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Les prix de l’immobilier montent en Île-de-France

Marché de l'immobilier en Île-de-France
L'Île-de-France, un marché immobilier en pleine forme.

Les ventes de logements commencent à s’effriter en Île-de-France mais restent supérieures « de près d’un tiers à la moyenne de ces 10 dernières années », constatent les notaires. Ce volume continue de tirer les prix de l’immobilier vers le haut, alors qu’une accalmie se fait sentir sur la région. Voici combien les acheteurs déboursent en ce moment même pour un appartement ou une maison, en petite et en grande couronne.

Note : cette analyse se base sur les projections des notaires, c’est-à-dire les prix affichés sur les actes définitifs de ventes devant être signés de juin à août 2018.

Seulement +1 % en 3 mois sur les appartements en petite couronne

Entre février et avril 2018, un appartement ancien se vendait en médiane à 4550 €/m² en petite couronne. Ce chiffre signifie que la moitié des transactions s’est effectuée à un prix au-dessus, et l’autre moitié en dessous.

Mais à la lecture des avant-contrat, les notaires constatent que les nouveaux propriétaires signent pour 4600 €/m² en ce moment même. Une augmentation de +1 % en quelques mois sur les 3 départements, qui s’explique par la flambée des prix à Paris.

Dans les Hauts-de-Seine les acheteurs doivent s’attendre à un budget médian de 5660 €/m², contre 5580 €/m² au cours des 3 derniers mois. Cette différence de + 1 % était remarquée par les notaires lors de leur précédente édition, qui citaient un marché « où les prix sont moins élevés et l’offre abondante ».

Dans le Val-de-Marne un appartement ancien change de main pour 4400 €/m², alors que 4360 €/m² suffisait entre décembre et février. Là encore, le budget a donc augmenté de +1 %.

En revanche le marché est en train de reculer sur la Seine-Saint-Denis. Pour les notaires les prix de l’immobilier atteignent aujourd’hui 3320 €/m², contre 3330 €/m² il y a 3 mois. On assiste donc à une légère déflation de -0,4 %.

Notaires, prix des appartements anciens petite couronne août 2018

Bond de +4 % sur les maisons en grande couronne

Entre février et avril 2018, les notaires ont constaté un prix médian de 280 200 € pour une maison ancienne en grande couronne d’Île-de-France. Toutefois sur les actes définitifs se signant entre juin et août, le montant grimpe à 291 700 €. La hausse atteint donc +4 % sur 3 mois.

En Seine-et-Marne le budget nécessaire était de 236 900 € il y a 3 mois. En ce moment il passe à 244 000 €, ce qui représente une augmentation de + 3,3 %. Devenir propriétaire d’une maison en Île-de-France reste abordable aux revenus de 4000 €.

Pour cette édition, le département des Yvelines affiche la plus forte hausse des prix des maisons en grande couronne d’Île-de-France. Les actes définitifs de ventes de février à avril mentionnaient une médiane de 367 500 € sur les maisons anciennes. Ceux de juin à août indiquent 386 100 €, soit une progression de +5,1 %.

Le Val-d’Oise continue continue de présenter une forte attractivité pour les accédants à la propriété. De 275 000 € la médiane passe à 288 200 €, soit une inflation de +4,7 % en 3 mois.

Notaire prix des maisons anciennes grande couronne août 2018

Les prix de l’immobilier vont-ils encore augmenter en Île-de-France ?

C’est officiel, les prix des logements anciens ont rejoint leur pic de la rentrée 2011. À cette époque une maison ancienne s’achetait 315 100 € en Île-de-France, soit un peu moins cher qu’aujourd’hui. Si les notaires constatent un ralentissement de l’effet d’inflation, rien ne permet d’affirmer que les prix vont effectivement se stabiliser au cours des prochains mois.

Car ce dernier semestre 2018 pourrait voir une ruée sur le marché du logement, et ce dans toute la France. En cause : la fin de la politique monétaire accommodante de la BCE (Banque Centrale Européenne) prévue pour décembre. La fermeture du flux d’argent pas cher pour les banques devrait signifier une hausse des taux immobiliers en 2019.

L’ampleur sera modérée mais cela n’empêchera pas les acheteurs de passer à l’acte au cours des 5 prochains mois, avec pour conséquence une possible hausse des prix du m² en Île-de-France.

Mais il reste le facteur le plus important sur un marché : le budget des acheteurs. Or il est clair que la valeur de la pierre monte plus vite que les revenus des ménages. Ainsi la dernière enquête d’opinion du Crédit Foncier datant de mai 2018, montre que 48 % des professionnels de la région s’attendent plutôt à une stabilisation. Comme d’habitude les bonnes affaires se trouveront au coin de la rue, pour ceux qui la trouvent.