Accueil Immobilier Acheter sa maison en Île-de-France : quels revenus ?

Acheter sa maison en Île-de-France : quels revenus ?

mise à jour: 10 septembre 2018
Maison contemporaine, Auvers-sur-Oise (95), Century 21
Maison contemporaine, Auvers-sur-Oise (95), Century 21

Il est possible d’acheter une maison en Île-de-France avec des revenus de 2850 € net par mois. Bien entendu les différences persistent entre la petite et la grande couronne, ainsi qu’entre communes du même département. Les notaires enregistrent une fourchette de 2290 €/m² à 3530 €/m², mesurée sur 1610 ventes.

Note : les revenus ci-dessous se basent sur un apport personnel de 10%, un prêt immobilier à mensualités fixe sur 20 ans au taux actuel moyen (source : Crédit Logement), assurance emprunteur non incluse, avec un taux d’endettement de 33 %. Dans la pratique les banques tiennent également compte du reste à vivre. Les prix sont basés sur les transactions médianes observées par les notaires de Paris Île-de-France

Acheter une maison en petite couronne d’Île-de-France

La règle est simple : plus l’on se rapproche de Paris, plus le foncier est cher. Ainsi les notaires constatent que le prix médian d’une maison est de 248 500 € à Tremblay-en-France (93). En revanche il monte à 483 700 € à Montreuil (93), à quelques rues de la capitale. Et ce n’est peut-être pas fini, car le marché de la maison ancienne continue son dynamisme en Île-de-France. Les dernières projections des notaires montrent que les prix pourraient continuer de grimper.

Pour cette édition, la règle se vérifie également dans l’Est parisien. Ainsi à Vitry-sur-Seine (94) les maisons anciennes se vendent en médiane à 398 300 €. Un peu plus à l’Est à LaQueue-en-Brie (94) le budget descend à 317 900 €.

En utilisant notre simulateur de mensualités, on tombe sur des échéances de 1190 € pour les maisons les moins chères. Cela signifie qu’un ménage percevant des revenus d’au moins 4023 € net par mois peut acheter une maison en petite couronne francilienne si toutes les conditions sont réunies.

À l’autre bout de la fourchette, les maisons anciennes se vendent 646 200 € à Saint-Maur-des-Fossés (94). Aux conditions actuelles cela sous-entend des mensualités de 3075 €, soit des revenus d’au moins 9318 € net par mois.

Acheter une maisons dans l’Ouest parisien

Le prix de vente médian d’une maison dans les Hauts-de-Seine (92) monte à 604 300 €. Mais les différences peuvent aller du simple au double selon la commune.

Ainsi à Bagneux (92) les notaires constatent des transactions médianes à 419 100 €. Un emprunt de cette ampleur sous-entend des mensualités de 2007 €, a priori accessibles pour des revenus de 6082 € nets par mois. Dans un couple, cela ne fait jamais que 3041 € par personne.

En revanche les maisons les plus chères se sont vendues sur Rueil-Malmaison (92). Les vendeurs ont accepté 824 400 € de médiane, les acquéreurs doivent pouvoir supporter des mensualités de 3948 €. La banque sera d’accord s’ils perçoivent au moins 11 963 € net par mois, des revenus considérés comme très élevés par la population française.

Acheter sa maison en grande couronne d’Île-de-France

Plus cher dans les Yvelines

Dans les Yvelines (78) les notaires constatent des transactions médianes à 370 500 €. Cela correspondrait à des mensualités de 1772 € sur 20 ans, accessibles aux revenus de 5469 € net par mois.

Mais il y a moins cher. Ainsi aux Mureaux (78) les maisons anciennes se vendent 227 100 €, ce qui sous-entend des échéances de 1087 € pour des revenus minimums de 3293 € net par mois.

Mais il y a plus cher. À Chatou (78) les prix des maisons anciennes tournent autour de 795 800 €. Un prêt immobilier de cette ampleur représenterait des mensualités de 3810 €. Il faudrait des revenus d’au moins 11 545 € net par mois pour se l’offrir.

Moins cher dans le Val-d’Oise

Les notaires constatent que les maisons anciennes se vendent 274 800 € en médiane dans le Val-d’Oise. Ce projet immobilier est réalisable avec des mensualités de 1316 €, ce qui sous-entend des revenus d’au moins 3987 € net par mois. Dans un couple, cela ne fait jamais que 1994 € par personne, soit moins que le revenu moyen de la majorité des acheteurs.

On peut même trouver moins cher à Saint-Ouen-l’Aumône (95), avec 261 700 € de médiane. Cela serait un prêt immobilier remboursable par mensualités de 1253 € sur 20 ans. Les banques demanderaient des revenus d’au moins 3796 € net par mois.

En revanche à Montmorency (95) le budget médian monte à 380 100 €. Les emprunteurs auraient des mensualités de 1820 € sur 20 ans, ce qui nécessite des revenus d’au moins 5515 € net par mois.

Acheter une maison dans l’Essonne

Les maisons anciennes se vendent à 285 900 € de médiane dans l’Essonne. Un projet qui nécessite un prêt immobilier avec des mensualités de 1369 € sur 20 ans, soit des revenus de 4148 € net par mois.

Mais tout est relatif, car à Vigneux sur Seine (91) la transaction médiane se limite à 253 700 €. Les mensualités du prêt immobilier seraient de 1214 €, accessibles à des revenus de 3678 € net par mois.

À Verrières-le-Buisson (91) le budget médian monte à 625 400 €, pour des mensualités de 2995 € et des revenus minimums de 9075 € net par mois.

Seine-et-Marne : les maisons les moins chères d’Île-de-France

Sur l’ensemble de la Seine-et-Marne les maisons se vendent à 236 000 € de médiane. Un ménage pourrait emprunter cette somme sur 20 ans avec des mensualités de 1130 € hors assurance. Ils trouveront des banques pour les suivre si leurs revenus sont aux moins égaux à 3424 € net par mois.

Mais l’on peut toujours trouver moins cher. Ainsi à Coulommiers (77) les notaires constatent des transactions médianes à 196 500 €. Un crédit pour ce montant signifierait des mensualités de 940 €, accessibles pour des revenus de 2848 € net par mois.

En revanche il faudra prévoir 484 200 € pour acheter une maison à Bussy-Saint-Georges (77). Les mensualités sur 20 ans seraient de 2318 €, nécessitant des revenus de 7024 € net par mois.

Précision sur les prix du m²

Il s’agit d’apporter une précision d’importance sur les outils de mesure des prix du m². La note de conjoncture des notaires sur l’immobilier en région parisienne, ne décrit pas forcément l’évolution des prix des logements. Elle met surtout en avant le budget que les acheteurs sont capables de rassembler en ce moment.

Ainsi à La Ville du Bois (91) le prix médian des maisons aurait bondi de +7,2 % en 1 an, établis à 305 800 €. Pourtant on n’y compte que 7364 habitants. Les notaires n’y ont enregistré que 42 ventes de maisons anciennes entre le 1er avril 2017 et le 31 mars 2018.

Cet exemple montre que si le montant médian des transactions décolle, cela peut aussi signifier que les acheteurs disposent d’une meilleure capacité d’achat. Cela ne veut pas forcément dire que la même maison vaut plus cher qu’il y a 12 mois.