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Moins de 3 SMIC suffisent pour devenir propriétaire

Plus d’un tiers des emprunteurs perçoit moins de 3 SMIC mensuels, c’est ce que nous apprend la lecture du rapport trimestriel CSA/Crédit Logement. Les conditions sine qua non pour obtenir un prêt immobilier sont surtout liées à la stabilité professionnelle, et à la capacité d’endettement. Et avec des taux d’emprunt aussi bas que ceux qu’offrent le marché aujourd’hui, la proportion d’accédants aux revenus modestes est même légèrement plus élevée dans le neuf que dans l’ancien, preuve que tout le monde, ou presque, peut devenir propriétaire.

Plus d’un tiers des ménages emprunteurs perçoit moins de 3 SMIC

Selon le rapport CSA/Crédit Logement sur le financement des marchés résidentiels en 2014, plus d’un tiers des ménages ayant emprunté au cours des 12 derniers mois perçoit moins de 3 SMIC. Dans l’immobilier neuf ils représentent 39,2 % des accédants, tandis que dans l’ancien 38,2 % d’entre eux sont devenus propriétaires.

Plus clairement, cela signifie que l’on peut obtenir un prêt immobilier, avec des revenus fiscaux de référence inférieurs à 3400 €.

Les emprunteurs percevant 3 SMIC et plus restent majoritaires

Il faut toutefois reconnaître que la majeure partie des emprunteurs perçoit des revenus supérieurs à 3 SMIC. Sur le marché de l’ancien, 22,6 % des accédants ont des ressources de 3 à 4 SMIC, 14,7 % de 4 à 5 SMIC, et 24,5 % dépassent 5 fois le salaire minimum.

La proportion reste presque identique dans le neuf, où 26,8 % des accédants à la propriété perçoivent de 3 à 4 SMIC. Les ménages dont les revenus se situent entre 4 et 5 salaires minimums représentent 14,7 % des emprunteurs, tandis que ceux percevant 5 SMIC et plus composent 19,4 % des nouveaux propriétaires.

Or selon les chiffres de l’INSEE sur les revenus médians des ménages, en 2011 le revenu perçu annuel médian se montait à 28 640 €. Un exemple qui montre bien que beaucoup de familles pourraient aujourd’hui devenir propriétaire, n’eût n’eut été 2 problèmes principaux : l’apport personnel et le manque de volonté.

Car ce qui retient un grand nombre de Français à franchir le pas pour acheter leur résidence principale, c’est surtout la peur de s’endetter sur le long terme. C’est ce qui porte certains économistes à penser que le plan de rachat de crédit de la BCE n’influencera pas le marché immobilier.

Le retour des aides de l’État pour devenir propriétaire

Les ménages au revenus moyens–bas se heurtent à un problème : celui du capital initial. Ils sont donc plus nombreux à se tourner vers les programmes immobiliers, car l’apport personnel nécessaire est moins important dans le neuf. Cette différence est surtout due au fait qu’il n’y a pas de droits de mutation dans un programme en état de futur achèvement (VEFA), et que le PTZ+ vient appuyer leur rêve de devenir propriétaire.

Cette année l’État espère bien pouvoir distribuer 70 000 prêts à taux zéro, et les analystes de l’observatoire du financement des marchés résidentiels y croient. Ils s’attendent à ce que les banques consacrent 130 milliards d’euros au crédit immobilier en 2015.

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