/m² de médiane, loin derrière les 5830 €/m² d’aujourd’hui. Il reste toutefois de la marge pour une augmentation du prix des maisons anciennes, ce marché se trouvant en médiane à 4100 € derrière le pic de 2011.

Mais si les notaires constatent un ralentissement de l’effet d’inflation, rien ne permet d’affirmer que les prix vont effectivement se stabiliser au cours des prochains mois.

Car ce dernier semestre 2018 pourrait voir une ruée sur le marché du logement, et ce dans toute la France. En cause : la fin de la politique monétaire accommodante de la BCE (Banque Centrale Européenne) prévue pour décembre. La fermeture du flux d’argent pas cher pour les banques devrait signifier une hausse des taux immobiliers en 2019.

L’ampleur sera modérée mais cela n’empêchera pas les acheteurs de passer à l’acte au cours des 5 prochains mois, avec pour conséquence une possible hausse des prix du m² en Île-de-France.

Mais il reste le facteur le plus important sur un marché : le budget des acheteurs. Or il est clair que la valeur de la pierre monte plus vite que les revenus des ménages. Ainsi la dernière enquête d’opinion du Crédit Foncier datant de mai 2018, montre que 48 % des professionnels de la région s’attendent plutôt à une stabilisation. Comme d’habitude les bonnes affaires se trouveront au coin de la rue, pour ceux qui la trouvent.