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Acheter sa maison en Île-de-France : quels revenus ?

Il est possible d’acheter une maison en Île-de-France avec des revenus de moins de 3500 €/mois. Bien entendu les différences persistent entre la petite et la grande couronne, ainsi qu’entre communes du même département. Tous les mois Emprunter Malin fait le bilan des revenus nécessaires pour devenir propriétaire d’une maison en région parisienne, en se basant sur les chiffres des notaires.

Méthodologie : les revenus ci-dessous se basent sur un apport personnel couvrant les frais d’achat, un prêt immobilier à mensualités fixe sur 20 ans au taux de 0,99 % (source : Crédit Logement novembre 2021), assurance emprunteur non incluse, avec un taux d’endettement de 35 % assurance emprunteur incluse. Dans la pratique les banques tiennent également compte du reste à vivre. Les prix sont basés sur les transactions médianes observées par les notaires du Grand Paris fin septembre 2021 parution novembre 2021.

Acheter une maison en petite couronne d’Île-de-France

La règle est simple : plus l’on se rapproche de Paris, plus le foncier est cher. Ainsi les notaires constatent que le prix médian d’une maison est de 293 400 € à Tremblay-en-France (93). En revanche il monte à 494 800 € à Montreuil (93), à quelques rues de la capitale. Le marché de la maison ancienne continue son dynamisme en Île-de-France. Les dernières projections des notaires montrent toutefois que les prix pourraient se stabiliser.

Pour cette édition encore, la règle se vérifie également dans l’Est parisien. Ainsi à Vitry-sur-Seine (94) les maisons anciennes se vendent en médiane à 475 400 €. Un peu plus à l’Est à La Queue-en-Brie (94) le budget descend à 343 800 €.

En utilisant notre simulateur de mensualités, on tombe sur des échéances de 15780 € pour ce prix. Cela signifie qu’un ménage percevant des revenus d’au moins 4510 € net par mois peut acheter une maison en petite couronne francilienne à La Queue-en-Brie (94) si toutes les conditions sont réunies.

À l’autre bout de la fourchette, les maisons anciennes se vendent 761 600 € à Saint-Maur-des-Fossés (94). Aux conditions actuelles cela sous-entend des mensualités de 3496 €, soit des revenus d’au moins 9990 € net par mois.

Acheter une maisons dans l’Ouest parisien

Le prix de vente médian d’une maison dans les Hauts-de-Seine (92) monte à 714 600 €. Mais les différences peuvent aller du simple au double selon la commune.

Ainsi à Antony (92) les notaires constatent des transactions médianes à 607 800 €. Un emprunt immobilier de cette ampleur sous-entend des mensualités de 2790 €, a priori accessibles pour des revenus de 7975 € nets par mois. Dans un couple, cela fait 3990 € par personne.

En revanche les maisons les plus chères se sont vendues sur Meudon (92). Les vendeurs ont accepté 1 087 600 € de médiane, les acquéreurs doivent pouvoir supporter des mensualités de 4992 €. La banque sera d’accord s’ils perçoivent au moins 14 265 € net par mois, des revenus bien au-dessus du ménage français moyen.

Acheter sa maison en grande couronne d’Île-de-France

Plus cher dans les Yvelines

Dans les Yvelines (78) les notaires constatent des transactions médianes à 428 500 € au 3e trimestre 2021. Un prix qui correspondrait à des mensualités de 1967 € sur 20 ans, accessibles aux revenus de 5620 € net par mois.

Mais il y a moins cher. Ainsi aux Mureaux (78) les maisons anciennes se vendent 236 000 €, ce qui sous-entend des échéances de 1083 € pour des revenus minimums de 3095 € net par mois.

Mais il y a aussi plus cher. À Chatou (78) les prix des maisons anciennes tournent autour de 753 200 €. Un prêt immobilier de cette ampleur représenterait des mensualités de 3457 €. Il faudrait des revenus d’au moins 9880 € net par mois pour se l’offrir.

Moins cher dans le Val-d’Oise

Les notaires constatent que les maisons anciennes se vendent 318 900 € en médiane dans le Val-d’Oise entre juillet et septembre 2021. Un projet immobilier réalisable avec des mensualités de 1464 €, ce qui sous-entend des revenus d’au moins 4185 € net par mois. Dans un couple, cela ne fait jamais que 2093 € par personne, soit à peu près le revenu moyen de la majorité des acheteurs.

On peut même trouver moins cher à Saint-Ouen-L’Aumône (95), avec 301 200 € de médiane. Un prêt immobilier sur ce montant se rembourserait par mensualités de 1383 € sur 20 ans à 0,99 %. Les banques demanderaient des revenus d’au moins 3955 € net par mois.

En revanche à Cormeilles-en-Parisis (95) le budget médian monte à 461 800 €. Les emprunteurs auraient des mensualités de 2120 € sur 20 ans, ce qui nécessite des revenus d’au moins 6060 € net par mois.

Acheter une maison dans l’Essonne

Les maisons anciennes se vendent à 330 000 € de médiane dans l’Essonne. Un projet qui nécessite un prêt immobilier avec des mensualités de 1515 € sur 20 ans, soit des revenus de 4333 € net par mois.

Mais tout est relatif, car à Vigneux sur Seine (91) la transaction médiane se limite à 306 000 €. Les mensualités du prêt immobilier seraient de 1405 €, accessibles à des revenus de 4015 € net par mois.

À Verrières-le-Buisson (91) le budget médian monte à 748 300 €, pour des mensualités de 3435 € et des revenus minimums de 9815 € net par mois.

Seine-et-Marne : les maisons les moins chères d’Île-de-France

Sur l’ensemble de la Seine-et-Marne les maisons se vendent à 273 800 € de médiane. Un ménage pourrait emprunter cette somme sur 20 ans avec des mensualités de 1257 € assurance emprunteur incluse. Ils trouveront des banques pour les suivre si leurs revenus sont aux moins égaux à 3595 € net par mois.

Mais l’on peut toujours trouver moins cher. Ainsi à Nemours (77) les notaires constatent des transactions médianes à 216 800 €. Un crédit pour ce montant signifierait des mensualités de 995 €, accessibles pour des revenus de 2845 € net par mois.

En revanche il faudra prévoir 559 100 € pour acheter une maison à Bussy-Saint-Georges (77). Les mensualités sur 20 ans seraient de 2566 €, nécessitant des revenus de 7335 € net par mois.

Précision sur les prix du m²

Il s’agit d’apporter une précision d’importance sur les outils de mesure des prix du m². Les prix de l’immobiliers des notaires en région parisienne indiquent le budget que les acheteurs sont capables de rassembler en ce moment.

Ainsi à Morangis (91) le prix médian des maisons aurait bondi de +13 % en 1 an, établis à 394 000 €. Pourtant les notaires n’y ont enregistré que 41 ventes pour 5431 ménages entre juillet et septembre 2021.

Cet exemple montre que si le montant médian des transactions décolle, cela peut aussi signifier que les acheteurs disposent d’une meilleure capacité d’achat et achètent plus grand et/ou mieux placé. Cela ne veut pas forcément dire que la même maison vaut plus cher qu’il y a 12 mois.

Fabien Belleinguer
Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement. Si vous avez des questions, contactez-moi.
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